Le blog de La Sorcière
 

103 : The ghost network

Bizarre. En fait, cette série me plaît quand même bien et j'ai dû mal à comprendre pourquoi étant donné que je suis comme mystifiée devant.
J'ai fait des études de pseudo-lettres, moi, j'y bite rien à leurs trucs scientifico-scientifiques. Ca ferait un bon prétexte si je n'avais pas vaguement l'impression que même si j'étais scientifique, j'y biterais rien non plus. Moralité, je suis bien perplexe et je n'arrive pas à me décider à larguer définitivement cette série. Que faire ? A part glousser comme une grosse poule quand Walter découvre les joies du vibreur sur le téléphone de son fils et soupirer devant les gros plans sur Joshua Jackson ? Ben rien. Je me résigne. Je continue Fringe. Même si j'y bite vraiment rien.

Autre éventualité : comme beaucoup de mes contemporains, j'aime me foutre la trouille devant des fictions qui m'évoquent des choses. Non parce que d'abord le coup de l'avion qui part en quenouille avec le plein de passagers innocents puis l'autobus bourré à craquer de braves anonymes victime d'une étrange attaque au gaz solide, je ne veux pas dire, mais ça tape en plein dans ces terreurs aujourd'hui bien solidement implantées dans l'inconscient collectif par les journaux télé et autres docu-fictions catastrophisants.

C'est redoutablement d'actualité, et ne serait ce petit truc en plus qui fait une partie de l'intérêt de la série, à savoir le mystère mystérieux, je dirais que c'est purement de la série bien vicelarde post 09/11.

Malgré ça, je me surprends à bien aimer cette petite équipe de bras cassés, la blonde, la brune, le vieux fou et le beau gosse. Je les trouve mignons avec leurs machines du diable et leurs petites soirées piano.
S'ils se sortaient un peu les doigts du derche, ils pourraient sacrément déchirer, voire devenir la bande de hors-la-loi la plus redoutable du far-west. Apparemment, c'est pas encore au programme, mais ils devraient envisager. Surtout qu'avec le Walter qui se fait ses propres médocs et qui se la joue Rain Man quand il est pas en train de farfouiller dans la tête des gens, il y a de quoi faire.

Par contre, l'Olivia, nom d'un chien, elle mérite vraiment sa place dans le top-sorcière de la boulettitude. Je veux bien qu'elle vienne de perdre son coéquipier et amant et que ça l'émeut quand ça arrive aux autres, mais enfin, chère enfant, tout triste que cela soit, il faudrait peut-être voir à ouvrir un peu ces grands yeux lourdement ourlés de mascara et arrêter de se laisser enfumer par le premier venu.
En même temps, ce serait dommage de ne pas la manipuler, celle-là, visiblement elle adore ça.
Ca tombe bien, la vioque de Massive Dynamic adore raconter des salades en plus de se la péter que c'est pas sa faute si sa boîte est au top de la topitude en matière de substances mystérieuses qui pourraient faire exploser la planète. Ben voyons.

Du côté du jeune Peter et de sa ravissante ride sur le front, mmmmmh.

Le jeune Peter est traqué, c'est intéressant. Et le jeune Peter ne veut pas nous dire ce qu'est devenue sa reum. Re-mmmmh. En revanche, le jeune Peter est tout à fait disposé à nous raconter qu'à neuf ans, il voulait faire brontosaure, plus tard. A mon avis, vu la manière qu'il a de crocheter une serrure, à treize, il voulait faire Arsène Lupin.

Quant au vieux, il est toujours exceptionnel de flippe et de rigolade. Moi, il m'éclate trop et j'en ai presque honte tellement je me dis que ce type, ça pourrait bien être une sorte de Fritz Haber. Brrr.

Bon, et le final trop WTF...

Gentlemen, we can rebuild him ! Or... can we ?

 

102 : The same old story

Hop, une petite review assez tardive d'un épisode vu il y a pfiouuuu, des semaines, donc forcément un peu expéditive car je n'en ai pas retenu grand-chose. Sinon qu'avec ce genre de série scientifico-mystérieuse, il y a moyen de faire du grand n'importe quoi.

Toujours est-il que j'ai quand même grandement envie de voir la suite. J'ai été interrompue par une vampirisation intensive et pas question de se laisser bouffer tout cru, pas vrai ?

