Le blog de La Sorcière
 

410 : Something nice back home

J'imagine que tout le monde (enfin, au moins Shopi ) se demande comment ça se fait que j'ai arrêté de reviewer Lost. Oh, pourtant, j'en aurais des choses à dire, sur ce final... détonant !
Mais voilà, avant d'en arriver là, il a fallu que je me farcisse (deux fois !) cet épisode très douloureux. Alors, déjà, à regarder, c'est l'horreur. Mais alors, à reviewer, uuuuh !
Franchement, si je ne savais pas parfois faire preuve d'un courage et d'un sens du sacrifice hors du commun, je crois que j'aurais juste conservé un silence pudique concernant cet épisode.

Mais comme vous le savez, non seulement je suis une brave, mais en plus... s'il y a une petite méchanceté à caser sur Kate et/ou Jack, je ne vais pas m'en priver !

Car l'un sans l'autre, ils sont déjà tout à fait impropres à la consommation. Mais alors associés, ce coup-là, c'est poison violent. `

Là, mieux encore, on nous les colle au plumard ensemble. Effet laxatif assuré.

Iiiiik !

(On se demande comment ils arrivent à supporter leur propre proximité respective. Ca reste un mystère.)

Bref. Après le procès de la criminelle, finalement, Docteur Ducon a décidé de revenir sur sa décision de larguer femme et enfant. Il se tape donc la mal peignée nouvellement peignée en long en large et en travers. Et doux Jésus m'en soit témoin, leur petite vie de couple sonne tellement faux qu'on se demande si c'est fait exprès ou si ce sont juste les acteurs qui préféreraient être ailleurs.

Malgré ça, il y a quand même un petit plaisir malsain à les regarder se papouiller et se jeter de longs regards humides de reconnaissance. Après tout, la moitié de la planète attendait ça. Moi comprise. Mais surtout pour voir comment et pourquoi ça ne va pas marcher. Etrange que deux personnages aussi fondamentalement différents puissent être attirés d'une manière aussi maladive. (Et non, BSG, c'est vraiment pas pareil.)

Curieusement, l'éclairage que tout cela jette sur Kate (que je ne peux pas saquer, simple piqûre de rappel) est presque intéressant. Comment cette nana super mal barrée dans la vie réussit à trouver un équilibre (certes instable, mais là malgré tout) une fois de retour dans la vie réelle (?). Avec son mec, son "fils", sa petite maison bien rangée. Finalement, la gonzesse n'a pas eu de chance. Ca pourrait presque me la rendre sympathique, de me rendre compte que finalement, dans un autre contexte, elle aurait pu être correcte. Mais non. Trop tard.

Ducon, lui, est toujours con, et ça ne change pas. Ok, il n'est pas aidé par le fantôme de son père (putain, ce type a la peau dure) et par l'Ile qui continue à le hanter, mais argh. Chaque fois que je le vois, j'ai juste envie de lui balancer à la tronche tout ce que j'ai sous la main.
Sa demande en mariage à la mal peignée est la plus pathétique que j'aie jamais vue.

En même temps, ils sont tellement bien assortis dans leur médiocrité que je devrais me réjouir et choper le premier sac de riz qui se présente.

Ca m'a énormément amusé que ce soit le fantôme de Sawyer resté sur l'Ile qui parvienne à les séparer de manière aussi nette. Ah, la réplique d'une lâcheté exemplaire que Jack, dégoûté que son rival trouve encore le moyen de s'insinuer entre eux ("I'm the one you saved you !"), sort à Kate qui dit un peu trop "my son", c'est superbe.

Jack : You're not even related to him !

Minable.

Allez, casse-toi, pauvre type.

En tout cas, fascinant de voir à quel point chacun dans les flashforwards, semble parvenir à organiser sa petite vie après l'Ile, pour ensuite dégringoler tout en bas.

Sur l'Ile, donc, pareil, c'est pas le pied. Notre crétin de Doc se fait une crise d'appendicite carabinée. Et par tous les diables, ce type est juste insupportable, en patient. Encore plus qu'en docteur. Je serais Juliet (décidément d'une patience infinie), je lui aurais mis dès le début un bon coup de pioche sur la tête et j'y serais allée au canif, moi, lui chercher son appendice de merde.

Mais non, monsieur veut assister à l'opération, monsieur veut guider la chirurgienne improvisée. Monsieur nous emmerde. Avec cela qu'il faut évacuer la mal peignée (qui aurait pu se coiffer pour l'occasion) parce qu'elle nous fait une crise de nerfs.

On notera que comme le dit Rose, c'est un peu bizarre que l'Ile s'en prenne à Jack alors que c'est une île qui guérit. Mmmmmh. Ce qui est amusant, c'est que c'est comme par hasard au moment où Jack veut évacuer tout le monde. Mmmmh bis.

A part ça, du côté des autres vacanciers, Sawyer m'a fait mourir de rire, en bon papa gâteau de sa petite troupe de randonneurs composée principalement de Claire et de son marmot. Et accessoirement de Miles dont la tronche a le malheur de ne pas lui revenir. Alors quand Miles commence à lorgner la blonde.

Sawyer : Don't even think about it !
Miles : What ?
Sawyer : Don't look at her, don't talk to her, don't mess with her.

Bien aimé la petite scène où tout le monde se terre dans les fourrés quand Keamy (même pas mort !) se pointe. Merci à Lapidus qui les a alertés.

Brrrr... Et alors, cette dinde de Claire qui se tire en pleine nuit en abandonnant son petit Jésus au pied d'un arbre pour suivre... son père ?

Pauvre Sawyer. Il m'a presque fait de la peine tellement il était devenu prévenant avec elle. Enfin. Peut-être qu'elle va enfin devenir intéressante après sa petite retraite.

Pour finir, j'ai adoré la manoeuvre d'intimidation de Jin sur Charlotte. La traîtresse parle un coréen parfait et se trahit bêtement lorsqu'amusés, Jin et Sun remarquent que mon copain Faraday en pince un peu pour la rouquine.

Jin : If you continue to lie, I'm going to hurt your friend Daniel. I'm going to break his finger's one at a time.

Monstrueux !

Mais voilà comment Sun réussira à quitter l'Ile.

En tout cas, beaucoup d'émotion, et bien gérée, de tous les côtés. Le duo inattendu entre Kate et Juliet, déterminées à sauver leur mec, est très bon. Et Juliet est admirable, comme toujours, même si son gimmick de la fille qui se sacrifie systématiquement commence à me courir très légèrement. Mais au milieu de ce tas d'hystériques, ça fait du bien d'avoir quelques personnages comme elle, comme Faraday et Charlotte. Ca a l'air con, mais en fait, c'est une vraie bouffée d'oxygène, tous ces nouveaux.

 

409 : The shape of things to come

Rah, c'est agaçant, à la fin ! Trop trop trop de questions, maintenant ! On sent que les enjeux sont immmmmmenses ! Qu'il y a un truc monstrueux derrière toute cette histoire (et que décidément, les rescapés du vol 815 sont de tout pitis machins dans un gigantesque engrenage), mais QUOI ???
Qu'est-ce qui justifie que Benjamin Linus regarde sa fille adoptive se faire descendre sous ses propres yeux sans même envisager un instant de se bouger un tout petit peu le cul ?

