Le blog de La Sorcière
 

304 : All in the family

Un épisode un petit peu en dessous mais qui a le mérite d'explorer un peu plus la famille et en particulier la fratrie et les relations entre poussins d'une même couvée. A commencer par les Prado qui se mettent à nous gonfler gentiment. Le Ramon, là, je peux pas, j'ai juste envie que Dexter lui enfonce une petite aiguille dans le cou (qu'il a fort épais) et nous l'expédie les pieds outre. Mais ce serait faire outrage à son nouveau copain le procureur, dont il a d'ailleurs déjà refroidi le cadet. Ah tiens, ça ferait le Grand Chelem s'il les liquidait tous les trois !

Bref, ça manipule en tout sens, et heureusement que Cody et Astor sont là pour nous divertir un peu et tirer une tronche de trois pieds de long quand Dexter leur annonce l'arrivée prochaine du petit frère ou de la petite soeur. Wééééé, trop contents, les mouflets !

On piétine également dans la mini-intrigue qui entoure le mystérieux Quinn. J'avoue que j'ai du mal à me passionner pour ça parce que je ne comprends pas où on veut en venir. Je le trouve tour à tour sympathique et effrayant, cet indien-là. Outre qu'il a des yeux à tomber.

En tout cas, c'est un manipulateur né, avec sa voix de velours bien posée et sa gueule d'ange. Méfiance. Etant donné l'intérêt qu'a l'air de lui porter la dénommée Yuki-la-chieuse, mmmmhhh...

Pareil, le Batista, là, à se faire pincer par une fliquette déguisée en asphalteuse, pathétique. J'en avais honte pour lui. Puis le petit couplet chuis un bon gars qu'a pas d'chance. Ok, c'est bon, au suivant, please.

On retombe un peu dans ce qui me soûlait dans la première saison, les petites incursions dans la vie privée des personnages secondaires. Je les aime bien, mais pas au point de vouloir savoir où ces messieurs vont fourrer leur braguette. Alors à moins que cela ne vienne s'accointer avec l'intrigue principale, ranafout' !
D'autant que l'actrice, là, on l'a tellement vue partout que j'ai juste envie de la flanquer à la poubelle.

Pour en revenir à notre héros, je suis sûre que vous aussi, vous avez eu une petite poussée de plaisir pervers en le voyant fracasser des crânes factices pour l'enquête du jour.

Moi, en tout cas, j'ai adoré. Tout autant que lui.
Au final, cette enquête du jour où il s'avère que c'est une fausse fiancée qui a fracassé le crâne du gars avec lequel elle s'est inventée toute une vie de conte de fées fait bien mouliner la cervelle de Dex. Ca plus les bons conseils de son meilleur copain.

Et après avoir fait une demande en mariage complètement foireuse à Rita en début d'épisode, cette fois, c'est avec un vrai discours enflammé qu'il vient demander la main de toute la petite famille.

Réponse de Rita : yes, we will marry you.

Pas évident de comprendre ce qui se passe dans la tête de Dexter à cet instant précis. Est-ce la découverte que contrairement à la pauvre fille qu'il a aidé à mettre en taule, il n'a pas besoin de s'inventer une vie de conte de fées puisqu'il l'a, là, sous la main ? Est-ce aussi le fait qu'un mariage et un enfant font de lui un type encore plus respectable et contribuent à le rendre plus invisible qu'il ne l'est déjà ? Est-ce tout simplement le fait qu'il se rend compte, tout a fond de lui, qu'il aime ces enfants comme les siens ? Ou pas ? Bref, c'est pas facile de lire en lui tellement il est bon acteur, avec son entourage et avec lui-même. Une chose est sûre : oh my God, je n'aurais jamais cru voir Dexter futur papa et marié !
Rien que ça, c'est tout à fait fascinant.

 

303 : The lion sleeps tonight

Bon ben pour l'instant, tout va toujours très bien. Mais c'est vrai que sans trop gamberger, j'entrevois assez bien comment les choses peuvent se dérouler. Après deux saisons, en général, on commence à connaître la chanson. La belle amitié entre Dexter et le seul homme vivant l'ayant vu avec du sang sur les mains va forcément partir en javel, d'autant que le Prado m'a l'air d'être assez mauvais dans son taf. C'est une bonne chose. Si par malheur il avait un malencontreux accident de chasse, il ne manquerait sans doute pas à grand-monde, si ce n'est à Maria qui a l'air elle aussi de le trouver un peu léger sur certains trucs. C'est dire.
J'imagine que le troisième frère, Ramon, va également avoir son rôle à jouer. Il a une bonne tête de tueur, lui aussi. Mais de méchant tueur.

Je dirais même qu'il fout un petit peu très légèrement les miquettes.
En attendant, il en deviendrait presque collant, le Miguel. Et tactile. Ah, ces gens du sud, je vous jure.

