Le blog de La Sorcière
 

The face of the enemy : webisode five

(Oui, bon, ceci devait être une review de Doctor Who, mais le fait est que j'ai juste pas le temps. Demain, j'essaye. Je ne vous promets rien. C'est ricrac, cette fin d'année. Pareil pour House, c'est vraiment trop just entre les voyages, les réveillons et les copines qui débarquent pour trois jours, youhouuu !)

Aloooooors. Ben dites donc. Je crois qu'on peut être sûrs d'au moins une chose, après ce webisode. Ptain, les saute-au-paf que c'est, ces numéros huit ! Sérieux ! Elles se sont tout tapé ou presque ! Allez, il reste qui ? Le vieux ? Tigh ? Attendez, la série n'est pas encore finie !!!

Là, pendant que les frangines se goinfrent des vieillards moisis ou des grandes perches musculeuses, Sweet Eight parvient quand même à nous décoincer un type qui est de toute évidence terriblement gay !

Pour en revenir, donc, à la vie de merde de Felix Gaeta, ahum... le voilà qui balance avec ses petits camarades le cadavre de la Sharon pilote.

Youpi, y a une SUPER ambiance, allumons la sono à fond et dansons jusqu'au bout de la nuit.
Nan j'déconne, allez, tout le monde au pieu.
Et pendant que ça roupille, voilà-t-y pas que le Felix nous sort son moignon ! Ah ben merci, l'ami, franchement, il ne nous manquait que ça !
Je vous épargne la capture, hein. Non parce qu'elle existe.
Non content de nous déballer la chose, voilà qu'il nous fait le coup du shot de morphine. Dans un bras visiblement trèèèèès habitué à ça. En gros, un bras de camé, quoi.

Et moi, je ne peux pas m'empêcher de me dire que ça va très très très loin, ces webisodes. Honnêtement, vous avez déjà vu quelque chose d'aussi sordide, dans BSG ? Très peu, je vous le dis. Très très peu. On atteint des sommets, là.

Pendant que Felix plane, on explore un peu plus encore sa relation avec Sweet Eight. Et le début de leur euh... tendre amitié ?

Ce cher Felix. Comme il y croyait, à l'époque. Comme il était clean, pas encore trop abimé par l'expérience New Caprica. Encore capable de rassurer, de forger des liens avec une machine. Encore capable de croire en la survie de sa race.

Encore la flamme, quoi.

Le réveil est bien difficile. Puisque ça continue façon Dix Petits Nègres. Une autre victime, overdose de morphine. Suicide ou pas ?

On se dépêche bien sûr d'accuser Sweet Eight. Après tout, ça ferait l'occasion de se débarrasser d'une paire de poumons supplémentaire.

A suivre demain...

(Et non, je ne veux pas entendre parler de la glissade d'Amazon... je vais faire ça dans les règles, moi !)

 

The face of the enemy : webisode four

Ouh là ! Ca devient bien glauque, leur affaire !
Déjà, un cadavre à bord. Youpi, c'est la fête du slibard, dans notre joyeux raptor.
Devant le corps encore chaud de la pauvre Eight, ça commence à se regarder de travers. Mais comment ça se fait donc que la pince n'avait plus d'isolant ?
Réponse : a parti tout seul.

Sweet Eight : Or someone didn't like the idea of a machine breathing their air.

Voilà, merci d'être venue.
Ca se met à gueuler comme des putois alors que deux minutes avant, on leur demandait justement de ne pas parler trop fort. Ah bravo.

Felix : Shut the frak up ! It was an accident ! What are we gonna do with her ?

Ben bouffez-la, votre morte !
Enfin, sauf que non. Ils ne sont pas perdus quelque part dans les Andes et ils ont vingt heures d'air. Alors il va falloir se débarrasser du cadavre avant que celui-ci ne... enfin ne... bref ne commence à dégager du méthane. Hem. Avant qu'elle POURRISSE, quoi !!

Pendant ce temps, on continue à nous raconter, en parallèle, l'histoire de notre Oskar Schindler de New Caprica. Bien soigneusement en train de dresser la liste de ceux qui pourraient se trouver dans les geôles des cylons.