Ben : She's not my daughter. I stole her as a baby from an insane woman. She's a pawn, nothing more. She means nothing to me. I'm not coming out of this house. So if you want to kill her, go ahead and do it...

Atroce. Quand on pense que les dernières paroles qu'aura entendues Alex, ce sera celles-là, ça fiche encore plus les nerfs.

Chose intéressante (tout de même), Ben décide de lâcher le Pet Noir sur Zipacna et ses copains histoire de montrer qui c'est le chef, nom d'un chien. La chose est donc contrôlable d'une manière ou d'une autre. Ca rappelle de très bons souvenirs, d'ailleurs.

Scronch scronch dans les sous-bois. Exquis.

Ce qu'il y a de bien avec Ben Linus, c'est qu'on ne sait jamais sur quel pied danser. C'est rare d'avoir à faire à un personnage aussi intelligent, cinglé, déterminé, flippant, complexe et parfois émouvant. C'est que je l'aurais presque cru quand il dit qu'Alex ne compte pas pour lui. Alors quand il va lui dire au revoir, forcément, limite ça vous tirerait une larmiche.

Et sa douleur est bien celle d'un père.

Mais au nom de quoi a-t-il laissé faire une telle horreur ? Au nom de quoi sacrifie-t-on un enfant qu'on a élevé et aimé, bordel ?! Ca, je ne comprends pas. Ca me dépasse. Je veux savoir.

Sinon, évidemment, Michael Emerson est grandiose, c'est pas nouveau. Il a un petit côté acteur old-school qui fait qu'il aurait presque été à sa place dans un Hitchcock. Sa manière de bouger sans bouger, ses attitudes. Je le trouve fascinant. Outre que comme dit Widmore, il a des yeux "horribles". Je ne sais pas comment il fait, mais ces pupilles grosses comme une tête d'épingle au milieu de ces iris d'un bleu laiteux, ça fait un effet monstre.

Toujours est-il qu'à l'occasion d'un flash-forward, on le découvre se réveillant en plein désert. Et là, on se demande quand même d'où (de quand ?) il arrive...

D'autant que quelques minutes plus tard (après avoir tué quelques types comme on prendrait son petit dej'), il demande à une dame si on est bien en 2005. Hem.

Après ça, on découvre que Sayid a retrouvé sa Nadia, qu'il l'a épousée, et que malheureusement, elle s'est fait descendre aux States.

Voilà comment ce gros malin de Ben Linus parvient à manipuler Sayid et en fait son homme de main number one. En lui vendant le meurtrier de Nadia. Bien lancé, y a plus qu'à.

Pauvre Sayid. Il n'aura pas été heureux longtemps avec l'amour de sa vie...

Sur la plage, on a des envies de meurtre.

(Non, Sorcière, pas la hache... )

Elle va pas rigoler longtemps, la Mal-Peignée, parce que son toubib il a quand même un petit mal au ventre un peu louche. Ahahahah, d'ici à ce qu'il faille l'opérer de l'appendicite avec un couvercle de boîte de conserves rouillée, qu'est-ce qu'on se marrerait !

En attendant, il s'agace proprement parce que le petit Faraday qui a pourtant l'air gentil comme tout le mène un tout petit en bateau (voire en hélico). Tic tic tic en morse. Z'inquiétez pas, tout va bien, ils arrivent demain ! Ah ah ah, c'était sans compter que ce vieux Bernardo comprend très bien le morse et qu'il nous confond le maroufle dans la demi-seconde.

Uh oh !

Jack : Were you ever gonna take us off this island ?
Daniel : No.

(Vous êtes bien sûrs que ce garçon est neurochirurgien, parce que des fois, il accuse quand même quelques lenteurs... )

Maintenant, on peut aussi se demander comment il se fait qu'un cadavre qui atterrit sur l'Ile semble être encore bien frais sur Not-Penny's-Boat, mais bon, comme on en a déjà à peu près trois mille de questions de ce genre, on va pas s'attarder.

Du côté de l'atelier rando, mort de rire. D'abord, Sawyer m'a fait pousser moult "aaaaaaw" de tendresse en le voyant prendre sous son aile, tel une vieille mère poule, Claire et son lardon. Puis prétendant regagner l'atelier châteaux de sable avec sa couvée et son gros Hurley...

("Hugo il vient dans mon équipe ou je te fais la peau, Kojak !")

Oui mais non, car Hurley est soi-disant le seul à pouvoir trouver la Cabane à Roulettes (©Diz') de Jacob. Gné nouveau, gna ?

Sawyer : You harm so much as one hair on his curly head, I'll KILL you.

Roh, c'tromignon.

En attendant, direction la plage. Ne pas rire, ne pas rire.

*imagine quand même la mine réjouie de Jack en voyant débarquer son meilleur copain*

*rit*

Et enfin, dernière scène qui tchue et qui nous permet enfin de situer définitivement les deux camps : Ben qui rend visite à Widmore. En vieux copain. Venant lui annoncer que comme il a tué sa fille, ben il va lui tuer la sienne. Euh, ui, mais non, c'est Penny, elle est gentille.

Widmore : Don’t stand there, looking at me with those horrible eyes of yours and lay the blame for the death of that poor girl on me, when we both know very well I didn’t murder her at all, Benjamin. You did.

Ben : No, that’s not true.
Widmore : Yes, Benjamin, it is. You creep into my bedroom in the dead of night, like a rat, and have the audacity to pretend that you’re the victim ? I know who you are, boy. What you are. I know that everything you have you took from me. So… Once again I ask you : why are you here ?
Ben : I’m here, Charles, to tell you that I’m going to kill your daughter. Penelope, is it ? And once she’s gone… once she’s dead… then you’ll understand how I feel. And you’ll wish you hadn’t changed the rules.
Widmore : You’ll never find her.
Widmore : That island’s mine, Benjamin. It always was. It will be again. (Mgné ?)
Ben : But you’ll never find it.
Widmore : Then I suppose the hunt is on for both of us.
Ben : I suppose it is. Sleep tight, Charles.

Rwoaaaah, les deux psychopathes qui se font des politesses !
C'est quand même juste un tout petit peu énorme !

Pour le reste : que voulez-vous que je vous dise ? Ben rien, encore une fois. Pas assez d'éléments... si ce n'est que je serais curieuse de savoir comment Ben se déplace. Vous êtes sûrs qu'il n'a pas appris à transplaner, quelque part ?

 

408 : Meet Kevin Johnson

THEY TOOK MY SOOOOON !!!

Bon, entre nous, vu que les TPTB de Lost, c'est pas le genre à garder tellement de secrets, je n'ai pas été très étonnée du retour de Michael/Kevin/Whatever. D'ailleurs, rien ne m'étonne plus tellement, dans Lost. Ce qui me passionne bien davantage (oui, passionne), c'est le mode de narration qui devient absolument dément. C'est presque dur à suivre, mais réussir à entrelacer de telle manière les enjeux passés, présents et à venir, c'est quand même magnifique. Cet épisode en est l'exemple le plus parfait. Malgré, une fois de plus, le peu de sympathie que m'inspire tout ce petit monde.