En tout cas, avec les moyens qu'il y aujourd'hui, on peu faire du très spectaculaire, en matière de série scientifico-mystérieuse. Le coup de la grossesse-minute, ma foi, c'était super spectaculaire, pour une entrée en matière. Et tout à fait flippant, exactement ce que j'attends de Fringe. (Ca, et Joshua Jackson à moitié nu.)

Le coup du nouveau-né qui meurt de vieillesse, ça m'a bien coupé la chique pendant quelques minutes.

Voir Walter Bishop se pencher dessus avec délectation, ça me l'a recoupée derechef.

De toute façon, ce personnage, c'est du pain béni pour une série télé. Fêlé, désopilant, incontrôlable, complètement imprévisible, d'allure parfois tellement inoffensive...

... mais capable de devenir parfaitement terrifiant lorsqu'on apprend qu'il a fricoté avec des gens peu fréquentables et que certains de ses anciens collègues ont très peur de lui.
Et puis le duo avec le jeune Peter fonctionne divinement bien. Faut dire que euh...

Voilà, voilà.

Bref, tant que Walter Bishop met son génie au service de la communauté, on ne va pas se plaindre. En revanche, là où ça se corse, c'est quand on imagine ce genre de gaillard lâché seul dans la nature, voire oeuvrant pour les forces du mal. Car sous son air bonhomme, ben c'est pas non plus le Docteur Emmett Brown, hein.
A l'ombre de cet original de père, le jeune Peter "j'ai tout vu, j'ai tout fait" va sûrement apprendre un paquet de choses. Dommage, dans cet épisode, il passe à côté d'un grand mystère : comment faire repartir le coeur d'un type en arrêt cardiaque grâce à de la cocaïne. Voilà. C'est ça, Walter Bishop. Houra. Houra.

Bon, quelques trucs franchement pas très ragoûtants en plus d'être complètement fantaisistes. Genre ça :

Dear God.

Et euh, alerte.

Oui, la blonde Olivia conserve toujours son statut de plante verte douée de parole. D'ailleurs, je ne comprends pas pourquoi The Company veut l'embaucher. Cela dit, sa réplique à son patron quand elle lui parle de ça est presque bonne.

Olivia : She offered me a job.
Broyles : And what did you say to that ?
Olivia : I told her you were going to give me a raise.

Et alors, les paris sont ouverts sur le passé médical de Peter. Clone ? OGM ? Supersoldat ? Extra-terrestre ?

Walter : If you've read my file, then you know the truth about Peter's medical history. I've been meaning to ask you...
Olivia : Walter. There was no mention of any medical history. Just his birthday.
Walter : Oh. Uh... I was going to ask you to keep it between just the two of us, but... I suppose then there's no need.

Alors, jeune Peter. Quel est donc ton secret ?

 

101 : Pilot

A y est. J'ai vu le pilote de la série la plus attendue de la rentrée. Et vous savez quoi ? Quelques heures après, je reste plutôt emballée. Oui, oui, j'en suis la première étonnée, je vous rassure.

Alors, je ne vais pas m'amuser à faire une review linéaire de ce double épisode d'introduction, d'abord pour une raison très simple : j'ai pas tout compris. Oui, ça peut être un souci, je le reconnais.

Et comme je n'ai pas envie de me dire que c'est parce que j'ai la tête remplie de courants d'air, je préfère penser que c'est du Abrams, quoi.
En revanche, je peux lister ce qui m'a plu. Première chose : Abrams voit grand ! Et j'avoue que curieusement, ça me plaît, même si monsieur se la pète très légèrement au passage. Mais même si je finis souvent par avoir envie de lui coller ma main dans la figure, là, je dois reconnaître que son pilote tient très bien la route. La réalisation est vive, les décors bien exploités, l'esthétique et la mise en musique troublante, l'intrigue mystérieuse à souhaits et il n'y a aucun temps mort.

