Le blog de La Sorcière
 

510 : Let them eat cake

Enfin, ai-je envie de dire... enfin un peu d'archéologie du côté de Thirteen. Elle arrive bien tard, cela dit. Ca fait grosso modo une saison que c'est Huntington par ci, Huntington par là, qu'on sait qu'elle a hérité de cette maladie par sa mère, et c'est maintenant seulement qu'on se penche sur l'enfance de la malheureuse. C'est clair que si on avait su plus tôt... Enfin, ça ne rattrape pas tout, bien loin de là, mais disons que tout (trop) doucement, elle prend corps, cette intrigue.

Avec ça, ça m'a beaucoup amusée de voir que cet épisode mettait en scène une acharnée de l'aérobic, évidemment svelte comme une liane, dont le métier est de faire maigrir les gros.
D'autant qu'entourée de tous ces gros à qui elle promet monts et merveilles, cette jeune prêtresse de la santé à tout prix s'agite, beugle des encouragements et... s'effondre. Hi hi !

Chose amusante, on découvre vite qu'Emmy, patiente du jour du sieur House, est en fait une grosse déguisée en maigre.

Ah ah, me direz-vous, mais par quel tour de "bypass" obtient-on un tel prodige ? Facile, un anneau gastrique, ni plus ni moins. Alors là, à l'hosto, ça lève les bras au ciel tant que ça peut. Ouh, la vilaine tricheuse qui fait croire qu'il suffit de se bouger le cul pour devenir canon !
Premier à dénoncer la filouterie, Taub qui, entre nous, ferait mieux de ne pas trop la ramener.

Emmy : When I got the surgery, I got healthy, and when I got healthy, I got happy.
Taub : I'm not sure you're happy, but if you are, being healthy didn't do it, being pretty did. Poop in the bedpan.

Shiny !

Non parce que le petit père Taub, il est très rigolo, comme ça, à rudoyer les patientes (alors qu'il sort tout droit d'un cabinet de chirurgie esthétique, rappelons-le), mais quand il a moyen de gratter quelques pésètes en faisant chanter les petits camarades, il n'est pas le dernier.
Ce jeune gredin de Kutner, qui est en train de monter son petit business clandestin sur la toile, en fait les frais. Ah, la bonne idée qu'il a d'aller raconter ça au déplumé.

Taub : You're insane. With two days to live.
Kutner : House is never gonna find out.
Taub : He will if I tell him… or you cut me in for 30%.
Kutner : That's blackmail.
Taub : Yes.

Est-ce qu'il en aurait honte ? Nenni ! On croit rêver.

Pendant ce temps, House et Cuddy emménagent ensemble, comme c'est mignon. On arrive au point culminant de leur petit jeu de chat (à patte raide) et de souris (à jupe moulante).
On en profite pour atteindre des sommets de bêtise, ce qui n'est pas sans entraîner toute une série de cinglantes petites répliques. Et je crois pouvoir affirmer sans trop me planter qu'ils s'amusent comme des petits fous, ces deux nigauds.
Premier exemple dans l'ascenseur où Cuddy tend le cas du jour au vilain boiteux. Et où il le prend. Sans moufter. Etonnant.

House : I'm in an elevator, can't run away.
Cuddy : Can't run away anyway.
House : That's just mean. Why are we still together ?
Cuddy : We are going to our office.
House : Pronoun confusion. Starts kicking in once you pass child-bearing age.
Cuddy : Now that's just mean.

Ah oui, donc d'entrée de jeu, on frappe directement là où ça fait mal. Prometteur.
Adoncques, Cuddy emménage pendant qu'on lui refait son bureau à neuf. Tout ça pour trois gouttes de sang et un mur un peu griffonné... elle abuse pas du tout, la chaif.
Voilà en tout cas qui met un fameux coup de fouet au bon Greg. Il se met à déployer des trésors de méchanceté pour lui souhaiter la bienvenue. Quant à elle, elle est femme et donc chieuse. Ca pourrait être casse-couille, mais avec deux acteurs tels que Hugh Laurie et Lisa Edelstein, eh ben c'est tordant.

House : Have you seen my balls ?
Cuddy : Um, can you hold on a second ?
House : My balls. Have you seen my balls ? Giant one and a red one.
Cuddy : Your plan isn't gonna work.
House : Of course it is. I try to make you miserable to make you leave. You deny that it's making you miserable. You try to make me miserable so I'll stop making you miserable. And eventually you will leave, citing reasons that have nothing to do with misery.
Cuddy : You're not bothering me.
House : Step one complete.

Cuddy : I'm gonna call you from my cell. And then I will come back in here. Hey. Yeah, I just had to explain to him that I had his balls and he's not getting them back. Excuse me.

Elle s'éclate, vous dis-je !

Tiens, j'en profite pour vous annoncer que le Dark Side a décidé qu'il était plus que temps de faire le ménage dans la distribution. Deux fois quinze secondes de Wilson ? J'ai cru qu'elle allait tout casser. Même si évidemment, ses deux interventions, aussi brèves soient-elles, lui ont valu des barrissements de triomphe.
Il faut dire qu'on ne la lui fait pas, à James Wilson. Maintenant qu'il est bien rétabli à sa petite place confortable de cancérologue-star, il se permet de jouer les conseillers matrimoniaux. Ca lui va divinement bien.

Wilson : Don't take his office and pretend like all you're doing is taking his office. You chose his room because you want to be there. But, sitting near him and hoping isn't gonna get it done.
Cuddy : Leave here now, or I'll take your office.
Wilson : I don't think so.

Bien sûr, comme ce cake de House ne peut pas s'empêcher de dévoiler à Wilson son plan pour que Cuddy ne réintègre pas son bureau avant des lunes, ça lui vaut à peu près le même traitement.

Wilson : You did do the math on this, right ? Screwing with her office means the renovations will take longer. Means she will be in your office longer.
House : See there ? I'm having a bidet put in instead of a toilet. Not in addition to, instead of. You want to know what happened to the old toilet ?
Wilson : She'll be with you, where you claim to not want her.

House : I smashed it with a sledgehammer.
Wilson : I think in some ancient cultures that was actually considered a proposal of marriage.

C'est pas pour dire, mais à l'allure où ça progresse, la demande en mariage aura lieu à la maison de retraite. Pourtant, ça cause. Ca ne tente même plus franchement de nier qu'il y a des étincelles. Ca se frôle, ça se regarde avec intensité et je ne parle même pas de Cuddy dont le langage corporel et oculaire crie "House, grand fou, prends-moi tout entière !"

(Et de toute évidence, l'homme est fort tenté.)

Eh bien à défaut de la prendre tout entière, House va se contenter d'une partie bien précise de son anatomie... LE... MUFLE...

Comment elle ne lui retourne pas deux paires de claques, je l'ignore. La déception, sans doute.
Lui, je suis convaincue qu'il se déteste de faire ça. Mais voilà, House ne peut pas être là où on l'attend. Il faut qu'il choque, il faut qu'il froisse, il faut qu'il indigne. C'est plus fort que lui.
Comment rattraper un tel manque de respect et de savoir-vivre ? Tout simplement en dévoilant le raffinement dont un mec d'une telle intelligence sait forcément faire preuve, s'il le veut. En trouvant le moyen de dénicher LE bureau, celui sur lequel elle a fait ses études de médecine, stocké chez sa mère et de le faire livrer dans son bureau parfaitement remis en état. Ca, c'est un cadeau d'une rare sensibilité.