Et en plus, il y a de l'info, dans cet épisode. De l'info compapossib'.

Pour rappel, donc, on vient de découvrir que Michael est à bord de Not-Penny's-Boat. Et mieux encore, il est l'espion de Ben.

C'est intéressant. Parce qu'on se demande bien comment le pauvre malheureux a pu se retrouver là, lui qui avait gagné le droit de quitter l'Ile avec son mouflet, après avoir descendu deux gonzesses (plus ou moins) innocentes. D'ailleurs, il y en a un qui n'a pas oublié ce petit détail.

Alors, comment ? Facile. Une fois rentré à New York, tout ne se passe pas comme sur des roulettes, pour Michael. Ca nous aurait étonné, d'ailleurs. D'une part, le gars, il a quand même un peu la loose à la base. Forcément, s'il vient de quitter l'Ile et que ça se passe comme sur le modèle des autres nazes, ça ne peut pas aller bien. Alors cet imbécile-là, au lieu de fermer son clapet et de faire comme si de rien n'était, il raconte à son môme ce qu'il a fait pour le récupérer. Faut quand même pas être net. Moralité, il le perd, son môme. Et au final, il aurait bien mieux fait de ne pas faire tout son cirque pour le récupérer, parce que le résultat est grave le même. Voire pire, puisqu'on imagine bien que Walt ne veut plus vivre avec son père.
Alors ce pauvre imbécile de Michael, il essaye de se flinguer. Et même pas il y arrive. Il se fout dans un mur en bagnole avec une lettre accrochée à son tricot, et il se rate.

Il essaye de se mettre une balle dans la tête ? Le flingue s'enraye.

Bref, ça marche pas, ton truc, le gars.
Sérieusement ? On en a honte pour lui.
Là où ça devient intéressant, c'est qu'alors que Michael essaye tranquillement d'en finir avec la vie dans une petite rue sombre, qui lui tombe sur le paletot ? Tom Friendly. Ah ah ah, c'est des marrants, les vacanciers de l'Ile de Lost. Quand ils veulent ils s'en vont, si c'est pas juste révoltant.

Donc Tommy se fout bien de la gueule de Michael, l'enfonce encore tout à fait cordialement...

Tom : We gave him back to you in one piece, Mike, you're the one who lost him.

(Woooops, que ça fait pas du bien, ce genre de trucs.)

Et puis lui raconte que, ah ben non, garçon, tu peux pas te suicider, l'Ile, elle veut pas. Euh, vous pouvez répéter la question ???

Tom : I've got some bad news for you, amigo. You can't kill yourself, the Island won't let you.

Sympaaaaa ! Ptain, si on peut même plus se flinguer tranquille, alors là.
Plus intéressant encore (si, si), Tom nous raconte tout sur Not-Penny's-Boat. Et sur le deuxième avion trouvé au large de l'Ile. Comme on le sentait un peu venir, en fait, le deuxième avion, c'est un hoax monté de toutes pièces par... le sieur Widmore (a.k.a PapaPenny), qui a même pris le soin de déterrer des cadavres pour les flanquer à l'intérieur. Donc finies les recherches puisqu'on a retrouvé l'épave. Et pendant ce temps, Widmore continue à chercher l'Ile puisque c'est son but. Et c'est d'ailleurs pour cela qu'il a affrété un bateau tout exprès... Not-Penny's-Boat qui du coup l'est un petit peu quand même.
Pourquoi (Gay-)Friendly raconte ça à Michael ? Bien évidemment pour lui offrir une chance de rattraper ses erreurs. Aider ses anciens potes du Club Med à qui il a causé tant de misères en infiltrant l'équipage pour l'empêcher de trouver l'Ile. Parce que...

Tom : If Widmore finds the Island, it's goodnight for everybody on it. He'll kill them all without thinking twice. You want to redeem yourself for what you did ? This is your only chance. You can save all their lives.

Mais évidemment, il faut tuer tous les gens qui sont à bord. Sympaaaaaa !

A partir de là, ça devient excellent. C'est ce genre de trucs que j'adore dans Lost. Repartir en arrière toute, assister à la rencontre de gens qui se connaissent déjà, remonter à la genèse. Ca m'éclate. Surtout que là, je commence à bien les aimer, les gens de Not-Penny's-Boat. Enfin, sauf Naomi, Lewis, l'affreux Jojo qui tire sur tout ce qui bouge, et les autres. En fait, j'aime bien juste Faraday et Lapidus, quoi. Mais je les aime bien beaucoup.
Donc ça m'éclate de voir Michael/Kevin jouer les faux derches et serrer la pince à Roger le copain de Phoebe (qui finira pas bien du tout)...

... faire connaissance avec Naomi-la-moustache (qui finira pas bien du tout non plus)...

... se faire calculer d'entrée de jeu par Miles-le-psychic (qui ne finira sans doute pas bien du tout non plus, ce genre de truc ne portant habituellement pas bonheur)...

... sympathiser avec Lapidus que c'est vraiment un brave gars...

... avant de rencontrer l'autre malade de Zipacna (oui, dans SG1, désolée, je ne réussirai pas à l'appeler autrement... ) qui s'amuser à faire du ball-trap à la mitraillette en pleine mer pour passer le temps. Un garçon charmant, pas du tout déséquilibré.

Le genre d'ami qu'on veut tous avoir.

Bon bref, étant donné que c'est un peu flippant, cette affaire, Michael se dit qu'il est peut-être temps de dire : "Adieu, monde cruel" et de faire sauter joyeusement tout ce petit monde. Et là, le truc qui m'a juste fait mourir de rire : au moment où la bombinette de Ben explose... ben elle explose pas. Y a juste un petit drapeau qui se déclenche.

L'impression d'être dans un dessin animé de Tex Avery quoi.
Alors, pourquoi ? Parce que Ben dit qu'il y a des innocents à bord de ce bateau. Et qu'ils ne savent rien des sombres desseins de Widmore, et ne méritent pas de mourir. Mmmmh. Bizarre. C'est pourtant pas trop le genre de Ben, ça, de faire du sentiment. On va dire qu'il doit penser qu'ils lui serviront à quelque chose, tôt ou tard...

Ben : There are people on your boat who are innocent. They have no idea that the man they work for is a monster, a killer without conscience or a greater purpose. I had to show you the difference between him and me. When I'm at war, I'll do what I need to do to win, but I will not kill innocent people.
Michael : Ana Lucia and Libby... they were innocent. (Non, elles ont conduit bourrées.)
Ben : You killed them, Michael. No one asked you to. I don't blame you, Michael. We did have your boy. And what wouldn't a man do for his son ?

Bref, pauvre Michael. Si con, si niqué. On peut dire qu'il se traîne un guignon pas possible. Et comme si ça ne suffisait pas, Sayid se retourne résolument contre lui et va tout cafter au capitaine. Là. Comme ça, c'est complet.