Je ne vous le cache pas, moi, j'ai quand même mal à mon Santos. Il n'est pas supposé être franchement sympathique, le Miguel, mais hélas, trois fois hélas, deux saisons de The West Wing et son statut de père adoptif de la Princesse Leia... nan, je ne peux pas résister, c'est trop, je suis faible.
En attendant, il contribue pas mal à la révélation de l'épisode : oui, Dexter est pourvu d'instinct paternel. A sa manière, bien sûr, mais oui. Et probablement que sans le discours un peu confus du procureur imbibé, lui-même ayant grandi dans l'ombre d'un père assez limite, ça n'aurait pas été aussi évident.

Dexter : You grow up and be exactly the man your father moulded you to be and still...
Miguel : Not be good enough !
Dexter : Exactly.

Bref, leur relation continue à s'approfondir et c'est très intéressant. Parce que pour la première fois, Dexter se demande s'il ne s'est pas fait un véritable ami. Evidemment que non, et heureusement qu'il est capable de garder un tel recul par rapport à ça, mais ça nous le fait avancer et c'est bien.

Donc la grossesse de Rita commence à être de notoriété publique et oh my God, la réaction de cette pauvre Deb.

Deb : A baby ? A motherfucking rolly-poly, chubby cheeked shit machine ? Are you kidding me ?
Dexter : I've never heard it described in quite those words before, but yeah.

Dans la foulée...

Pauvre fille. Tout juste bonne à mouiller sa culotte parce qu'elle se fait traiter de puta dans une chanson qu'elle comprend pas. Ptain, Deb, sérieux, rent' chez toi.

Mais donc, Dexter voit dans cet épisode l'éveil de son instinct paternel. Ca met un poil de temps, sans compter les petites réflexions intérieures qui ponctuent cette cahoteuse trajectoire, notamment celle, géniale, qu'il se sort à lui-même lorsque Rita lui demande s'il se souvient de quoi que ce soit concernant les antécédents familiaux.

Dexter : Like mom was killed by a chainsaw, my brother was killed by… well, me ?

Finalement, il faut qu'un danger plane sur la gentille quiétude du cocon familial pour que Dex, en bon fauve père de famille, montre les dents. Soupçonnant un prédateur sexuel d'en avoir après Astor, c'est l'attaque préventive. Et une fois de plus, au diable le code. Le gars n'a jamais tué personne. Harry désapprouverait. Peu importe. On ne touche PAS aux bébés de Dexter.

Dexter : Nobody hurts my children.

Ah, la mine ravie qu'il nous fait en traînant le cadavre dans la cuisine, sans oublier de chaparder le carton de lait pour nourrir ses petits. J'en pouvais plus.

Bref, il ne fera certes pas un père comme les autres mais une chose est sûre, il ne laissera pas ses enfants sans protection.

Dexter : So there it is. I'm going to be a father and raise my child. It's what any good man would do. After all, it's a jungle out there.

En espérant juste qu'en bon papa léonin, il va pas le boulotter aussitôt que Rita aura le dos tourné.

 

302 : Finding Freebo

Est-elle bête, cette sorcière. Il est trèèèès bien, ce début de saison ! Sans déconner, je ne m'attendais pas à pousser des cris perçants comme ça, dès les premiers épisodes. Je me fais violence pour rédiger cette review avant de regarder le suivant, je ne sais pas si je vais réussir à faire ça systématiquement. Rien que l'idée de devoir partir en vacances et de laisser ce pauvre couillon de Dex tout seul pendant quinze jours, j'avoue que ça me fait frémir. Comment il va faire, sans moi, dites ?

Forcément, vu mon goût pour les familles bien névrosées et étant donné l'expérience que j'ai dans ce domaine, je me régale littéralement en voyant le nombre de questions que se pose Dexter, possible futur papa, dans un brouillard complètement terrifiant. Le tueur flippe sa race face à toutes les têtes blondes qui se bousculent dans la salle d'attente du toubib alors que Rita s'apprête à lui confirmer qu'elle est bien enceinte. Ca m'a fait mourir de rire. Lui qui ne tremble devant rien, lui à l'aplomb indestructible, il se liquéfie à l'idée de transmettre à la nouvelle génération sa nature monstrueuse.

Dexter : What kind of father would I be ? After all, I kill people.

Sauf que mon cher Dexter, le fait de redouter ça, justement, prouve que ce ne sera pas le cas. D'ailleurs, et si elle était justement là, la solution au problème ? Une nouvelle génération pour repartir sur des bases saines et laisser derrière soi ce passé empoisonné ? Après tout, c'est probablement la dernière chose à laquelle Harry aurait pensé. Ce serait un pied-de-nez parfaitement magnifique de la part de Dexter que lui prouver que non, il n'a pas besoin de faire semblant d'être normal. Il peut l'être.