Oui mais voilà. Il y a ça, et il y a House le mauvais plaisant. Très vite, on a capté avec le Dark Side qu'il était au courant pour les petites affaires clandestines de Kutner et Taub, très embêtés d'avoir une patiente dont ils n'arrivent pas à saisir le problème.
On remarquera d'ailleurs que systématiquement, c'est vers les vieux Kids que ces gagne-petit se tournent. En quittant House, Cameron et Chase ont vraiment gagné en poids et en pouvoir. C'est très amusant.

Donc, pas mal occupés par la grosse maigre, Taub et Kutner ont bien du mal à diagnostiquer la folledingue aux faux seins qui pollue les urgences de ses chansons. Du coup, lorsqu'ils redescendent la voir, le lit est vide. On leur apprend qu'elle est morte. C'est la panique.

Taub : House is gonna kill us.
House : Slowly… and painfully.

J'ai adoré le trouble de Kutner lorsque House grimpe sur la morte pour essayer de la ranimer. "House, she's clearly dead." Naaaaan, tu crois ???
Evidemment, c'était un canular, et la folledingue aux faux seins a été engagée exprès pour jouer les mortes. Quand on y réfléchit, ça sentait son House à plein nez. Mais le sursaut et les cris suraigus de Taub et Kutner quand ils voient le cadavre se relever, c'est juste indescriptible. Roh, le vilain éclopé, quand même !

Deedee : Did you see their faces ?
House : I think we may have an anal hygiene violation there !

Comme ils sont mignons !!!

Grosse rigolade également quand on découvre que la gouroute du jogging doit soigner sa maladie à coups de gâteau au chocolat, à cause d'un déficit en glucose.

Seulement pas question. Ah, pourtant... qui ne rêverait pas de se faire soigner à coups de gâteaux au chocolat ? Hein ? Mais je rêve, moi, que mon médecin me prescrive du gâteau au chocolat !

Mais non. Cette demoiselle préfère de loin un traitement à vie qui lui garantit de conserver son anneau gastrique ET sa taille de guêpe.
Taub écarquille des yeux ronds mais House s'incline, estimant qu'il faut en avoir une sacrée paire pour faire, sans broncher, un tel choix.

House : It's not many people who have the guts to admit they'd rather be pretty than healthy. Income's better and you get more action.

Pour en revenir à Thirteen, cet épisode, c'est donc une grande révélation. On apprend en effet que ce n'est pas tant la déchéance physique qui la terrorise, mais bien ses souvenirs, ce qui est, quelque part, bien plus compréhensible et pardonnable. Et surtout plus sain. Quand on est gosse et qu'on a à la maison une sorte de pantin désarticulé qui pousse des hurlements sans qu'on comprenne pourquoi et autour duquel le monde entier semble tourner, c'est sûr qu'il a de quoi avoir de mauvaises pensées.

Thirteen : I hated her. I never said goodbye and she died with me hating her.

Après avoir assisté au déclin de sa mère dont elle en est arrivée à souhaiter la mort, c'est sûr que le cap est dur à franchir. Mais aujourd'hui, elle n'a plus le choix. Alors avec l'aide de Foreman, elle surmonte sa trouille et sa répulsion et elle embrasse sa condition de malade.

(Et plus si affinités.)

Quant à Cuddy, visiblement prête à aller se faire prendre tout entière, c'est la douche froide. Voir la claudique se faire papouiller par la blonde comédienne, ça la retourne tout droit dans l'autre direction.

Encore raté. C'est pourtant pas passé loin.
Elle me fait un peu de peine, Cuddy. Pour y croire comme ça alors qu'elle connaît le bestiau depuis aussi longtemps, forcément, elle doit être sacrément croque de lui. Mmmmh. Pas bon.

 

509 : Last resort

Eh ben voilà un épisode qui aurait pu être très bien si on n'avait pas déjà vu "No reason" (quelle idée de regarder les épisodes de fin de saison, je vous jure) et surtout, surtout, s'il n'avait pas été un pauvre prétexte à l'unique élément qui semble actuellement intéresser les scénaristes : Thirteen et son Huntington de malheur. Ah ça ! Il aurait mieux fait de se casser une patte, George Huntington, le jour où il a inventé cette maladie de merde !

Plus sérieusement et surtout plus objectivement, je pense que House paye là sa saison 4 sacrifiée sur l'autel de la grève des scénaristes. Trop peu d'épisodes pour nous imposer de force un personnage qu'on n'aime pas et qu'il n'est même pas amusant de détester (contrairement à Tritter ou à Vogler), une intrigue qui, au choix, traîne en longueur ou est expédiée, bref, elle a tout faux, l'infâme Thirteen.

Malgré ça, ça reste un poil intéressant. Enfin un peu d'action à Princeton Plainsboro que l'on évacue bien vite car un forcené prend en otage House, Thirteen et une poignée d'irréductibles patients. Dans le bureau de Cuddy que le sick bastard est justement en train de piéger en vue d'une bonne blague bien potache.

(Et j'adore la lumière du bureau de Cuddy... )

Ce monsieur preneur d'otages, un certain Jason, est donc malade depuis deux ans et se traîne une louze pas piquée des hannetons.
Il a épuisé seize médecins, pas un foutu de lui pondre un diagnostic, il est au bout du rouleau, le Jason. Peu importe qu'il aille en prison du moment... qu'on le guérit ? Même pas, juste qu'on lui dise ce qu'il a.

Uh oh, fait le vilain boiteux en voyant débarquer cette petite troupe. Limite il se réjouit, ça va illuminer sa journée, justement il s'emmerdait à cent sous de l'heure.

Evidemment, ça brandit son flingue dans tous les sens sous les regards paniqués de l'assistance, ça menace de tout faire péter, de bouiller une femme enceinte, d'embrocher un mineur, d'exterminer un gros. Paf, on tire une balle sur un quidam histoire de nous faire comprendre que Jason est prêt à tout. Frak, à quelques centimètres près, il nous délivrait de Thirteen.

House, lui, examine le ravisseur avec force petites phrases qui tuent (c'est le cas de le dire). Flingue ou pas, ça ne le rend pas plus agréable que d'habitude. On en vient à se dire que rien ne le rendrait plus agréable, d'ailleurs.
Et puis House, c'est comme les enfants. Hop, une opportunité se présente de gribouiller sur le joli mur coquille d'oeuf de maman, va pas se gêner.

C'est pas tout ça, mais ça manque quand même de seringues, dans ce bureau. Alors c'est Cuddy, nous traînant un regard de martyr comme jamais, qui vient refiler à House de quoi soigner ou diagnostiquer le malade. "Ooooh, Greeeeg... ", semblent soupirer ces yeux admirables, maintenant à la limite du pathétique.

Pendant ce temps, House's Army participe au différentiel par téléphone interposé, ce qui est assez fun.

Cette dinde de Thirteen, dans un élan suicidaire salué à l'unanimité du Dark Side et de moi-même, s'injecte dans le lard (qu'elle a maigre, je précise) les mêmes drogues que le pauvre Jason. Ce qui manque de nous la faire trépasser plusieurs fois.

(Qu'elle joue maaaaal !)

Et puis au bout d'un moment, après avoir relâché quelques otages, tout ce petit monde bien saucissonné s'en va faire passer une radio au forcené. Alors ça, c'était très drôle. Tous ces indiens comme ficelés autour du grand totem, qui progressent, l'un en boitant bas, l'autre en dodelinant du chef et en roulant des yeux fiévreux, c'est à pisser de rire.

Paf, quelques minutes plus tard, c'est le grand retournement. Evidemment, l'abruti-là, il veut faire une radio avec son flingue dans la main. Ah ben il a tout compris, lui !

House parvient donc à lui faire lâcher le flingue, ce qui provoque encore une grande envolée d'otages, et là, le gars, le Jason, il sait que c'est cuit. Mais du moment qu'il sait ce qu'il a, ben qu'importe.