Et vous savez quoi ? Il a quand même un sacré problème de programmation, ce modèle Huit. Bien trop humain pour être honnête. Au point de vouloir trahir les siens sur New Caprica ? Etonnant.

Bref, cette double narration, c'est vraiment un classique de BSG. On raconte deux histoires, deux époques pour un même groupe de personnages, comme dans Unfinished business. Une recette qui fonctionne à tous les coups.

Alors, quel est le plan de Sweet Eight pour les sortir tous les deux de ce guêpier ? Balancer les trois autres par l'airlock quand ils se débarrasseront de sa collègue ? Brrrr... elle me fait froid dans le dos, cette petite.

Heureusement que pendant ce temps-là, Monsieur Hoshi part chercher son aimé. Mais pourquoi j'ai l'impression que ça va trop mal se finir, cette affaire ?

 

The face of the enemy : webisode three

Ah, tiens. On n'avait jamais eu droit à "dix petits nègres dans un raptor". C'est amusant, comme concept.

Bon, évidemment, en deux minutes 36, pas grand-chose à se mettre sous la dent. Et pourtant, ça m'a retourné comme une chaussette quand Felix, se penchant vers Sweet Eight, murmure "You're her"...

Et que...

Bite me.

Le fantôme de New Caprica, encore et toujours. On a beau croire à chaque fois qu'on s'est débarrassé pour toujours de ces mauvais souvenirs, on finit toujours par y revenir tant il reste à explorer.
Et là, en l'occurrence, il reste des zones d'ombre dans les activités de Felix. Que Sweet Eight a l'air de beaucoup apprécier.

Alors, en deux minutes 36, on apprend peut-être pas grand-chose, mais c'est assez pour apprendre qu'il se pourrait bien que Felix soit à voiles et à vapeur.

Bon, pendant ce temps, ce brave peuple tente de bricoler vaguement un truc que je n'ai pas très bien compris quoi. "Scrubbers", je ne me souviens plus du tout ce que ça veut dire, il me semble qu'on avait eu droit à ce terme lorsque Kara et Lee manquent de s'asphyxier en se draguant outrageusement dans Final Cut mais je peux me tromper.
Toujours est-il qu'en jouant les Bricol'Girls, Pilot!Eight s'électrocute comme une bourrine et qu'on se rend compte que quelqu'un lui a un petit peu enlevé l'isolant de son outil. Ca, c'est pas très très joli.

Felix : Who did this ?

Elémentaire, mon cher Felix !

 

The face of the enemy : webisode two

Eh ben mon Felix, je crois pouvoir affirmer sans trop me tromper que tu as une grosse vie de merde !

Je n'ai pas tout compris à leur problème, en revanche, j'ai compris ceci : "We don’t know where the fleet is, and if we did, we couldn’t go there."

D'accord, donc, c'est un peu caca, leur histoire. Avec ça que le Felix, il souffre le martyr, le pauvre, il ferait pleurer un tas de cailloux, à sursauter et à cramponner ses précieuses doses de morphine.

Mais là, je vais m'attarder un peu sur Grace Park qui a dû follement s'amuser pendant ce tournage puisqu'elle incarne ici deux versions différentes de Sharon, une toute douce et toute mimi, très civile avec sa petite blouse à froufrous et son petit air timide et effrayé.

Et une beaucoup plus hardie qui se trouve être un pilote, assez proche d'Athéna dans son genre.

Qui roule d'ailleurs des yeux scandalisés quand le mécano bisouille religieusement sa médaille de Poséidon. Ouh, elle se paye un peu sa poire, ça risque de ne pas plaire.

Eh ben cette Grace Park, elle est épatante. A aucun moment on a besoin de se demander de laquelle des deux il s'agit, on dirait tout simplement deux actrices différentes. Franchement, elle m'a bluffée, dans ce webisode et le précédent. Elle a vraiment pris de la bouteille, la miss, je n'aurais pas parié un kopeck sur elle au début de la série.

Quand la charmante Eight se penche sur Felix pour lui murmurer de sa petite voix "Do you not recognize me, Felix ? It’s me." avec ce sourire adorable, j'ai fondu.

Mais qui, alors, exactement ? Bonne question. Comme je connais déjà la réponse, je ne vais pas m'attarder dessus.