Ensuite, un casting au poil, ou presque. Alors là, je ne m'étais pas trompée, le jeune Joshua Jackson, fioulouloulou !
Tout de suite dedans, le garçon. Il endosse à merveille le rôle de Peter Bishop, un jeune homme au QI tellement élevé qu'on se demande comment il arrive encore à marcher.
Ce qui est intéressant chez ce genre de personnage, c'est qu'en général, dans leur monde, il n'y a aucune règle. Ca a l'air d'être le cas pour Peter Bishop qui s'entoure d'un mur d'arrogance assez spectaculaire. En tout cas, son apparition à l'écran m'a coûté un "WOW" massif. Il est diablement canon.

Il m'a l'air d'être de ces acteurs capables de pouvoir compenser un physique relativement juvénile (ouh les bonnes joues !) par leur classe naturelle. Rah. Joshua...

(C'est moi ou on a des petits airs de Ewan McGregor ?)

Et rien de tel pour contrebalancer la présence d'un jeune génie aux yeux brillants que celle d'un savant fou qui moisit à l'asile depuis 17 ans. A.k.a. : DADDY !

(Radovan ? Oussama ? )

Ce n'est pas une surprise... quand on a vu John Noble incarner Denethor le fol dans le Seigneur des anneaux, on sait qu'on tient là un acteur de poids. Et il fallait bien ça pour porter ce personnage énigmatique mais fascinant, parfois même loufoque. Et vite attachant.

Aux côtés de ces deux gaillards, il y a Olivia Dunham, agent du FBI... là, ça se gâte un poil. On se demande un peu pourquoi être allé nous chercher ce qui ressemble un peu à une Cate Blanchett du pauvre qui parlerait avec les dents. Comme c'est le personnage central, il va falloir y aller franco, jeune fille.

Du côté des personnages secondaires, il y a du lourd aussi. Notamment lui, là.

Monsieur Abaddon. Bonjour !
Voilà, donc ce qu'il y a de bien avec ce genre d'acteur, c'est qu'avant même d'ouvrir la bouche, on sait qu'il va foutre la merde.

L'histoire ? Un avion, bien sûr, sinon ce ne serait pas du J.J. ! Un avion en provenance de Hambourg. J'en profite pour remarquer qu'ils auraient pu se payer les services d'un vrai Allemand pour écrire les dialogues, parce que franchement, c'est moyen.
Et donc, à bord de cet avion, il se passe des trucs horribles. Les gens meurent tous. Et ça ressemble à ça.

Ouh là, mais ça fait très peur malgré les fils !!!

Une mystérieuse substance fait donc muter les victimes. Une sorte de terrorisme inédit dont est rapidement victime le mec d'Olivia, lui aussi agent du FBI. Et c'est pas beau à voir. La peau transparente, là, ewwwww.

Du coup, l'enquête prend un tournant très personnel pour la blonde Olivia. Direction Bagdad (?!) où elle part débaucher le jeune Bishop. L'occasion pour moi de trouver ces inserts particulièrement originaux... et presque aussi flippants que le générique de Lost à ses débuts.

Ce qu'Olivia veut, c'est faire sortir le père de Peter de la cellule où il moisit depuis 17 ans car elle est persuadée que ses travaux peuvent lui permettre de sauver John. Et c'est le cas. Jusqu'au moment où l'on découvre que John était bien plus impliqué qu'elle ne le pensait. Et qu'il meure en sous-entendant que le mystérieux "Abaddon" en sait plus qu'il ne le dit, lui aussi.

Forcément, une nouvelle série de J.J. Abrams ne serait pas complète si on n'y sentait poindre un complot de grande ampleur. Là, il va s'agir de découvrir ce qui se cache derrière la société Massive Dynamic, dont une des exécutives est une lointaine parente de Steve Austin.

Bref. Tension, mystère, action, fantastique, le tout empaqueté dans une heure vingt de programme très soigné et rudement efficace. Il y a moyen de faire du très grand si J.J. ne se prend pas les pieds dans le tapis et n'oublie pas d'explorer un peu le passé visiblement riant de la famille Bishop. J'ai adoré quand Olivia dit à Peter qui appelle lui-même son père par son prénom : "You're the only one who speaks Walter."

Je suis curieuse de découvrir ce que ces trois-là vont pouvoir faire ensemble. C'est une association plutôt étonnante et peu conventionnelle. Au moins.

(Et je suis aussi curieuse de savoir si je vais réussir à capter quelque chose, parce que du côté de Lost, il y a un moment que j'ai renoncé. )

Bref, je serai là pour la suite !