Sauf que AH AH ! House n'a pas encore trouvé ce qui n'allait pas, et la radio ne l'avance guère. C'est à ce moment précis que tout bascule. Qu'on se rend compte que le vrai danger, ce n'est pas ce désespéré. C'est House. Prêt à risquer la vie de plusieurs personnes pour un diagnostic. Au point de rendre à Jason qui ne sait plus où il est son arme.

Avec ça qu'il n'est pas aidé par Thirteen qui limite lui arrache des mains les seringues pour se les enfoncer dans la viande.

Non mais n'importe quoi, la meuf. Enfin, c'est l'occasion pour elle, une fois House évacué en échange d'une dernière tentative de traitement, de se rendre compte que non, elle ne veut pas crever. Que l'illusoire sensation de maîtriser son destin ne l'enchantait guère. Et ça, elle le trouve donc dans la dernière seringue de Jason, celle qui pourrait l'achever et qu'elle ne peut se résoudre à s'injecter malgré le flingue braqué sur elle. Plutôt crever de la main de ce taré que de la sienne.

Du coup, il s'envoie le traitement juste au moment où les SWAT donnent l'assaut.
Et le meilleur moment de cet épisode, c'est sans conteste celui où le preneur d'otages et le médecin se croisent une dernière fois dans le couloir.

Et où House lui fait signe de respirer à fond, pour voir. Jason s'exécute. Le diagnostic était bon. Il est guéri. Et il est heureux.

(Et lui, il est superbe. )

Finalement, ils se sont très bien compris, tous les deux. House mieux que personne pouvait comprendre l'obsession de ce type et son besoin de savoir. La guérison, finalement, ce n'est qu'un bonus.
Pas bonus, en revanche, la Thirteen dialysée qui se remet tranquillement. Et voilà que ça commence à s'envoyer des oeillades assassines avec Foreman. Mon sakavomi, prestement.

Thirteen : About that Huntington trial...

Cuddy, de son côté, réintègre un bureau dévasté. Et se livre à une mini-scène avec House. Ca se cherche, ça se cherche.

Cuddy : A moron storms the clinic, bullies his way into life without parole, you enabling him at every step...
House : He hadn't done what he did, he'd be dead. Good thing you enabled my every medical move.
Cuddy : You think I handled this differently because you were in here ?
House : I don't know, let's try it again without me.

Tout ça pour que lorsque la dame ouvre son tiroir, tout le contenu se renverse sur ses sublimes genoux. L'apothéose d'une sacrée journée de merde.

Peut-être pas tout à fait pour tout le monde.

En tout cas, ils sont joliment en train de nous couler la saison, avec leur Remy Hadley ! Bonne chance pour relever le niveau ! Moi, je ne sais plus quoi dire tellement je ne peux pas la saquer. Ca m'en coupe la chique, dites donc. Ca me court-circuite mes reviews et j'en suis bien désolée.

 

508 : Emancipation

Et c'est repartiii ! Je ne vous raconte pas la consternation générale du Dark Side et de moi-même quand on s'est rendu compte qu'on avait... TROIS épisodes de RETARD !!! Comment donc, mais c'est SCANDALEUX ! J'exige que toutes les séries se mettent en hiatus aussitôt que je suis sans connexion internet ! D'ailleurs, j'ai déjà contacté la Beeb' et je préviens tout de suite les fans de Doctor Who : cette année, le Christmas Special sera diffusé la veille du Nouvel An ! Là.

Bon, en attendant, ça fait bien plaisir de retrouver le sick bastard, même s'il affiche à première vue une petite baisse de forme rapport à ses nuits blanches passées à ne pas sonner à la porte de Cuddy. Oh, pas d'inquiète, il se récupère bien vite en fin d'épisode. Mais en attendant, c'est terrible, Wilson ponctue chacune de ses phrases d'impénétrables onomatopées.
Alors là, comprend plus. Et les longs monologues d'analyse ? Et les conseils moralisateurs ? Et la psy à deux balles ? Plus rien ! Wilson est à sec. Ils produit des oh, des ah, des huh. A moins que ce ne soit une nouvelle technique pour faire bisquer le boiteux. Qui est évidemment verdâtre parce qu'en secret, il adoooore que Wilson parle de lui. Et s'il l'envoie péter, au fond, c'est uniquement pour la forme, pour ne pas avoir l'air de trop aimer ça.

Wilson : So I take it you did not ask Cuddy out.
House : Yeah.
Wilson : Yeah "I didn't" or yeah "I did" ?
House : Whichever one means you almost had me convinced it was a good idea.
Wilson : Oh.

Comme souvent, ce sont vraiment leurs scènes qu'on attend avec le plus d'impatience, de part et d'autre du canapé. Il faut voir comme on se redresse, comme fusent les "Il est magnifique, il est superbe, il est exceptionnel !" sur la droite (son côté) et les "Gnirf, gnirf, gnirf" ravis sur la gauche (mon côté). Ah ça, on ne boude pas notre plaisir tellement on sait où on va les retrouver, et tellement ils arrivent encore à nous surprendre dans leurs scènes communes.

House : Your disengagement won't work.
Wilson : I can see that.
House : You think that when you tell me what I should do my instincts are to push back, so that by not telling me what I should do, I'll do what you think I should do.
Wilson : I sound convoluted.
House : Disengagement is neither artful nor effective.
Wilson : So my not doing anything isn't causing you to do anything ?
House : Right.
Wilson : I'm okay with that.

Depuis qu'ils se sont réconciliés, ils ont développé une relation un peu moins passionnée, plus fraternelle. Ca tombe bien, c'est pile poil dans le sujet. Et c'est avec le recul qu'on se rend compte à quel point.

Patiente du jour, Sophia Velez (qu'elle dit), seize ans, mineure émancipée qui bosse à l'usine et qui échappe de peu à la noyade interne et à la décapitation. Sympa. C'est l'occasion pour Kutner de briller une fois de plus en tant que défenseur de la veuve et surtout de l'orpheline. Ce brave Kutner qui en prend un vieux coup sur le carafon, dans cet épisode. Lui qui se dépêche de voir le bon côté des gens, ça lui met une sacrée claque lorsque se vérifie le vieux proverbe chinois : "Everybody lies."
Eh oui, tout le monde ment, surtout Sophia Velez qui enchaîne les énormités pour brouiller les pistes, elle qui avait pourtant émue le pauvre Kutner en lui racontant que ses parents sont morts et que c'est pour éviter les foyers d'accueil qu'elle s'est fait émanciper.

Mais pas du tout, et biquet est le premier à s'en rendre compte et à lui faire cracher une deuxième fable : elle s'est enfuie parce que son père la violait. Cette fois, c'est Taub et Thirteen qu'elle émeut. Au point que cet imbécile-là nous sort avec un affront magnifique qu'il sait ce que c'est que de risquer de mourir à cause d'une maladie terrible : il a la maladie d'Huntington et ma foi, que faire d'autre si ce n'est de profiter de la vie tant qu'elle est encore là.

On en écraserait presque une larmiche si l'infâme Remy Hadley (puisque c'est son nom, à cette rien-du-tout) ne tordait pas un nez long comme ça à côté, qu'on croirait que ses globes sont sur le point de lui jaillir des orbites. (Oh ouiiiii !)

Aussi déplaisante que me soit cette dinde décharnée, je dois bien reconnaître que son duo avec Taub est souvent des plus réussis. D'ailleurs, je remarque qu'on nous les colle souvent ensemble. Ca fuse dans tous les sens, c'est très divertissant. En attendant, la gosse, elle, ne veut rien savoir.

Sophia : If it means than I'm dead then I'm dead.