Sayid : This man is not who you think he is. He was a passenger on Oceanic Flight 815. I spent two months with him on the Island before he betrayed us. This is the man who sabotaged your radio room. He destroyed the ship's engine, and his name isn't Kevin Johnson. It's Michael Dawson, and he's a traitor.

Mwahahahahahah !

Sinon, grosse rigolade aussi au village de vacances... Miles nous sort un super discours sur cet enfoiros de Ben, libéré de sa cave, et y en a même pas un qui tremble.

Miles : He wants to survive. And considering a week ago you had a gun to his head and tonight he's eating pound cake, I'd say he's a guy who gets what he wants.

Dans la foulée, Ben envoie sa fillotte au "Temple" (tiens, un nouvel endroit que nous ne connaissons point ?), là où d'autres gens de sa clique l'attendent, bien cachés, et la protégeront. Elle y va avec sa reum et son keum. Ben mes amis, chouette partie de chasse, dites donc.

Zigouillée la Rousseau, zigouillé le Carl. Ben chiottes, alors. Dire que je commençais à tout juste la supporter, la Youg'.

Alex... fais ta prière, ma chérie.

En fait, cette série est terrible. Parce qu'on a juste l'impression que c'est la Roue de la Fortune. Oooooh, Banqueroute de la laïfe ! Bon ben désolée, ce sera deux balles dans la tête, là depuis le début ou pas.
N'importe qui peut crever, quoi... Heureusement qu'ils sont tous très antipathiques, ça aide.

 

407 : Ji Yeon

(Top la loose au taf. Rien à glander, terrible, même pas un vieux petit papier à se mettre sous la dent. Veinards, je vais pouvoir bloguer toute la journée, ou presque. En prenant un air bien sérieux, on penserait presque que je suis en train de me tuer à la tâche, arf arf arf.)

Et pour commencer : rooh, les vieux brigands !!!

Soit, soit. Etant donné la manière dont j'ai pu me foutre de cette série, je veux bien qu'on me gruge de temps en temps. C'est un peu gros, un peu abusé, voire limite vulgos, mais admettons. Ca m'a fait rire, c'est déjà pas si mal. Bref. Ils parviennent à jouer la carte du flash-forward de manière assez putassière. C'est gonflé. Ca me plaît.

Episode coréen, donc. Cool. Quand ça cause coréen, pas besoin d'écouter, suffit de lire. C'est reposant.

(Et plutôt mimi.)

Même Jin et Sun sont reposants, en fait. Même leurs crises de couple sont d'une sérénité dont devraient s'inspirer les autres tanches du Club. Suivez mon regard.

Bref, la mal-peignée et Docteur Ducon sont de retour à la plage du Club et mauvaise nouvelle, il paraît que les Fantastic Four n'ont pas du tout l'intention de leur faire quitter l'Ile. Ce sont des rapides, au Club. Après plusieurs jours à voir déambuler ces quatre personnages si sympathiques et qui montrent une réelle commisération face à leur état de naufragés, ils percutent. Fulgurance de l'esprit, quand tu nous tiens.

Evidemment, ça n'arrange pas beaucoup Sun qui dans son coin comptait fortement sur l'hélicoptère salvateur de Lapidus pour mettre les voiles. Et pour cause, avec sa grossesse, si elle ne se casse pas rapidus (ah ah ah), elle va y rester et son lardon aussi. L'Ile n'aime pas bien les femmes enceintes, à part Claire, mais ça, c'est une autre histoire.

Alors après avoir été interroger de sa douce voix un Faraday très désolé...

... et entendu de sa bouche que, non, en fait, ça fait pas super partie du plan, de les aider à quitter l'Ile, Sun décide de changer de camp.

Je vous jure que moi, ça me fait mourir de rire les échanges entre le camp de Locke et le camp de Jack.
Alors, moi je te file untel et toi tu me files untel. Ah non, ça va bien, hein, moi j'me casse ! Euh, chéri, t'sais quoi ? Si on déménageait ?
Tenez, j'en pleure. C'est trop fortiche. Et chacun de partir tranquillou dans la jungle pour passer (ou repasser) dans le camp adverse. C'est magnifique.

Encore mieux, le lavage de linge sale en famille. Voyant Sun prête à partir, Juliet intervient. Et profitant de l'anglais tout neuf de Jin, déballe tout sur la liaison de Sun avec le chauve et sur feus ses doutes quant à la paternité de Jin. C'est vraiment pas sympa DU TOUT.

D'ailleurs, elle se mange une gifle magistrale de la douce et fragile Coréenne.

J'adore ! C'est follement divertissant !
Si de son côté, Juliet s'efforce de faire passer son message à Sun (quitter l'Ile, vite vite, par tous les moyens, sinon adieu veau, vache, cochon, bébé... ), j'ai adoré la scène où Jin, très en colère (oui, enfin il tire la tronche, quoi) s'en va à la pêche avec Bernard. Joli duo. Et l'expérience de Bernard est la bienvenue. De même que sa confession de la maladie de Rose et son idée du karma.

Bien trouvé étant donné que dans le flash-forward de l'épisode, chacun se prend son retour de karma en plein dans la tronche. Sun va bien l'avoir, son bébé, et elle quittera l'Ile dans les temps. Au début, on s'inquiète de la voir accoucher dans cet hosto, au milieu de ce personnel soignant un poil louche et qui se dépêche de souligner qu'elle est une Ocenanic Six.

Au final, ce n'est pas du tout dans ce sens qu'on va. En regardant Sun accoucher seule en appelant son mari d'un côté, et Jin courir dans tous les sens pour acheter un panda en peluche de l'autre, à aucun moment je n'ai soupçonné un décalage temporel. Sauf qu'au bout du compte, il devient étrange que jamais on n'entende la voix de Sun dans le téléphone de Jin.
Alors une fois ce panda enfin acheté, Jin fonce à l'hôpital... pour l'offrir à la fille de l'ambassadeur chinois qui vient d'accoucher, en tant que représentant de l'entreprise Paik. Gros pincement au coeur. Et puis la confirmation.

Et voilà. D'un côté un flash-forward pour Sun, de l'autre un flash-back pour Jin.

Comme beaucoup de naufragés, Sun a (ou sera) sans doute été confrontée à un choix impossible. Rester avec son mari et mourir avec lui, ou partir pour sauver sa vie et celle de son enfant. Dans quelles cironstances ? C'est justement ça qui est génial dans cette saison... cela reste à découvrir. Le teaser parfait, quoi.

Ji Yeon est donc née.

Et avec Hurley, Sun s'en va la présenter au papa.

Au cimetière. Sauf qu'en regardant la pierre tombale de plus près...

Sa mort est datée du jour du crash de l'avion. Hé hé hé. Il faut donc visiblement cacher l'existence des autres survivants. Et l'on peut supposer que Jin est encore vivant.

Sur l'Ile, Jin donne un coup de boost à son karma en acceptant le fait qu'il n'est plus l'homme qu'il était avant... et surtout que son couple n'est plus ce qu'il était avant l'Ile.

Ce qui est très chouette.