A bord du Galactica, j'ai trouvé Monsieur Hoshi très bien. Très noble, très décidé. Parvenant même à tirer un semblant de sympathie à ce vieux Saul. Je ne comprends toujours pas ce qu'il fout là mais soit. Hoshi est très convaincant. Et apprendre de sa bouche qu'en plus, c'était une fausse alerte et que c'est donc doublement pour rien que le raptor de Felix s'est perdu, c'est terrible.

Hoshi : Sir. There is something in the universe. Something let us find Earth, dead as it is. And I know, I know I can find Felix.
Tigh : Lieutenant...
Hoshi : Me and Felix… (ouiiiii ?)

Hoshi : There’s been too much loss already. (ah.)
Tigh : I’ll have to run it by the old man.
Hoshi : Thank you, sir. Thank you.

Accroche-toi, notre Felixou ! Monsieur Hoshi vient te sauver !
Enfin, va falloir qu'il se dépêche parce que vingt heures d'oxygène, ça fait pas bézèf. Va falloir commencer à envisager de liquider du passager.

Ce sera fait.

 
 

410 : Revelations

Allez, hop, à chaud, à bouillant, même, vite, vite, sans deuxième visionnage de peur que celui-ci n'efface mes premières impressions. Oh my God... Voilà une review qui m'a coûté cher en sacs à main et lunettes de soleil.

(Ben quoi, faut bien se remonter le moral comme on peut.)

Pffff... que dire de cette série qui n'a pas déjà été dit ?
Là, ce qui est merveilleux, c'est que c'est du factuel, du début à la fin. Pas ou peu de mythologie, de devinettes. De l'action, de la réaction, de la grosse vérité dans ta tête, de la manipulation... C'est bien simple, dès la première seconde, on retient son souffle et on ne le relâche qu'après l'extraordinaire scène de fin, peut-être la plus belle et la plus triste de toute la série. Quel épisode, nom d'un chien. Quel épisode.

J'ai été étonnée et amusée qu'on démarre sur une scène entre Lee et Kara, en train de regarder... le temple d'Aurora (!), sur Terre.

(Monsieur et Madame Adama font leur commande France Loisirs. )

J'ai beaucoup aimé. Leurs scènes ont été rares, cette saison, mais elles n'ont jamais été superflues. A chaque fois, on a pu sentir qu'ils étaient habités, ancrés dans le sol. Ca n'a plus rien à voir avec leurs entretiens saccadés, entre passion et rejet. C'est fixé, quoi. On ne sait pas trop où ils en sont sentimentalement parlant, mais ce genre de regard en dit long.

Gaulée !
Bisou ?

On ne s'attarde pas, cela dit. Et très vite, c'est le fauteuil vide d'Adama qui attire le regard. Ce fauteuil sur lequel Saul Tigh n'ose même pas poser les yeux.

Ce fauteuil qui faisait même peur à Lee quand il était enfant... Tout un symbole que ce fauteuil vide qui porte encore l'empreinte des fesses du patron et que ces deux jeunots encore un peu maladroits et presque gênés de se retrouver là.

Et là, Kara a une réplique très vraie que j'avais depuis longtemps envie d'entendre. Le plus délirant étant qu'elle la tient de Leoben, dont elle parle maintenant de manière tout à fait sereine...

Kara : You know Leoben said something to me when he was holding me in that dollhouse on New Caprica. That children are born to replace their parents. For children to reach their full potential their parents have to die.

Prophétique ? Assurément.
D'autant que les parents, ils sont de retour. Finie la fiesta, remballez la chaîne hifi et la sangria, les vieux sont de retour, et en avance.

("Vous allez me ranger ce souk. Tout de suite !")

Ptain, s'il y en a bien une que j'aurais butée durant tout l'épisode, c'est bien cette chienne de D'Anna. La rosse ! Franchement, je vais rester polie parce que la journée est loin d'être finie et que j'ai eu ma dose de contrariétés cette semaine, mais argh...

Son chantage, l'airlock, tout ça... mais on croit rêver, ma parole.
Et la présidente qui glisse à l'oreille de son Bill que si ça se gâte, faudra tout faire péter.