Car mademoiselle a une leucémie, et la seule chance de la sauver c'est une greffe de moelle osseuse, de préférence familiale.
Reste au gentil tonton House à fourrer son nez dans cette charmante affaire car l'animal a compris que la petite joue aux poupées russes : un gros mensonge dans un gros mensonge dans un gros mensonge. Pour arriver à la vérité qui est forcément pire que tous les gros mensonges réunis. Sophia insiste qu'elle ne veut pas de pitié. Et pour cause, c'est la culpabilité qui la ronge. Et ça, nul autre que House ne pouvait le comprendre. Et nul mieux que lui ne pouvait lui faire cracher le morceau. Pas besoin d'être odieux, juste de se mettre là, sous son petit nez de bébé de seize ans, et la regarder bien en face en lui posant cette simple question : "What did you do ?"

Sophia : I killed their son. I killed my brother. I was supposed to watch him. He was in the bath. I could hear him laughing. Every time they look at me it’s like I kill him again.

Et là, la tronche de House, c'est magnifique. La tristesse dans son regard. C'est rare de le voir touché, mais là, c'est le cas.

Dans ce genre de situation, il excelle. Ses plaidoiries ne souffrent aucune protestation, ou si peu.

House : If you don’t take your parents bone marrow, you’ll be killing their other child. If they don’t hate you now, they will then.
Sophia : I don’t care.
House : Sure you do. You want someone to tell you that it was just an accident, that it’s not that bad. It is that bad, and you know it. There’s nothing you can do to change that. But there is one thing you can do to not make it worse.

Voilà comment la fausse Sophia Velez retrouve ses vrais parents.

Sous les yeux de Kutner qui vient de se faire une méchante poussée de croissance.

En parallèle à cette enthousiasmante histoire de famille, on a un autre ado capricieux qui essaye tant bien que mal de se débarrasser de son envahissant papa tout en, de préférence, suivant son illustre exemple, mais pas trop.

Lorsque Foreman demande à House s'il a le droit d'aller jouer le bac à sable des voisins, celui-ci lui répond non tout net.
Vexé comme un pou, le petit Eric décide de faire le mur et de prouver qu'il est tout à fait capable de faire des châteaux de sable dans le bac familial tout en alignant quelques pâtés chez le voisin.
Chose amusante, c'est en communiquant avec ses anciens frère et soeur de lait que le petit Eric parvient à résoudre sa mini-énigme du jour : un mouflet microscopique qui vomit du sang, flanqué d'un grand frère (tiens donc) très protecteur.

Chose magnifique, Foreman piétine, longuement. En arrive même, aux abois, à aller demander de l'aide au boss qui le renvoie à sa pelle et à son seau sans plus de cérémonie. Lui rendant ainsi un immense service, digne d'un père.
Auprès de son Wilson bicéphale, Chase-Cameron, donc, Foreman a sa vision et tel le maître, quitte en coup de vent la table où se tenait la conversation.

Pour aller sauver son petit patient victime de la trop grande affection de son frère. Celui-ci le bourrait de vitamines pour le rendre plus costaud. Le mieux est l'ennemi du bien. Surtout quand on a huit ans.

Et pendant que Sophia retrouve ses parents, les deux frères repartent main dans la main, parce qu'entre frères, on se pardonne tout.

Sous le regard ravi de Foreman qui vient de remporter une énorme bataille.

Conforté par cette victoire et sans encore comprendre que House lui a rendu un fier service, il s'en va lui dire qu'accord ou pas, il fera ses essais cliniques. Pas de souçaïe répond House. Hein, quoi, comment ?

Foreman : Three days ago you said no.
House : Three days ago you asked me. Now you told me. I can’t say no if it’s not a question.

Et bien sûr, le seul pour voir ça, c'est Wilson que l'on retrouve dans l'ascenseur à la fin de la journée comme on l'y avait trouvé au début.

Au passage, un petit regard languissant des deux frères vers une Cuddy relativement discrète, dans cet épisode.

Wilson : You're gonna be ok, House.
House : Good to know.

Un épisode bien sympathique, en tout cas, avec une jolie thématique, déclinée en plusieurs intrigues qui finissent par toutes se rejoindre autour du rôle-titre. Très agréable à décrypter. Et pas de petit cadavre à déplorer. C'est plutôt chouette, non ?

 

507 : The itch

Pour savoir si ça le chatouille ou si ça le gratouille, clicky clicky.

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Même pas honte ! (Enfin, si peu)

Quand j'ai vu cette photo promo d'un prochain épisode de House...

... je me suis dit : "Tiens, ça fait longtemps qu'ils n'ont pas tué un gamin."

Et sinon, vous avez vu la tête de Thirteen, la mauvèèèèèèse ?!

 

506 : Joy

Dans chaque série, il semble toujours y avoir quelques intrigues prémâchées, fast-food, prêtes à emporter. De ces intrigues dont on sait fatalement qu'un jour, elles seront développées. D'ailleurs, on ne les attend pas forcément avec impatience tellement on sait qu'on y aura droit tôt ou tard.
Eh bien certaines intrigues de ce genre parviennent encore à vous surprendre par leur petit on-ne-sait-quoi, malgré les outrageuses campagnes de pub. Et c'est là tout le génie qu'il faut pour administrer une série telle que House, qui repose entièrement sur le côté à la fois prévisible et imprévisible de son personnage principal. Savoir faire de l'imprévisible dans le prévisible. Je me comprends.

(Oui, bon, je dois être la seule.)

D'abord, j'ai trouvé cet épisode super bizarre. Et c'est totalement fait exprès. Il fallait noyer l'intrigue bébé-Cuddy dans cette bizarrerie, atténuer cette surenchère de sentiments grâce à la froideur des deux patients du jour. Le résultat est en dents de scie, mais le concept est parfaitement brillant.

D'ailleurs, la séquence d'intro est terrifiante. Déjà, le patient du jour, c'est presque la réincarnation de Jack Nicholson.

Sa fille n'est guère plus rassurante, tout aussi robotique que son père.

Et les effets de caméra pour montrer les black-outs du père foutent mal à l'aise comme c'est pas permis.

Bref, tout cela est parfait pour contrebalancer une Cuddy sur son petit nuage. Parce qu'elle se trimballe une aura de future mère tellement envahissante que même House ne parvient pas à faire pleuvoir dessus.

D'ailleurs, plus passionnant encore que l'aventure dans laquelle s'est lancée Cuddy, plus divertissant que cette histoire de patient qui se drogue en dormant, il y a quand même House. Observer House en train d'observer Cuddy, de lui faire tous les croche-pieds possibles avec sa patte folle, c'est fabuleux. Il a beau faire l'abruti tant qu'il peut, lui balancer des trucs dégueulasses sur le chemisier, lui casser ses lampes Tiffany's, mettre les Kids dans le coup...

... ce n'est pas difficile de voir qu'il grille bien vite tous ses arguments. Le sick bastard perd pied. Il sait qu'il n'arrivera pas à faire changer Cuddy d'avis. Et de quel droit, d'abord, se demande-t-on. Foutu boiteux, va.

Cuddy : Why do you even care ? It's not like I'm ever gonna ask you to babysit.
House : I'm a humanitarian.

Moué. C'est comme son petit discours sur l'amour inconditionnel, un peu plus tard.

House : There's no unconditionnal love, it's just unconditionnal need. Don't make this child a victim of your biological clock.

Certes, soit, admettons. Mais... en quoi ça le concerne, exactement ? Eh bien en rien. Alors il ferait bien mieux de fermer son clapet et de s'occuper de son patient parce qu'il commence à sérieusement nous emmerder. Si Cuddy a envie de gâcher sa vie en torchant pendant dix-huit ans un mouflet de gouttière, c'est son droit le plus strict du moment qu'elle ne vient pas nous faire chier avec plus tard.