Et plus ça va, plus on le déteste, ce Harry qui vient narguer Dexter. Autrefois conseiller de l'au-delà, il est aujourd'hui la petite voix maléfique qui vient rappeler à Dexter qu'il est un monstre.

Et que sa descendance ne peut qu'être monstrueuse elle aussi.

Bon, c'est sûr que mener une vie normale avec un passé pareil c'est effectivement pas gagné.
Du côté de Rita, pardon mais la réponse est aussi limpide que le cristal. Cette nana est la maternité incarnée, peu importe la merde que ça peut engendrer, elle le garde, ce troisième mouflet, c'est tout vu.

(Et lui, au fond, il crève d'envie d'essayer, j'en suis sûre.)

Encore une fois, on va tourner autour de ce thème de la paternité. Miguel Prado, comme s'il lisait dans la tête de Dexter, en rajoute encore une couche en évoquant le sien lors d'un dîner chez lui, un triste sire de la pire espèce. Décidément, il a du nez, ce procureur médiocre. Lui et Dex ont vraiment beaucoup de choses en commun. Trop, sans doute.

Ca en fait peur, d'ailleurs.
Bref, c'est passionnant de voir que dans cet épisode, Dexter ramène tout à sa propre paternité potentielle. C'est assez génial de lui balancer ça dans la tête parce qu'une fois de plus, ça bouleverse entièrement son univers, suffisamment pour lui apporter un nouvel éclairage sur ses activités et de nouveaux questionnements.

Dexter : Their parents must be proud. How much worse could my child turn out ? Do I even want to know the answer to that question ?

Deb, elle, continue à me faire pitié à force de chercher la reconnaissance. Quand elle arrêtera d'essayer de s'élever au niveau de Harry, elle parviendra peut-être enfin à être elle-même. Comme le lui fait remarquer cet étrange collègue qui lui colloc' et qui lui conseille de se mettre au scrapbooking.

Clair que sans son boulot, Deb n'est personne. C'est d'une tristesse... Mais que faut-il donc pour qu'elle commence à exister, cette malheureuse, alors qu'elle ne cesse de se débattre dans son propre néant ?

Bon, à part ça, c'est moi où elle le boufferait bien tout cru, le procureur, la mère Laguerta ?

Ah ah ah, elle me plaît, cette Maria. Ca c'est de la nana au sang chaud, hein ?!

Pour finir et alors là j'en suis restée scotchée sur place : Dex qui enchaîne les boulettes. Retrouvant Freebo beaucoup plus vite qu'il ne le pensait, il décide de lui faire sa fête directement façon fast-food.

Sauf que l'imbécile se fait choper par Prado venu lui aussi régler son compte au meurtrier (!) de son frère.

On ne peut qu'admirer le splendide rétablissement de Dexter qui joue le type sous le choc venant de tuer un gars en se défendant. Ce qui lui vaut les remerciements émus du procureur.

Mais WTF, quoi !

Alors là, franchement, c'est trop la merde. Liquider un témoin pour s'en coller un encore plus maousse sur le dos, c'est du génie ! Oh, si jamais Prado finit par découvrir que c'est Dex qui a tué son frère (et ça arrivera), ça va faire un cirque d'enfer !

 

301 : Our father

Eh ben voilà ! Non mais je vous jure, quelle gourde. Oui mais les frères Winchester, oui mais True Blood, oui mais, oui mais, oui mais... j'ai bien cru que je n'allais jamais m'y remettre. Pourtant, j'adore cette série, j'adore ce personnage, mais à chaque fois c'est pareil, j'ai dû mal à me replonger dedans. Je comprends ça d'autant moins que je me suis incroyablement réjouie en retrouvant ce Dexter rayonnant dans sa nouvelle vie de coq en pâte.

Il mange bien, il baise bien, il bosse bien, et il a tranquillement repris son petit train-train de gentil tueur clandestin, tout auréolé de sa liberté retrouvée. C'est clair que Doakes et Lila écartés, il a les coudées franches pour faire le ménage à sa manière dans les bas-fonds de Miami.

Bref, j'ai trouvé charmantes toutes ces petites scènes de bonheur familial et ça m'a fait bien plaisir de voir que Dex n'a plus besoin de feindre quoi que ce soit avec Rita et les gosses. Il a l'air vraiment heureux de la tournure que ça prend.

Je ne peux pas m'empêcher de me dire que lorsque Rita va vouloir passer à la vitesse supérieure (à savoir faire emménager la chose), ça va coincer. Oui, euh, alors ce soir, chérie, je ne serai pas là, j'ai des choses euh... à faire. Oué c'est ça.
Enfin bref.