Frak, le vieux en sursaute d'horreur. Si tôt, ma bonne amie ? Mais et nos soirées Scrabble, alors ?

Avant d'en venir aux FF, c'est pas grand-chose, mais vous avez vu qu'il y a du nouveau sur le front de l'ultimate CIC couple ?

Pauvre Felix. Ils n'ont même pas été foutus de lui bricoler une pauvre jambe de bois ? Se sont pas foulés, au service après-vente.

(Vous noterez le recours désespéré à l'humour naze histoire de ne pas céder à l'émotion. I'm so pathetic.)

Nos FF, donc. Déjà, vous imaginez mon état de liquéfaction en entendant D'Anna dire que le Cinquième n'est pas dans la Flotte. Hem. *gratte la terre du bout de sa tong*
Ben euh... c'est normal vu que euh... c'est Papy !

A part ça... hanlala, les pauvres malheureux FF. Ah mais j'en étais malade pour eux. Pour le Chief et Sam qui regardent débarquer avec une décontraction hallucinante l'engeance qui va les dénoncer.

Sam : Maybe she won't be able to identify us. (Mais oui, bien sûr, mon chéri. Elle n'a rien vu, rien entendu, d'ailleurs qu'est-ce qu'elle fait là ? On n'en sait rien.)

Saul qui se fait calculer direct.

Et Tory qui, avec un culot monstre, nous fait le coup de la feinte. Oui mais bon, vous savez, les médocs de Roslin, tout ça. Pas de souci, je me sacrifie, tenez, même pas peur. Otage volontaire.

Hallucinant !

La gueule de Saul qui la regarde partir, c'est juste magnifique.

Ah, la petite vache, n'empêche. J'ai presque eu peur pour elle, dites donc. De la voir arriver à bord du basestar, si petite, si frêle, dévisagée par tous ces skinjobs complètement sous le choc et qui ne savent même pas comment réagir à son arrivée.

Je me suis presque demandée s'ils n'allaient pas avoir envie de la serrer très fort... entre leurs dents. Flippant, non ?
Et puis qu'est-ce qu'elle a donc de plus que les autres pour accepter aussi vite de passer de l'autre côté du miroir ? Pas d'attachement, peut-être. Le Chief a son fils, le Galactica. Sam a Kara (enfin, il aimerait bien), Saul a Bill. Elle, elle n'a rien. Alors pourquoi pas.
Bien sûr, c'est avec délice que je l'ai regardée annoncer à Laura la bonne nouvelle.

Tory : You had no idea, did you ?
Laura : No.
Tory : Might be worth pondering what else you've been wrong about.

Vlan ! Prends ça, la vieille.

Et Gaius en prime. Evidemment que tu l'as toujours su, gros bouffon !

Et que pensez-vous que la vioque essaye de faire aussitôt qu'elle apprend que son assistante, sa confidente, presque son infirmière, est un cylon ? Eh bien elle essaye de la manipuler pour tourner la situation à son avantage. Vous avouerez que c'est quand même une sacrée taupe !

Tory : I'm done taking orders from you.

Voilà la présidente rhabillée pour l'hiver, ma foi.

Passons au gros de cet épisode. Et non, je ne parle pas du Chief, bande d'affreux !
Tenez, mon coeur se serre rien que d'y penser. Saul, Saul, Saul, ptain Saul, comme tu y vas fort, dans ta volonté d'enfin tout lâcher. Pauvre Adama qui fait tout pour essayer de ne pas comprendre. Qui lui cherche des excuses ridicules. Mon Dieu que c'est triste.

Adama : Switched you on ?
Saul : Like Boomer. I'm one of the Five.
Adama : The Five.
Saul : One of the Cylons D'Anna was after.

Et en même temps, le soulagement triomphant, le rictus de délivrance qui se lit sur le visage du FF est absolument bouleversant. Presque plus que la tête des mauvais jours de Bill.

Saul : It is not a delusion. It is not a chip in my head. I am a Cylon. I fooled you for months now. I didn't want to, but I did.
Adama : Get your hands off of me.
Saul : If I had the guts to airlock myself when I first found out, we wouldn't be in this mess.

Délirant. Monstrueux. Quelle scène. Si vous prêtez l'oreille, je suis sûre que vous pourrez entendre le coeur du vieux en train de se briser alors que son ami, son compagnon de toujours, est en train d'être conduit à l'airlock.