Evidemment, on nage en plein débat sur les parents célibataires et tout le monde y va de sa petite opinion. Thirteen qui a perdu sa mère très jeune, Taub qui n'a pas l'air de vouloir devenir père, le patient du jour élevant seul sa fille dans une atmosphère monacale...

... et la mère de l'enfant qu'adopte Cuddy, indolente héritière d'une longue lignée de femmes écrasées par leurs louzeurs de bonshommes qui décide mollement que ce ne sera pas son cas.

Mouais.

Forcément, pendant que l'enquête sur Nicholson piétine, on découvre que la mère et l'enfant sont mises en danger par quelque malformation ou infection ou je ne sais plus, et là, Cuddy perd complètement les pédales, exactement comme elle l'avait fait lorsqu'on lui avait confié une petite fille dont les parents se déchiraient dans la saison 2 ou 3.
Dans ces cas-là, c'est comme si elle en avalait son diplôme de médecin. Son côté professionnel est englouti par le reste, et c'est là que House, en bon parasite, s'infiltre pour lui foutre le doute. Et vulnérable comme elle l'est, elle ne peut plus lutter contre lui. Classique.

Là, le Wiwi nous délivre une prophétie expresse sur les motifs de House qui en profite pour lui croquer sa pomme. (Couché, Sigmund !)

Wilson : If she can't handle your insanity, she can't handle a baby.
House : That's exactly my point !
Wilson : No, it isn't. You're feeling threatened because she's going on to highschool leaving you behind to repeat the 8th grade.

Peut-être bien. En partie. C'est certainement bien plus complexe que ça. Et en passant, toi, mon gros Wilson, espèce de lâche, comment ça se fait que tu ne t'es pas dévoué pour lui faire un chiard, à la Cuddy, hein ? Carpette, va.

Oh, pas à dire, il est superbe, Wilson, derrière son joli bureau ciré. Il a punaisé ses petits posters, déballé ses grigris et retrouvé son glorieux statut de prince des tumeurs et analyste en chef des humeurs housiennes. Il est ra-vi !

Enfin pendant ce temps, Cuddy accouche. Lisa Edelstein : 20/20. Elle est superbe. Ca ne se passe pas super bien et on s'étonne de retenir notre souffle nous aussi.

Quand House débarque, on frôle l'asphyxie. Pour le coup, l'attention se déporte vers lui. L'intensité de son regard alors qu'il n'a d'yeux que pour les réactions de Cuddy dont l'enfant refuse de pleurer est spectaculaire. A ce moment-là, on peut lire en lui comme dans un livre ouvert. C'est magnifique.

(Mayday, mayday !)

Et là, d'un seul coup, la gosse couine. Le visage se referme complètement lorsque Cuddy peut enfin prendre Joy dans ses bras.

Et lorsqu'elle le cherche des yeux, elle ne trouve que ça.

C'est bon, quoi, même pas besoin de dire quoi que ce soit tellement son visage crie qu'il est deg'.

House : Mazel tov. Now it's time to tell her those magic words you'll have to say for the rest of your life : "Mommy's got to go to work."

Hallucinant de méchanceté et de grossièreté. Franchement, est-ce qu'il peut faire pire que ce qu'il fait là maintenant ?
En fait, j'ai eu vachement pitié de lui. Pour qu'il ait recours à de tels moyens, il faut vraiment qu'il soit désespéré. Toujours est-il qu'il est flippant, quand il est comme ça. Il m'a fait froid dans le dos.

Mais bon, un patient à soigner, et même deux, l'air de rien, car le sick bastard découvre que la fille souffre de la même affliction.

C'est bon, cachez votre joie, les Ingalls, quoi.
Je vous fais grâce de la résolution de l'énigme que j'ai trouvée absolument inepte et en dessous de tout. Il est cependant amusant de noter qu'alors que le père et la fille ouvrent enfin des yeux à peu près humains et donc remplis d'émotions positives, Cuddy, elle, se prend un effet boomerang de folaïe. Modèle de réussite et de force féminine, elle a convaincu la jeune mère que rien n'était impossible. Tellement bien que celle-ci se sent à présent capable d'élever son enfant seule.

Pauvre Cuddy. Trop parfaite, trop gentille. Qui se prive de ce qu'elle rêve le plus au monde en donnant le bon exemple. Ce genre de retournement, c'est un pur classique des feuilletons d'après-midi de M6 mais qu'importe. Pauvre Cuddy. Adieu Joy la bien nommée qui malheureusement ne se sera appelée ainsi que pendant quelques heures.

Mais franchement, qu'est-ce que House vient foutre là ? Hein ? Il est complètement atteint, ce pauvre Gregory ! Cela dit, attention, l'espace d'une seconde, il est humain !

Hop, c'était là !

Cuddy : I'm done. I can't go through that again.
House : You're quitting. Just like you quit IVF.
Cuddy : Yeah. Just like that.
House : There, you just did it again. That's too bad. You'd make a great mother.

Aïe, c'qu'il a pas dit, ce con.

Cuddy : You son of a bitch. When I was getting a baby you told me I’d suck as a mother, now that I’ve lost one you tell me I’d be great as a mother ?! Why do you need to negate EVERYTHING ?

House : I don't know.

Ah ah ah ! Deux fois qu'elle le mouche en deux épisodes ! Elle est doué, la dirlotte ! Oh et puis allez, hop.

Eh ben malgré tout, ça m'a fait un choc. Je ne m'attendais pas à ce que ce soit aussi direct, aussi passionné, limite désespéré. Mais bon, on a affaire à deux véritables naufragés sentimentaux, on ne voit pas pourquoi ce serait glacial entre eux.
Par contre, j'ai un peu peur pour la santé mentale de House, là. Le "goodnight" qu'il lui sort juste après m'a fait hurler de rire.

Pardon ??? On parle bien du même mec qui lui pelote les fesses à la première occase et qui lui reluque les nibards en permanence ? Mon Dieu mais il pouvait en faire ce qu'il voulait, après ça !!!

House, mon gars... tu es dans une merde noire. Et je me régale d'avance à l'idée de te voir t'empêtrer plus avant dans cette histoire.

Bref, c'était... pas mal. Les montagnes russes. Je ne vais pas revenir sur l'horrible Thirteen qui en plus d'être conne, crevarde, laide et inintéressante est aussi une droguée professionnelle. C'est d'une tristesse abyssale.
Mais j'ai beaucoup aimé cette impression de regarder deux épisodes différents. C'est très bizarre mais assez rigolo.

Ah ah ah, sacré House, quand même.

 

Ok, donc je ne vais pas dormir de la nuit...

Ceci est un bout de la bande-annonce diffusée par ces salauds d'Australiens pour le prochain épisode de House, a.k.a. Joy, a.k.a. oh my god, c'est demain, a.k.a. ... non mais vous avez vu ça ???



Sachez qu'il manque trois bonnes secondes à ce teaser, et que ces trois secondes là montrent quelques flashes... wow. Genre... Stacy ? Stacy qui ? On a déjà eu une Stacy, dans la série ? Jamais entendu parler. Rent' chez toi, ma pauv' Stacy.

Et puis pour info, le Dark Side nous quitte quelques jours pour une caillouteuse mission hellénique mais j'ai réussi à lui arracher la permission de regarder cet épisode sans elle. On applaudit bien fort le Dark Side qui a un sens surdéveloppé du sacrifice. Enfin tout en sachant que si elle m'avait emmenée MOI en mission hellénique, je n'aurais pas pu être tentée de regarder "Joy" toute seule, enfin je dis cela, je dis rien, moi. Je ne fais que suggérer. Enfin bon, de toute façon je ne vois pas pourquoi je serais vexée, j'y serai dans trois semaines, moi, en Grèce. Enfin voilà, quoi. Non, non, mais tout va bien, sinon.
 