Et sur Not-Penny's-Boat... arf, le rebondissement ultime. Qui passe la serpillère ?

Michael-they-took-my-son-Dawson. Irf irf irf.

(Oui, bon, les reviews au boulot, c'est pas top, pas l'habitude. Pagraaave.)

 

406 : The other woman

Amusant. Rien que le titre me fait sourire. Finalement, Juliet, c'est un peu beaucoup une voleuse de mec.
D'abord, avec son petit air modeste et ses yeux pieusement baissés, la voilà qui dérobe le mari de sa psy sur l'Ile.

(A.k.a Goodwin. Si, si, on s'en souvient tous.)

Et ensuite, elle subtilise Jack à Kate (qui entre nous ne fait pas beaucoup d'efforts pour se le garder).

Ben mon vieux Jack, tu peux faire ta prière. Parce que de toute évidence, Ben Linus n'est pas du genre à partager. Et il a l'air tout à fait convaincu que Juliet est sa chose. On découvre d'ailleurs que c'est pour cette raison qu'il a envoyé Goodwin jouer les 007 au Club Med de la Tail Section. Histoire que certes, il lui dresse une petite liste des forces en présence, mais surtout qu'il s'y fasse ratiboiser la gueule par le Parpaing (Ana Lucia, si, si, souvenez-vous). Bingo. Et bien montrer ça à Juliet histoire qu'elle comprenne la leçon.

Juliet : You wanted him to die ! Why ?
Ben : Why ? You're asking me why ? After everything I did to get you here, after everything I've done to keep you here, how can you possibly not understand that you're mine !

Iiik. Mais lâchez-moi, monsieur !

C'est plutôt amusant, mais on est tellement habitués aux flash-backs des saisons précédentes qu'on se rend à peine compte que c'est le premier épisode de la saison qui fonctionne de manière "classique". Ce n'est pas passionnant et ça a sans doute pour seul mérite de montrer à quel point Ben Linus est un fou dangereux qui obtient toujours ce qu'il veut, mais c'est rafraîchissant, presque reposant.

Bref, à part ça dans le présent, Juliet s'efforce de traquer deux vacanciers un peu réfractaires partis en randos tout seuls, les coquins.

In the land of Mordor where the shadows lie.

Nos deux vacanciers, en l'occurence les très récents Daniel Faraday (mon nouvel ami) et cette tarte de Charlotte Lewis qui n'a sans doute jamais souris de sa vie, ont décidé de réduire à néant le gaz mortel dont Ben s'est déjà servi une fois pour liquider tout le village du Club. Juliet les voyant équipés de masques redoute qu'ils ne tuent tout le monde.

Ca cause, ça parlemente, ça s'excite...

Pour pas grand-chose puisque... merde, je ne me souviens plus du tout.

Ca ne devait pas être très important.

Pour finir, divinement drôle de voir Ben trouver le moyen de se faire libérer par Locke, déambuler tranquillou dans le village, croiser Sawyer et Hurley sous le choc de voir l'ennemi numéro un relâché, et leur balancer un suprême : "See you guys at dinner."
Juste mortel.

Comment Locke peut encore trouver le moyen de se faire manipuler par cette ordure, je ne me l'explique pas, par contre.

En fait, ça doit être lui, le dernier cylon.

Sinon, je me dois de remarquer à quel point c'est difficile de raccrocher tous les wagons, dans cette série. On nous ressort des personnages qu'on n'a pas vus depuis de très longs mois, qui font maintenant presque partie du domaine de l'anecdotique... personnellement, j'avais complètement zappé que Juliet avait été copine de Goodwin.
On est dans un drôle d'état, quand on regarde cette série, et ce n'est pas inintéressant. Un peu dans le flou en permanence, toujours sur le point de tomber de la chaise... obligés de mobiliser un peu la matière grise. Pas forcément pour de bonnes raisons, mais je suis sûre que c'est un peu fait exprès, pour le coup.

Fumiers.

 

405 : The constant

Très très bel épisode. J'ai adoré. Je sais, c'est rare que je dise ça de Lost, ces derniers temps, mais sur ce coup-là, difficile de jouer les méchantes tellement c'est joliment foutu. En plus, il se trouve que Desmond est depuis un petit moment mon personnage préféré. Je craignais vraiment de ne pas avoir de nouvelles de lui (il n'écrit pas souvent, l'enfoiré) une fois embarqué à bord de son hélicoptère avec Sayid. Ouf.

Alors, chose extraordinaire dans cet épisode, et qui permet de prouver que les scénaristes en ont encore un peu sous le pied : point de flashback ou de flash forward. Non, du pur voyage dans le temps. Ou pas. C'est un peu flou, surtout pour une littéraire comme moi qui n'y connaît absolument rien en physique, à part Stargate.

En gros, depuis qu'il a quitté l'Ile, Desmond oscille sans le moindre repère entre son présent à bord de Not Penny's Boat et son passé de soldat-sir-yes-sir en 1996. Et pour sortir de ce cercle vicieux dans lequel il est en train de laisser sa petite santé, il lui faut trouver une constante. Quelque chose qui soit commun aux deux époques, d'assez fort pour avoir un sens, comme le lui explique un certain Daniel Faraday en 1996. Et cette constante, c'est Penny. Penny qu'il vient de quitter en 1996. Penny qu'il aime toujours en 2004. Penny qui le recherche désespérément.

Le tout est merveilleusement mis en scène, les transitions entre 2004 et 1996 (et vice versa) sont sublimes, parfaitement fondues, terriblement troublantes pour nous spectacteurs. On imagine à quel point ça doit l'être pour Desmond... qui en devient à moitié fou, amnésique, bref ingérable.
Et quel contraste entre l'homme qu'il était alors et celui qu'il est aujourd'hui...

A bord de Not Penny's Boat, Sayid et lui rencontrent un autre malheureux qui souffre de la même affliction (anciennement Roger, le copain psy de Phoebe Buffay dans une autre vie, ça n'aide pas) et qui n'ayant pas trouvé sa constante, clamse affreusement en pissant l'hémoglobine.

En 1996, Desmond s'en va donc trouver un scientifique complètement déjanté qui ne nous est pas inconnu puisqu'il s'agit de Daniel Faraday (qui est en train d'opérer une remontée spectaculaire au Top-Sorcière).

Bien complaisant compère puisqu'il lui explique, souris à l'appui, ce qu'il faut faire pour sauver sa peau.
Entre deux, on assiste à l'achat du journal de bord du Black Rock par le père de Penny que c'est aussi Papa Meade et un bien gros vilain de Torchwood. Je pense que le monsieur a en fait décidé de faire le Grand Chelem des séries.

Conclusion, Papa Meade est sur le coup depuis au moins 1996.
Desmond, de son côté, a donc décidé que Penny serait sa constante. Pour cela, encore faut-il convaincre en 1996 celle qu'il vient de larguer d'une part de lui donner son nouveau numéro de téléphone, d'autre part, de ne pas en changer steuplé, mon ex, parce que dans huit ans, je vais t'appeler pour établir le contact, et ce sera une question de vie ou de mort. Ben voyons.