Comme c'est dur d'assister à ça.

Mais pas autant qu'à ça.

Atroce. J'en ai les larmes aux yeux. C'est tout ce qu'on ne voulait jamais voir. La vision de ce géant déchu, c'est d'une tristesse incommensurable. Et il n'y a qu'une personne pour être capable de gérer ça, c'est Lee.
Eh ouais. Prendre en charge les parents qui partent en javel, notre lot à tous. "I'll take care of it." De toute façon, tu n'as pas le choix, Lee.

Pauvre Adama. Même pour lui, le fardeau se fait trop lourd.
Je crois que c'est la première fois que l'on ressent l'immense tendresse de Lee envers son père. Mille fois plus en tout cas que lorsqu'il le ramasse sur Kobol ou l'embrasse lorsqu'il est dans le coma. C'est très beau et très triste, mais c'est dans la logique des choses.
Logique aussi que Lee, après avoir bordé papa, aille mettre un pain superbe à Saul.

Saul : Where's the old man ?
Lee : Right where you put him.

Wow.

Dingue de se dire qu'à ce moment de la série, Lee est prêt à exécuter lui-même le meilleur ami de son père, son ancien supérieur... Etourdissant.

Lee : You wanna save the fleet ? I need the others and I need them now.

(Quel homme, quel chef. )

C'est parti pour le coming-out ultime, donc. Terrible. Pauvre Kara.

Et alors là... je jure que malgré l'état d'émotion dans lequel je me trouvais, j'ai ri. Ri de voir le Chief soupirer, genre : "Ptain, grouillez, les gars. Flanquez-nous par l'airlock, et qu'on en finisse."

Mais putain, Kara, quoi. Pauvre enfant. Il y a vraiment de quoi devenir maboul.

Lui, merde, lui, avec lequel elle a passé tant de nuits, lui dont elle est tombée amoureuse, nom d'un chien, comme si ça lui arrivait tous les jours ! Lui, LE mec qu'elle a ramené de Caprica.

Sam : It's true, Kara

Et pourtant, elle ne le tue pas. Pourtant, elle avait dit qu'elle le ferait. Mais non.

Même Lee a l'air tellement déçu, pour Sam, plus encore que pour les autres. Le regard qu'ils échangent est énorme.

Et là, la musique de fou qui se met à retentir. Enfoiré de Bear, il nous balance un truc hallucinant, une fois de plus. Incroyable de profondeur, de magnétisme, d'ampleur. Et dire qu'elle était là, la clé pour la Terre. A l'intérieur de ce viper tout blanc et tout propre.

Kara : Like it or not, Lee, something's orchestring this for a purpose. (Merci, ma jolie.)

Il faudra donc combiner les efforts de Kara, de Gaius, de Lee pour arriver à arrêter la machine de guerre une fois de plus en marche.
Et de manière incroyable, cette fois, on a enfin envie d'y croire.

D'Anna : All this has happened before...
Lee : ... but it doesn't have to happen again. Not if we make up our minds to change. Take a different path, right here, right now.

(Raaaaah, lui arracher la tête !)

Enfin...

Peace, ma soeur !

Sinon, je dois avouer que je trouve ça super chouette une série qui ose mettre en scène, et bien, un vrai pur amour de vieux.

C'est court, mais c'est tellement mignon. Et voir Roslin comme ça, parler d'une voix douce, ça fait du bien.

Laura : I want to see you pickup that first fistful of earth. Come on.

Ca fait un peu oublier la vieille harpie.
Même Lee en est un peu étonné, je crois.

Et elle va même lui faire un super cadeau, à lui, qui lui rend déjà les rênes du pouvoir. Elle l'intronise officiellement en tant que successeur. C'est beau, et même inespéré.

De toute façon, il fallait qu'elle reconnaisse sa manière magistrale de gérer la situation. C'est fait.

Et je crois que Lee en avait besoin.

La Flotte se rendra donc au complet aux coordonnées contenues à l'intérieur du viper. Parce que comme le souligne Adama... c'est la fin de la course.

Adama : This is the end of the line. We got nowhere else to go.

Et là...