505 : Lucky Thirteen

Bon, c'est pas de chance pour Olivia Wilde parce qu'aujourd'hui, je suis agacée. C'est donc sur elle que ça va tomber. Et fort.

C'est bien simple, cette Thirteen, je ne peux pas la blairer. Même, je la vomis.
Je la trouve répugnante, laide, maigre, conne, odieuse, et mal jouée. Pas de bol, hein ?

J'arrive parfois à me montrer complaisante face à ces personnages que je déteste, je parviens à leur trouver des excuses. Mais là, dès la scène de début, c'est même plus la peine. Pensez donc : deux femmes squelettiques qui font semblant de se trouver bonnasses et se frottouillent en évitant soigneusement les endroits stratégiques, euh...

C'est fou comme on a envie d'y croire !

J'ai donc vécu tout cet épisode comme une obligation : l'obligation de me taper les états d'âme de Thirteen dans toute sa splendeur pour avoir droit à mes quelques scènes jubilatoires. Je ne vous raconte même pas les cris de haine du Dark Side à côté qui n'a pas manqué de ponctuer chaque scène de l'affreuse de huées et autres sifflements. Ca aide pas.

Donc, Thirteen, on s'en bat les miches, mais bien. Personnellement, elle a réussi à me rendre hautement sympathique la jeune Cameron qui est d'une classe folle, à côté, avec ses petits airs modestes et sa blondeur de jeune soubrette.
C'est sûr, Cameron ne va pas mourir, elle. Même si une petite fois, elle nous a fait un gros coup à la Thirteen en débauchant Chase. M'enfin le résultat c'est qu'elle est toujours maquée avec. Donc bon.
Non, Thirteen, elle, est en pleine spirale d'autodestruction. Franchement, on l'avait pas vu venir du tout. Donc Thirteen se tape tout ce qui passe, surtout si ça a une ébauche de paire de nibards. Non passque vu l'épaisseur de la chose, doit pas y avoir gros dans le soutif.

Wouah. Super hot, la scène.
Donc on s'en branle copieusement. Oh et puis le petit côté blessé là, quand elle découvre qu'en fait, la nana n'en avait après elle que pour se faire admettre par House. Ah ah ah, super crédibeul, hein.
Sans parler des yeux rouges et de l'air troublé qu'elle nous trimballe, ah, bref. Je sens qu'on va parler d'autre chose, là.

Parlons donc du retour de Wiwi. Pour fêter l'évènement, House fait les choses en grand. Une petite blague bien potache, oh, au poil ! Il a juste un tout petit peu démonté son fauteuil. Quitte à le guetter toute la matinée pour le surprendre enfin à terre. On ne l'a jamais vu aussi surexcité.

House : Oh my goodness ! I played a practical joke on my best friend and he's badly injured !

On notera quand même la délicate attention du bourreau : une petite viennoiserie juste à côté de l'endroit où Wilson à chu. Et même pas il essaye de la lui reprendre. C'est dire s'il est heureux, ce vieux sacripant.

Mais attention, Jean-Claude ! Wilson dévore la friandise à belles dents et ça, c'est super chelou, surtout quand il prétend arriver en retard à cause d'un repas bien tassé de la veille. House tique. C'est l'occasion de sortir son atout : Lucas Douglas.

On s'énerverait presque de le voir repartir dans ses vieux travers alors qu'il a récupéré Wilson, mais ce qu'il se passe est tellement drôle qu'on n'y arrive même pas.
D'abord, les voilà surprenant une dame de... petite vertu débarquant chez Wilson. Comme c'est étrange.

Ensuite, interrogeant lourdement Wilson genre "je m'intéresse à toi, James", House parvient à lui arracher la vérité : oui, Wilson fréquente. Il a rencontré sa nouvelle élue, une ancienne prostipute reconvertie dans les études de droit. Comment s'en étonner ? Si House retombe toujours dans ses vieux travers, pourquoi pas Wilson ? Wilson, le sauveur de l'humanité. Wilson qui remet dans le droit chemin même ceux qui ne le veulent pas. C'est du Wilson tout craché. De quoi galvaniser le sick bastard. C'est formidable. Son Wiwi est de retour et il n'a pas changé. Eh bien puisque c'est ça, House va le sauver, son Wiwi, oui, il en fait le serment. Enfin presque.

Pendant ce temps, la Thirteen nous emmerde royalement, se fait virer par House parce que bon, elle est un peu bonne à rien en plus d'être d'une ambition qui frise l'indécence. Grand seigneur, House lui confie quand même la charge d'annoncer à la patiente qu'elle va crever. Ce qui lui vaut une petite réplique bien sentie.

Thirteen : I know what it's like to get this news. And no one should have to get it from you.

C'est pas faux.
Mais bon, on sait à quel point l'affreuse aime se contempler dans le miroir que lui renvoie la personne qu'elle a en face d'elle. Alors d'un seul coup, cette future morte qu'elle n'aurait jamais gardée dans son plumard prend un tout nouvel intérêt à ses yeux. Ce qui nous vaut une scène d'une vacuité fascinante, avec la petite musique qui va bien. Sans déconner, on en a hurlé de rire tellement c'était mauvais.

Mon House, pendant ce temps-là, est perplexe. Enfin disons qu'il reste perplexe pendant environ deux secondes et demie. Mandaté pour fouiller les poubelles de Wilson, Lucas vient lui en présenter le contenu.
Et c'est du lourd.

Et c'est là qu'on capte tout. Oh my God, Wilson, you are BRILLIANT !

House : You're back. Genius !

La gueule ! La gueule de Wiwi !
Vous voyez, CA, c'est quelqu'un qui sait jouer ! CA, c'est un bon acteur !

Wilson : I'm actually kind of insulted. No way I'm a drug addict, but you completely buy that I fell in love with a prostitute ?
House : You played to your strengths. By which I mean you played to your weaknesses. Oh my god. You invoked your dead girlfriend's name to sell me ! You're my hero !

Voilà, donc je ne vous cache pas que ce petit jeu a sauvé l'épisode à mes yeux. De même que l'inquiétude déguisée de House... qui nous apprend quand même que la première femme de Wilson avait une jambe de bois ! Ah, sacré Wiwi.
N'empêche, c'est très chou de voir que House continue à s'interroger sur l'emploi du temps de Wilson. Ce besoin d'être rassuré, c'est vraiment symptomatique. Et Wilson est très intelligent d'accepter de céder et de tout déballer, sachant que de toute façon House finira par découvrir le pot-aux-roses.

En attendant, il découvre que le squelette sur pattes ne va pas crever, ce qui évidemment n'arrange pas Thirteen. Trop dommage.

House : Another life saved by girl on girl action !

Dans un élan de démence, le voilà qui récupère Thirteen (concert de hurlements des deux louves sur le canapé).
J'en étais sûre, cela dit. Ptain, mais qu'elle crève, merde.

Sinon, j'ai bien aimé Foreman, en parallèle avec Thirteen qui se crame tant qu'elle peut. Foreman, toujours tiré à quatre épingles, qui diagnostique mollement quand il le faut et qui, il faut bien le dire, ne sert pas à grand-chose si ce n'est à contrôler ce qu'il y a à contrôler, grillé comme il est depuis la saison 1 par la simple proximité du grand maître.
Seulement voilà, Foreman se rend compte qu'en fait, House ne s'intéresse pas à lui, n'enquête pas sur lui comme il le faut sur les autres... tout simplement parce qu'il n'y a rien à découvrir.