Steuplésteuplésteuplé.

Desmond : I know this doesn't make any sense, because it doesn't make any sense to me. But... eight years from now... I need to call you, and I can't call you if I don't have your number.
Penny : What ?
Desmond : Look, Penny, just give me your number, and, and I know I've ruined things, and I know you think things are over between us, but they're not. If there's any part of you that still believes in us, just give me your number.
Penny : And what's to say you won't call me tonight, or tomorrow.
Desmond : I won't call for eight years. December 24, 2004. Christmas eve. I promise. Please, Pen.

Déjà, là, vous verseriez bien une petite larmichette parce que merde, vous sentez bien qu'ils sont encore très amoureux, les deux lascars. Mais il vaut mieux économiser le précieux liquide pour la fin, ahem.

Donc, en navigant (bien difficilement) entre les deux époques, aidé par Sayid, le roi de la communication à la barbare (deux boîtes de calendos et un bout de fil de fer et il vous pond un satellite espion), le voilà donc avec un téléphone et le numéro de Penny. Paf, ça sonne. Miracle, la belle répond. Et là, Sorcière liquéfiée.

Penny : I'll find you, Des...
Desmond : ... I promise...
Penny : ... no matter what...
Desmond : ... I'll come back to you...
Penny : ...I won't give up...
Both : I promise. I love you

Roh, c'est trop meugnon. Mais que voui, elle va le chercher jusqu'à ce qu'elle le retrouve. Mais que voui il n'a jamais cessé de l'aimer.

Bref, l'escalade émotionnelle qui aboutit à ce coup de fil est extrêmement bien gérée.
Sur le fond, ça n'apporte pas grand-chose, à part peut-être l'officialisation du problème temporel qui entoure l'Ile étant donné une fois de plus le décalage entre le moment où l'hélicoptère quitte cette fucking island et le moment où il arrive. Ca ne fait pas 31 minutes, mais j'imagine que l'hélicoptère va moins vite qu'un missile (contrairement à Spectreman) et que donc le décalage est plus grand... ou pas, en fait.

Cette histoire de constante me trotte quand même dans la tête, surtout avec la dernière scène, ô combien super réussie. Sur l'Ile, mon pote Faraday découvre une note écrite de sa main.

CA c'est du mind-frak réussi ! Boucle bouclée, hop, circulez y a rien à voir.

On notera quand même, juste pour le fun, l'existance d'une constante de Faraday, très utilisée en électromagnétisme. Gnah rigoulo.

Donc, j'ignore si le rôle de cette constante est anecdotique ou si on va en rentendre parler. Toujours est-il que ça m'a pas mal fait penser aux intéractions dont on est témoins dans les flashbacks entre les divers personnages depuis le début de la série. Troublant.

Ensuite, mais là, je vais peut-être un peu loin... En fait... et si les flashbacks et les flashforwards n'en étaient pas, au bout du compte ?

Enfin bref, voyage dans le temps ou pas, c'était un épisode très efficace. J'en suis très contente. Globalement, je suis même plutôt contente de ce début de saison 4. Ouep. A part les simagrées des mêmes têtes d'hareng dont on se passerait bien, ça a bien repris du poil de la bête, cette affaire.

 

404 : Eggtown

Excellent épisode. Et je suis ravie, mais fondamentalement RAVIE de savoir que deux ou trois ans plus tard, Kate et Jack continuent à jouer à "Je t'aime moi non plus". Vraiment. Ca a illuminé ma journée, je me sens une personne nouvelle.

Evidemment, quand je regarde un épisode de Lost, la première question que je me pose, c'est : "Sur qui va-t-il être centré ?" Traduction : "Pourvu que ce ne soit pas encore sur Kate ou Jack."
Au début, j'ai eu bon espoir que ce soit celui de Ben (dont on m'a dit dans les commentaires que je devais l'attendre avec impatience, ce que j'aurais préféré ne pas savoir), étant donné comme la caméra semble dès le début vouloir s'attarder sur sa tronche tuméfiée de psychopathe.

(Je n'aimerais vraiment pas avoir ce genre d'article dans ma cave.)

Mais non. Aujourd'hui, donc, bienvenue dans le petit monde tordu de Kate Austen, la femme qui ne sait pas ce qu'elle veut. Et qui nous emmerde, il faut bien le dire.

Donc, dans le futur, Kate se prend pour Ava Gardner. Chignon bien serré, oeil languissant, chemisier propret, jupe d'une longueur très convenable. Boring.

Et Kate est jugée pour ses méfaits... qui sont nombreux et variés, comme on le sait déjà. Petite chose amusante, c'est sa mère qui témoigne contre elle. Sa mère encore en vie (on l'avait croisée mourante dans la saison 1). Heureusement d'ailleurs qu'elle nous explique qu'on lui donne six mois à vivre depuis quatre ans, parce que perso, j'étais écroulée de rire qu'on nous la ressuscite ainsi.

Visiblement, entre les deux femmes, ça ne va pas mieux. Mais comme on s'en bat les steacks, c'est pas grave.

Bref. Et puis soudain, on parle du fils de Kate. Ah ? Intéressant. D'autant que sur l'Ile, ça papote moutard avec Sawyer. Oui, il y a très longtemps, dans la saison 3, il a été question que Kate soit enceinte, mais non, ouf. Ca ne nous empêche d'assister une fois de plus avec embarras à une réconciliation avec le cow-boy.

Avant bien sûr que la nunuche à frisettes saute sur la première occasion de le larguer avec force regards coupables.

On sait qu'elle reviendra, lui aussi. C'est désespérant.

Sawyer : Don't make this about me, Kate. You didn't want a baby anymore than I did. You're just looking for some excuse to split, and now you've got one. But that's all right, Freckles, I ain't gonna hold it against you. I'm just gonna sit right here in my comfortable bed, because in about a week, you'll find some reason to get pissed at Jack, and bounce right back to me.

Ouaip.

A propos de fiston, donc, j'ai eu un flash à voir Claire déambuler partout avec son bébé insulaire. Et j'ai vite compris qu'en fait, le fils de Kate, c'était Aaron. Ce qui m'arrange. Claire est devenue tellement cloche et inutile (qu'on m'explique pourquoi elle n'a pas revêtu le voile de veuve après la mort de Charlie) que j'aime autant qu'on la dégage au profit d'un personnage un peu moins haïssable (qui ne sera pas Charlotte étant donné le potentiel quasi-nul de sympathie dont elle est dotée). Malheureusement, comme elle est la soeur de Jack, cela lui confère probablement une certaine immunité de la loose. Au moins jusqu'à ce qu'il le découvre avec force sanglots.

En parlant de Jack, ça m'a énormément amusée de le voir se pointer à la barre des témoins et chanter les louanges de Kate, cette héroïne sans qui il ne serait pas là, au point que celle-ci, pourtant d'une hypocrisie modèle, en soit gênée. C'était magnifique. J'en aurais applaudi. Et puis le gros coup de massue final qui n'a d'intérêt que pour la tronche terrible de Kate lorsqu'elle l'entend. Le "Not anymore" quand l'avocat-général lui demande s'il est amoureux d'elle. Arf.