Toute ravie aussi de retrouver le reste de la petite troupe. Maria, Angel, Masuka, Deb... tous gentiment réunis pour dévorer les daughnuts apportés par Dexter. S'ils sont pas trop mignons.

Mais voilà, tout va trop bien et il faut évidemment que ce soit le jour de l'anniversaire de Harry que Dexter nous produise sa plus grosse gaffe : tuer un gars par erreur ET de manière spontanée. On devine aisément le trouble que ça doit jeter dans sa mécanique bien huilée de tueur propret. Limite ça doit être tripant pour lui de sortir un peu de son statut de control-freak pour laisser libre cours à son instinct. Hein, Dex ? Avoue, canaille.

Donc joyeux anniversaire, Harry.
Ce qu'il y a de génial, c'est qu'ayant laissé le macchab' sur place, c'est retour de boomerang quasi-immédiat. Enquête lancée, étude minutieuse du lieu du crime. Et cette fois, Dexter ne sachant même pas qui il a tué, ça prend une tournure complètement ahurissante puisqu'il se pose quasiment les mêmes questions que les autres, mais pour des raisons tout à fait différentes.

Bref, la situation est exquise et encore plus tordue que la saison dernière. D'autant que cerise sur le beignet, ce maladroit a refroidi le frère du procureur de Miami, ni plus ni moins. Le procureur de Miami que c'est donc Bara... euh, Matt Santos, notre bien-aimé président américain de The West Wing. Je ne vous cache pas que je vais avoir du mal à m'y faire.

Evidemment car ce ne serait pas drôle autrement, Miguel Prado s'intéresse beaucoup à Dexter, philosophe avec lui, lui demande s'il a un frère (arf), l'invite à la veillée funèbre tandis que Deb, en bonne louzeuse, se fait mal voir d'office.

Leur petit débat sur l'âme des défunts est plutôt marrante. C'est clair que je ne pense pas que Dexter ait envie d'imaginer Harry le regardant de là-haut faire toutes ses conneries, lui qui s'est flingué d'horreur d'avoir transformé son fils adoptif en monstre.
Chose intéressante, une fois de plus, Dexter se détache de plus en plus, volontairement ou pas, de l'ombre de ce père tout puissant. D'abord en enfreignant le code, ensuite en refusant sciemment de rendre hommage à sa mémoire en allant boire un verre dans son bar préféré avec sa soeur. Une double manière de rompre avec l'héritage de Harry. Alors que Deb, elle, vit encore en plein dedans.

Et à force de vouloir faire aussi bien que ce père qu'elle croit modèle, piétine dans sa carrière de petite enquêtrice médiocre pendant qu'Angel, lui, grimpe insolemment les échelons.

Pour en revenir à Dexter, c'est quand même une première pour lui de voir une de ses victimes entourée de tout le tralala traditionnel.

Ca doit être complètement déstabilisant.
Bref, la saison commence bien, pour Dexter ! Une fois de plus, il a une longueur d'avance sur le reste de l'équipe et il va devoir gérer sa gaffe sans compter qu'un autre tueur semble se profiler à l'horizon. Et petit bonus que je n'avais, mais alors pas DU TOUT vu venir :

Rita : I'm pregnant !

Dieux du ciel !
Alors ça, c'est juste phénoménal !

(Couché, Sigmund !)

 

Finalement...

... ça donne ça...

Et c'est assez impressionnant. Vue imprenable depuis mon bureau.

(Ca m'a donné l'occasion de faire les poussières. Hem... )

 

Un tueur en série sur mon canapé...

Chacun sa manière de célébrer le retour prochain de Dexter sur nos euh... écrans. Moi, j'encadre le magnifique poster que m'a offert Matthieu. Merci, Matthieu !

Ah oui, et vous l'aurez peut-être remarqué, chez moi, rien n'est droit, pas la peine de s'appesantir sur la chose, je suis au courant, tout est de traviole, mais moi-même, vous savez, je ne suis pas très bien alignée donc quand c'est droit, ça me stresse. (D'ailleurs, entre-temps, j'ai viré les miroirs, allez hop.)

Bon, mais la vraie question, c'est : où je vais l'accrocher, celui-là ? Il est dix fois grand comme moi !!!
On ne dirait pas, comme ça, mais sur ce canapé, j'arrive à y caser tranquillement trois loups-garous, moi !

(Et c'est donc sur ce vénérable canapé que le Dark Side et la Sorcière refont chaque semaine le monde des séries... rah. S'il pouvait parler... euh, en fait, non, il ne vaut mieux pas. )

 

Il me le faut...

Je veux ce poster. Non mais sans déconner, je ne peux plus vivre sans, il me le faut. Tout de suite, là. Et non, pas à quarante livres sterling de merde sur ebay...

 

Jimmy Smits dans la saison 3 de Dexter ???

Nan !

Siiiiiiiii !!!

Ouéééééééééé !!!