House : That's because you haven't done anything stupid, spontaneous or even vaguely interesting since you were seventeen. And that's just saaad.

C'est surtout un tout petit peu vexant.
La conversation qu'il a avec Chase est d'ailleurs magnifique. Du Chase dans toute sa splendeur, d'une désinvolture révoltante, comme on voudrait le revoir plus souvent.

Foreman : Do you think… I'm boring ?
Chase : Yes.
Foreman : You're saying that just to screw with me.
Chase : Yeah. Why would you expect anything else ?

Foreman : I expect House to pull my string, I expect Cameron to make me feel better, I expect the new team to kiss my ass, and I expect you to be honest, 'cause you don't give a crap.
Chase : Yes, you're boring. That speech was boring.
Foreman : Thanks so much.

Il est donc tout à fait logique que ce même très ennuyeux Foreman se tourne vers son parfait contraire, c'est-à-dire l'infâme Thirteen. Maintenant, qu'est-ce que ça va donner, aucune idée. Et relativement rien à foutre.

Parce que d'un autre côté, oh mazette ! Sur instruction de Wilson, voilà mon House débarquant en plein magasin de layette pour surprendre Cuddy en train de choisir un berceau.

House : OH MY GOD ! You guys shop here too ?

C'est là que... ptain, j'en reviens toujours pas... Cuddy lui annonce fièrement qu'elle adopte un bébé...

Et qu'il se produit le truc le plus dingue que j'aie vu cette saison, à savoir ça :

Ca y est ! Elle a enfin réussi à le moucher !
Même pas une petite réplique cinglante, une petite blagounette vasouillarde ? Ben non, rien. Traîne-la-patte s'en va sans même finir sa phrase.
Oh, il reviendra. Plus perfide que jamais car... les choses changent, et ça, ça ne lui plaît pas du tout. Et dire qu'il venait tout juste de récupérer son Wilson. Pauvre House. Les gens ne pensent donc jamais à lui.

Bon, cette fin est parfaite, mais quand même ! C'était une vraie purge, cet épisode !
C'est que son Huntington, là, c'est que ça peut durer des ANNEES ! Et puis d'abord, la gonzesse elle bosse dans un hosto, et pas un pelé pour lui suggérer de se faire suivre pour sa maladie, ne serait-ce que psychologiquement ? Ca ne lui vient même pas à l'idée, à cette tarte ? N'importe quoi.
De toute façon, il était déjà sous-entendu qu'elle se tapait tout ce qui bougeait avant, donc on voit vraiment pas pourquoi on s'inquiéterait pour elle. Et d'abord, qui a dit que c'était mal de se taper tout ce qui bouge ? Qui a dit qu'il fallait être condamné pour faire ça ? Bref... N'im-porte-quoi.

 

504 : Birthmarks

C'est très marrant car avant de regarder cet épisode, avec le Dark Side, nous évoquions les origines de notre amitié. Enfin, surtout moi vu que le Dark Side ne se souvient pas du tout de comment cette chose étrange est arrivée. Pensez-vous, c'était il y a au moins... pfiou ! Deux ans ! (A moins que ce ne soit parce que je suis une prédatrice hors pair et qu'elle n'a rien vu venir... à l'instar d'un James Wilson qui n'a pas compris, jadis, que si Gregory House lui rendit le service de lui payer sa caution, c'était pour mieux se l'approprier. Hé, hé, hé. )

Bref, le père du sick bastard est mort et de toute évidence, il n'en a strictement rien à battre. On se dit qu'il doit habilement cacher sa peine. En fait, même pas. Là tout de suite, il s'en fout comme d'une guigne. Sous l'oeil médusé des Kids qui s'épuisent à lui dire d'appeler sa mère, de rentrer chez lui, d'aller à l'enterrement. Ces enfants n'apprennent donc rien ?

Enfin, le temps d'aller se faire tousser dessus par la patiente du jour, une Chinoise de 25 ans adoptée par une famille américaine (quatre parents et pas un foutu de lui apprendre à mettre sa main devant sa bouche) et Cuddy débarque, toute seringue dehors, des fois qu'elle aurait le SRAS ou autre maladie contagieuse. Allez hop, déballez-moi cette fesse de rien du tout et que ça saute.

(Peut mieux faire.)

Et là, qu'est-ce qu'il fait, le House ? Il s'effondre, ma foi. Uh, uh, uh. Et quand il se réveille, il est dans une voiture. Avec Wilson qui conduit. Et qui lui sort cette phrase formidable : "I am not doing this because I care."

Mais déjà, les rouages du plan le plus démoniaque jamais mis sur pied sont en train de se mettre en branle dans le cerveau de House. Oh là là, il va en avoir pour son argent, le Wilson !

C'est ainsi que commence une véritable partie de ping-pong digne des plus grands. House veut pisser ? Pas question de s'arrêter.

House prétend ouvrir les vannes directement dans la bagnole de Wiwi ? Qu'à cela ne tienne, il a changé les tapis en prévision ! Le portable ? Strictement contrôlé par le chauffier. J'ai failli exploser de rire quand a retenti la chanson des Hanson. Mettre ça en sonnerie pour les Kids, c'est brillant.

House : My ringtone for you is Dancing Queen by Abba.

Sur le papier, Wiwi est donc supposé charrier House jusqu'à l'enterrement de son père afin qu'il y prononce l'éloge funèbre. Hem. Il a de l'espoir, le Wiwi. Et surtout, il se fait un petit peu balader. Troquant la canne du boiteux contre la promesse de s'y rendre, il omet de fixer des limites temporelles. Aussitôt l'objet en main, l'infâme s'en sert pour lui faire paumer les clés de la voiture dans la grille qui se trouve juste en dessous.

House : I said I'd go to the funeral. I didn't say when.

Perso, j'en peux déjà plus de marrade. Mais alors voir Wilson mouliner sa petite lampe de poche pour récupérer le trousseau, la filer à House pour qu'il la tienne, et voir ce fumier la flanquer à travers la grille aussi...

Puis Wilson en extraire une DEUXIEME du coffre... alors là, sérieux, j'en pleure encore de rire. C'est du grand comique. Et la gueule fermée de Wilson, bien au-delà de l'exaspération, est fabuleuse. Presque autant que celle de House qui n'arrive pas à être étonné de le voir équipé d'une deuxième lampe de poche. S'ils ne se connaissaient pas aussi bien, ce ne sera pas à moitié aussi drôle.

House : Come on, forget the keys. Call a locksmith. We'll go inside and play "guess that smell" with the truckers while we're waiting. Join me on the dark side.

Mais non, le Wilson fait de la résistance. Pour rien au monde il n'avouerait qu'il s'éclate, qu'il prend un pied d'enfer, que la vie est trop chiante sans un emmerdeur de génie tel que House pour lui donner un peu de relief. Wilson se fait désirer et il a bien raison. Alors House enclenche la deuxième. Et lui lâche une bombe. Il n'est pas le fils de son père.
A mes côtés, le Dark Side souffle. Etouffe un "n'importe quoi". Mais moi, je SAIS qu'il a raison. Parce que découvrir à douze ans qu'il est le petit bâtard d'un ami de la famille, ah ah ah, ce serait grandiose. On ne parle pas de n'importe qui, là, on parle de House. House l'enquêteur surdoué, le fin analyste. Il ne peut pas s'être planté sur un truc pareil.
Mais avant de revenir là-dessus, arrêtons-nous donc quelques instants au poste de police où Wilson se fait traîner suite à une canne volontairement égarée du côté de l'accélérateur. Je vous dis pas les hurlements déchaînés lorsqu'on apprend que Wiwi est recherché en Lousiane. Wiwi ? Recherché ? Pour vandalisme ? WHAT ?!