Bien dommage qu'il revienne dessus à la fin (head=>desk) lors d'un tête-à-tête inévitable mais ô combien pénible. On y apprend que Jack refuse de voir l'enfant qu'on découvrira bientôt être Aaron. Etrange. Sait-il qu'il s'agit de son neveu ? Ou bien y a-t-il un contentieux concernant la garde ? A moins que le bébé ne soit maudit. Dans un premier temps, il a l'air tout à fait mignon, ce gamin-là. Enfin, c'est un gamin, quoi.
Intéressant cela dit que Kate, sans doute la seule des Oceanic Six à avoir pu accoucher sur l'Ile, le fasse passer pour son fils. De toute évidence, il faut cacher à tout prix qu'il y ait pu y avoir d'autres survivants. Mmmmmh.

Sur l'Ile, j'avoue avoir été un peu déçue par la rencontre entre Miles et Ben. En fait, je crois que je n'accroche pas à Miles. Je n'aime pas la manière dont il est joué. Quid des 3,2 millions de dollars qu'il réclame à Ben ? Gnéquoiça ?
J'ai beaucoup aimé le coup de la grenade dans le bec. C'est du Locke tout craché.

Locke : Enjoy your breakfast.

Allez, il ne reste plus qu'à attendre qu'une fois de plus, Ben trouve le moyen de niquer tout le monde comme il sait si bien le faire.

J'aimerais avoir davantage à dire sur le personnage de Kate... Mais elle me laisse juste sans voix. Pourtant, il est des individus de fiction parfaitement haïssables que j'adore. Mais le peu d'émotions qu'elle montre ne suffit pas à racheter tant d'égoïsme et de bêtise. Au fond, c'est avant tout une victime. Et plus elle se débat, plus elle s'enfonce. Je voudrais pouvoir la plaindre mais tout ce que je peux faire c'est la mépriser.
Mais qu'elle y reste donc, sur cette Ile. Peut-être bien que c'est son destin, après tout. Qu'elle y reste donc avec ce mec qui veut bien d'elle et qui est prêt à l'accepter telle qu'elle est. Parce que de toute évidence, ça ne se bouscule pas au portillon.
Alors... combien de revirements encore pour Kate avant qu'elle ne quitte l'Ile... pour finalement y retourner ?

 

403 : The economist

(Tiens, pour me remettre de mes émotions après encore un épisode de BSG tout à fait OMFG, je vais me faire un petite review de Lost. Ca me détendra les doigts de la tête. Ca ne veut rien dire ? Pas grave, je me comprends.)

Alors. Previously on Lost chez la Sorcière. Previously, donc, la Sorcière a maté les deux premiers épisodes de la saison 4, les a trouvés plutôt regardables, mais entre temps a découvert qu'il était possible de trouver de la bonne série avec des personnages adorables et attachants et elle s'est donc enfilé la totale de Doctor Who, laissant le Club Med à ses joyeuses animations et autres randonnées forestières.

Comme ça fait une éternité que j'ai vu le 402 (et l'arrivée des très sympathiques gensses du bateau), je ne vais pas revenir dessus, je vais donc enchaîner directos avec le suivant.

Ca tombe bien, il tourne autour de Sayid qui est l'un des personnages que je déteste le moins. Oui, maintenant, dans Lost, il faut que je raisonne dans ce sens-là, c'est préférable. Donc, Sayid, je ne te hais point.

D'autant que mon salaud, tu es plutôt beau gosse.

Bref, épisode Sayid-centric. Après avoir réchappé de l'île, Sayid joue au golf. Petit clin d'oeil bien sympatoche au golf de la saison 1 qui m'avait arraché quelques sourires.

Et Sayid, il n'aime pas qu'on le dérange en plein swing. Alors il tire sur l'importun.

Oui donc ça fait un petit peu un choc, tout de même.

Dans le futur, toujours, un Sayid parfaitement défrisé se retrouve à Berlin (Berlin, mon cul, oui, et moi j'habite à Ouagadougou) où il se fait entreprendre par une grande gigue blonde qui parle d'un ton très compassé.

Et qui n'est pas sans me rappeler une certaine Shannon. D'ailleurs, cette ressemblance ne lui porte pas bonheur puisqu'elle finit tout pareil.
Comme on n'est pas trop demeurés, on voir venir le truc, va falloir qu'il la bute ou genre... Pas de bol, il tombe un petit peu amoureux d'elle, bouh, c'est trop ballot.

Entre deux OMG, on se demande bien comment un type comme Sayid peut en être arrivé à devenir tueur à gages. En même temps, si Jack est devenu dépressif (oui, bon, mauvais exemple) et Hurley maboul (oui, bon, mauvais exemple aussi), pourquoi Sayid ne serait-il pas tueur à gages. Ouais, mais Sayid, quoi. Merde.

Sayid.

Arrive ce qui doit donc arriver, la blonde se rebiffe (un peu verdâtre, on la comprend), lui tire dessus, paf, ça ne fait pas un pli, la voilà expédiée les pieds outre.

Very sad.

Sauf qu'on se remet bien vite car on découvre que le commanditaire n'est autre que... ce fumier de Ben Linus.

Qui est décidément super méga flippouille quand il fait son regard de killer. Même Sayid, ça le calme net.

Donc, Sayid est un des Oceanic Six. Ben a quitté l'Ile (ou pas ???). Il continue à manipuler son monde, du moins Sayid à qui il fait exécuter la basse besogne. En échange de ?
A noter d'ailleurs que le bracelet que porte la blonde est le même que celui de feue Naomi, la nana monochrome qu'on nous a enfin descendue previously on Lost. Alors question : qui est ce fameux R.G. dont les initiales se trouvent sur ledit bracelet ?

(Des questions, toujours des questions. Ca ne change pas sur l'Ildelost.)

Autre truc qui m'a vraiment fait tiquer et même carrément énervée... 31 minutes de décalage. Sympa. Le bateau envoie un missile sur l'Ile genre "youhouh, vous l'avez reçu ?", et le machin arrive avec 31 minutes de retard. Alors il a foutu quoi, en route ? Il a fait une petite halte pour boire un café et signer quelques autographes ? Il s'est trompé de route alors il a dû s'arrêter pour demander son chemin ???
Alors de deux choses l'une. Soit ils sont en train de bien se marrer sur Not Penny's Boat ("Ouarf, ouarf, ouarf, la tronche qu'ils doivent faire en attendant un truc qu'on n'a pas balancé !"), soit il y a décidément un petit zigouigoui au niveau de l'espace-temps. Je retiens toujours le coup de l'avion qui s'est écrasé dans la mer sans survivants d'un côté et avec survivants de l'autre... L'Ildelost a quand même l'air de ne pas être tout à fait sur notre Terre à nous.

Comme une bonne review de Lost ne peut s'achever sans casser un peu Kate ou Jack, je ne saurais dire à quel point je méprise la mal-peignée, qui, de tous, a quand même l'air la plus craspec.
J'ai vu l'épisode suivant, ça n'aide pas. Je crois que rarement de mémoire de sériphile je n'ai vu un personnage aussi détestable et qui n'a au fond aucune raison de l'être. Je ne comprends pas comment les scénaristes peuvent malmener à ce point l'un de leurs personnages principaux.

For God's sake, woman, PICK ONE !

Ahurissant. Et en plus, elle nous vole du temps d'écran parce que... MAIS ON N'EN A RIEN A PETER DE TON CUL, GROGNASSE !

Excusez. Ca soulage, quand même.
En plus, je soupçonne fortement que tout ceci n'ait aucun intérêt, contrairement à BSG où le Carré Maudit (qu'on ne s'est réellement traîné que pendant quatre ou cinq épisodes) a pris tout son sens par la suite. Comme je doute que Jack soit un FF, j'avoue que je ne vois pas trop.

Braif. Voilà donc mon Sayid en route à dos d'hélicoptère pour Not Penny's Boat avec Desmond (et merde, mon préféré qui se fait la malle) et ça fait presque drôle de voir l'Ile de loin.

Enfin, s'il y a besoin de faire du ménage à bord de NP'sB, il vaut mieux que ce soit Des et Sayid qui tiennent le balai. Reste à savoir quand ils arriveront à bon port étant donné le léger décalage qu'il y a entre l'Ile et le bateau-oui-vous-savez-celui-qui-n'est-pas-le-bateau-de-Penny. Mmmmh.
Pour le moment c'est assez intéressant. Et merci à cette histoire de 31 minutes parce que ça me fait cogiter comme une malade.

(8+23=31... 15+16=31)

 

Pfff. Copiteurs.

 

401 : The beginning of the end

Oyez, oyez, bonnes gens. Ca fait quelques semaines déjà que je tente d'ignorer le retour de Lost sur nos ondes à nous, citoyens du monde. Il est temps que cela cesse, parce que je sens que je fais des malheureux. Vous connaissez tous mon sens du sacrifice, alors je me lance.

(Même si j'ai honte de ne pas toujours forcément voir ce qui fait de Lost une série passionnante aux yeux de plein de gens que je respecte et apprécie. J'essaye, je vous jure.)

Bon, alors je vais être tout de suite très claire : pour moi, ceci n'est pas un début de saison. C'est juste un épisode lambda qui se retrouve un peu par hasard à ouvrir cette nouvelle saison. Sérieusement, entre nous, ils n'auraient pas pu faire un tout petit peu plus spectaculaire, après la fin de saison 3 ? Y avait pas moyen ? Ca reste gentil et on progresse à pas de souris (ce qui est toujours plus rapide que dans la saison 2), et puis les voir s'empoigner, même si on a l'habitude, c'est toujours sympa. Mais bon. Comme chaque fois, je me dis : "Tiens, Lost va peut-être me faire tomber de ma chaise, aujourd'hui" (parce que si je regarde ça dans mon canapé, je dors), ben non, pas cette fois. La prochaine, peut-être.

Seule vraie nouveauté (et là, je ne mens pas si je dis qu'un monde nouveau s'ouvre à moi) : j'ai eu pitié de Jack. Sincèrement pitié.
Est-ce parce que j'ai dépassé le stade où je le trouvais tellement con que je ne pouvais plus le regarder sans avoir envie de lui arracher la tête, est-ce parce que de toute évidence, Matthew Fox a passé six mois à la salle de gym pour avoir retrouvé une ligne pareille, est-ce parce que finalement, j'en viens à penser qu'il ne peut y avoir que des perdants, dans cette affaire ? Aucune idée. Un peu de tout, sans doute. En tout cas, ça a marché. Ce pauvre crétin a tellement envie de sauver tout son monde et est tellement persuadé qu'il va y arriver que ça m'a fait de la peine.

Bon, pour commencer, j'ai été très étonnée qu'on démarre la saison sur... Hurley. Pour qui, dans le futur, c'est retour à la case asile. Il se traîne une guigne, ce pauvre garçon...

En plus, quand il est de mauvais poil, il arrête d'être drôle et il fait un petit peu peur...

Bref, c'est dans le futur qu'on en apprend un max, au final. Exemple, le coup des "Oceanic Six", le nom du groupe de rock (or so) formé par Jack, Kate, Hurley et trois autres gusses dont certainement celui qui se trouvait dans le cercueil, dans le futur futur de la saison dernière.

Visiblement, donc, ces six-là sont rentrés, et si on en croit l'apparition (à chier) de Charlie, il serait question d'aller aider ce qui sont restés.

D'où mon impression générale : sont tous perdants, ces gros cons. Ceux qui sont restés et qui ne consistent pas forcément dans le groupe de Locke puisque Hurley en faisait partie sont dans la merde. Et malgré les grands sourires forcés de Dr Jack quand il vient rendre visite à Hurley, on sait d'avance que ça ne va pas super bien tourner pour lui ni pour le reste des Oceanic Six. Moralité, tous niqués.

Ca, admettons.
Par contre, pas bravo à ces cons qui ont réussi à tuer Charlie et qui sont tellement mauvais qu'ils n'arrivent même pas à me tirer une larme quand tout le monde l'apprend, alors qu'en ce moment, je larmoie pour un oui ou pour un non. Ptain, Emilie de Ravin, je lui aurais mis un pain tellement elle est nulle.

La regrettable affaire de la moustachue Naomi, pareil, ça s'étire en longueur pour quoi ? Pour rien, ou si peu. Juste pour qu'elle finisse par clamser, ce qu'entre nous elle aurait dû faire il y a au moins deux ou trois épisodes.

Le plus intéressant dans l'affaire reste donc la séparation des gars du Club Med, d'un côté ceux qui veulent aller à la plage avec le GO qui a fait du sport (mais qui est infoutu de mettre un ballon de basket dans un panier), et de l'autre ceux qui préfèrent aller à la piscine avec le moniteur chauve.

Entre nous, pas trop tôt. Ca fait depuis la fin de la saison 1 que je prophétisais une scission avec les deux leaders tout désignés.

Bonne nouvelle, en revanche : Evangeline n'est pas trop à claquer, pour une fois, éclipsée par la désolante Emilie De. Je lui aurais bien mis une petite baffe pour la route quand elle fait son cirque auprès de Jack, tout baume à lèvres dehors sous la pluie-c'est-trop-sexy...

Mais comme on nous parachute un nouveau qui a l'air super sympa, ça m'a coupé mon envie.

Bonjour, mon brave !

A part ça, apparemment, on n'en a pas fini avec le papa de Jack (qui ne sait toujours pas que sa frangine et son neveu sont partis à la piscine). Moi, je le comprends : ça doit pas être facile d'avoir deux enfants aussi boulets. Clair que si c'était mon cas, moi aussi je reviendrais les hanter depuis l'au-delà. Dommage que pour le coup ce soit Hurley qu'il ait hanté.

Enfin bref, ça ne s'arrange pas pour nos chers bras cassés, ça, c'est sûr.

Tiens, ça fait du bien de ne pas pleurer devant une série, je devrais faire ça plus souvent.

 

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