Mieux encore, House est au courant ! Et pour cause ! C'est lui qui, à l'époque, l'a sorti du guêpier. Alors comme ça, Wiwi s'était un peu agacé lors d'une convention de médecins et avait jeté une bouteille sur un miroir ? On parle bien de NOTRE Wiwi, là ???
Bref, voilà, nous avons enfin les origines de cette étrange amitié. House se faisait sans doute chier, ce jour-là, cherchant sa prochaine victime. Et il l'a trouvée dans une cellule. C'est magistral.

En attendant, ça arrange bien House de devoir raconter cette longue, trèèèès longue histoire. Tic tac tic tac. Alors forcément, quand le flic décide de les relâcher parce que l'enterrement d'un collègue marine, merde alors...

Flic : You can go.
House : What ? He's a fugitive of justice !

Bref, je soupçonne également House de vouloir faire traîner parce que ce mini-road movie avec Wilson, en passant par la case prison pour remonter aux origines de leur amitié, merde, c'est quand même précieux, quoi. Finalement, ils arrivent quand même à destination.

Il est temps pour House de payer un ultime hommage à celui qui l'a (mal) élevé. On s'attend au pire. Ben on a bien raison. Ca part dans tous les sens. D'abord, le sick bastard reconnaît son géniteur potentiel. Et là, la réplique de Wilson m'a valu de véritables aboiements de rire.

House : Oh God, he's here.
Wilson : Who's here ? The one you're pretending is your father ? Good pick, he looks like Sean Connery. So back, when you were devising this fantasy, did you tell your father : "Dad, I refuse to recognize your existence because I have chosen James Bond as my dad."

En tout cas, House va donc faire son petit laïus improvisé devant le cercueil ouvert de son "père" (ce qui est répugnant).

Sous l'oeil terrible de Wilson, prêt à bondir en cas de dérapage. Autant dire qu'il est dans les starting-blocks... et qu'il a bien raison.

House : There's a lot of people here today. Including some from the Corps. And I noticed that every one of them, is either my father's rank, or higher. And that doesn't surprise me. Because if the test of a man is how he treats those he has power over... it was a test my father failed. (Ouille.) This man you're eager to pay homage to, he was incapable of admitting any point of view but his own. He punished failure, he did not accept anything less than... He loved doing what he did, he saw his work as some kind of sacred calling, more important than any personal relationship. (Tiens donc.) Maybe if he'd been a better father, I'd be a better son. But I am what I am because of him, for better or for worse. I just... I just wish...

Oh, come one ! Comme s'il allait pleurer, là, maintenant ! Je n'y ai pas cru une seconde. Pas plus qu'au pauvre schmoutzi qu'il prétend poser sur le front du macchab'.

Non, en vrai, cet enfoiré qui ne respecte rien est juste en train de découper un morceau du mort pour faire un test ADN !

Wilson : Put it back.
House : Well, he's not going to miss it.
Wilson : I'm done enabling. You can't even let them put him in the ground without making it serve your agenda ?

Et alors là, attention, ça pète sévère. Le grand nettoyage de printemps. Et House a mille fois raisons quand il dit que Wilson est terrifié à l'idée de le perdre lui aussi. C'est chiant, mais c'est vrai. Et c'est pas en flanquant une bouteille à travers un vitrail que ça changera quelque chose. Au contraire. Je trouve excellent que Wilson arrive à se mettre dans un état pareil pour réaliser que, bordel, il ne s'était pas éclaté comme ça depuis des mois. Peut-être même que ce sont ces quelques heures avec House qui le ramènent vraiment à la vie. C'est vraiment chou. Faut dire que hé, il s'est quand même donné du mal, House, pour le divertir. Je ne l'avais pas vu aussi puéril depuis de nombreux épisodes. Et c'est un bonheur de le voir faire sa tronche de sale gosse.
Enfin, la bouteille est balancée, la boucle est bouclée. C'est presque comme un remariage. Comme s'ils prononçaient les mêmes horribles voeux qui font d'eux un couple de potes complètement dysfonctionnel et boiteux, mais qui à sa manière toute tordue parvient à progresser. Je trouve ça brillant et terriblement émouvant. J'adore, tout simplement.
Et j'adore que Wilson finisse par s'y soumettre et en accepte les règles. Ouais, putain, c'est chaud, ce genre d'amitié, on se prend souvent des claques dans la gueule, mais qu'est-ce qu'on se marre.

Très mignon, ce petit point qu'ils font, après la bataille.

Pendant ce temps-là, on a quand même une Chinoise pas très fraîche à soigner. Avec ça, alcoolique au dernier degré, au point qu'après quelques heures sans avoir eu son canon, elle se met à trembler comme la feuille. Dommage que tout cela ait été un peu englouti par l'intrigue House/Wilson parce que tout l'aspect enfant adopté était passionnant. La pauvre nana, adoptée par des Américains soi-disant stériles et qui se retrouve avec trois petits frères et soeurs pondus par ces mêmes Américains stériles, déjà, à la base, euh...
Ensuite, c'était aussi l'occasion pour Kutner de se sentir impliqué, en tant qu'enfant adopté à neuf ans par une famille d'Américains, lui aussi.
Bon, c'est pas une nouveauté, mais je l'aime décidément beaucoup, avec son regard toujours un peu détaché sur tout, et néanmoins très franc du collier.

Ca m'a beaucoup amusée de voir les Kids galérer pour décrypter une demi-métaphore balancée par le patron au téléphone. Jusqu'à aller débaucher Cameron et Chase (qui n'a pas vu un peigne depuis des mois) pour leur demander leur avis. Ils m'ont fait de la peine, il fallait vraiment qu'ils soient aux abois pour ne plus se concentrer sur les symptômes mais sur la parole divine.

Finalement, la réponse, c'est bien sûr House qui la rapporte. Terrible. Des aiguilles enfoncées dans la fontanelle du bébé fille dont les parents ont essayé, en vain, de se débarrasser en Chine. Et qui bougent lorsqu'elle soulève le gros Bouddha qui contient un énorme aimant.

Tout simplement brillant. Et il n'y avait que House pour trouver ça. L'ironie du sort, c'est que sans ces aiguilles, elle ne serait sans doute jamais devenue alcoolique. Pauvre famille.

Au final, Wiwi décide donc de revenir. Grand soupir de contentement car franchement, il me manquait beaucoup.

House : If you're coming back just because you're attracted to the shine of my neediness... I'd be ok with that.

Aaaaaaw.

Wilson : I'm coming back because you're right. That strange annoying trip we just took was the most fun I've had since Amber died.

C'est adorâble.
D'autant que Wilson est obligé de se montrer admiratif. Le résultat du test ADN est là. Et House avait raison. Curieusement, c'est là qu'il se mange le contrecoup. Et que le fait que son père n'ait pas été son père ne change rien. Ca ne change rien à ce que sa présence dans sa vie a fait de lui. Et ça ne l'empêche pas d'avoir organisé sa vie autour de ça, autour de ce rejet et de cette mésentente. Finalement, il est ce que ce père, vrai ou pas, a fait de lui, exactement comme il le disait dans son éloge funèbre de carnaval. Ca fait un peu peur. Même pour Gregory House.

House : Wilson ?
Wilson : Yeah ?
House : My dad's dead.
Wilson : Yeah. My sympathies.

Eh ben ça fait drôlement du bien quand même !
House enterre un père et ressuscite une grande amitié. Sacrée journée, dites donc.

 

Peux pas m'en empêcher...

Sachant que je n'ai même pas encore vu Lucky Thirteen... la promo de Joy, l'épisode de la semaine prochaine... HEEEEM !



Et parce que je suis sûre que vous n'avez pas bien vu, là, juste en dessous, LA capture d'écran.

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