Ca y est...

Je jure que cette vision m'a provoqué une chair de poule comme jamais. C'était juste extraordinaire.

Adama : Three years ago, I promised to lead you to a new home. We've endured a difficult journey. We've all lost. We've all suffered. And the truth is, I questioned whether this day would ever come. But today, our journey is at an end. We have arrived...at Earth.

Eh ben vous savez quoi ? Malgré ça. Malgré l'extraordinaire explosion de joie qui suit ce discours (qui fait lui-même tellement écho au tout premier de la minisérie)... ils ont trouvé le moyen de nous rendre la scène inquiétante. Non, je ne crois pas que nous allons nous réjouir plus que cela...

Et le coup de massue final... La dernière scène, mon Dieu, quel coup de poing dans le bide. Cette caméra qui part de la main d'Adama, attrapant sa première poignée de "Terre", comme Roslin le souhaitait tant, et qui opère un travelling magnifique sur des personnages qui se croisent sans sembler se voir, le visage vide, comme frappés de stupeur par ce qu'ils viennent de trouver, comme se demandant : "Et maintenant ?"

Et maintenant, ça. Plus personne ne vous attend ici, mes chéris.

Est-ce que comme moi vous vous êtes attendus à voir la statue de la Liberté ? Parce que si ceci n'est pas le pont de Brooklyn et Manhattan, je veux bien être dévorée toute vivante...

Enfin... j'aurais aimé en dire beaucoup plus. Parler davantage de Sam, Kara, du Chief, de D'Anna, de Leoben, de Roslin... mais à un moment, il faut que je m'arrête. On en parlera dans les commentaires.
Et puis il reste encore tant de questions en suspens. Une surtout : qui a collé les coordonnées de la Terre dans le viper de Kara ? Qui leur a donné l'indice suprême ? Qui les a récompensés pour leur parcours du combattant ? Parce qu'il s'agit de cela, non ?
Après ça, l'identité du dernier FF en devient presque anecdotique.
La fin de cette saison 4 va être renversante.
Je suis presque soulagée que ce soit fini. Honnêtement, je n'en pouvais plus. Maintenant, on va attendre Caprica, attendre la BO, attendre des nouvelles des futurs films. Maintenant que je sais que la série ne s'arrête pas à cette saison 4, ça me rend l'attente plus supportable.
La fin de la série est en train d'être filmée. Rekha Sharma disait que c'est si beau qu'elle en a pleuré en lisant le script.
Comme ça va être dur, quand même...
Allez, the End de cette rubrique jusqu'à la reprise... dans au moins six mois.

 

409 : The hub

Alors oui. Ce matin, j'avais la haine comme pas possible, après le premier visionnage. Et même avant. Pourquoi ? Parce que maintenant, il n'y a plus qu'un épisode. Rien que ça, ça suffit à me mettre les nerfs.
Mais pas que. Je ne voulais pas de "Two days ago", je ne voulais pas de ces visions de Roslin (encore !). C'est fou comme le personnage arrive en bout de course, tellement qu'on a juste envie que ça s'arrête. Qu'enfin elle fasse ce qu'elle a à faire et que ça s'arrête.
Je n'en peux plus de cette pauvre malheureuse emperruquée et qui continue à s'accrocher à des chimères, qui continue à répéter les mêmes bêtises, encore, encore et encore. Qui tourne en boucle, tout le temps.
Alors oui, cet épisode, c'est enfin l'occasion pour elle de mettre fin au cercle vicieux, de sortir enfin de cette boucle maudite. Et c'est aussi l'occasion pour elle de regarder en face le personnage qu'elle est devenu. Dur, froid, dépourvu d'amour, incapable de voir ce qu'il y a autour, et maintenant étonné de constater que des gens puissent pleurer sa mort prochaine.

(J'ai adoré cette scène. Très beau. La famille, enfin réunie. Exactement comme je l'avais imaginé, il y a déjà bien longtemps.)

Un peu perplexe qu'on nous ressorte Elosha, morte sur Kobol (!) en tant que guide de Laura. En même temps, c'est logique. C'est elle qui l'avait amenée à croire en son statut de leader mystique.

C'est avec délice que je l'ai entendue lui dire, non sans une certaine sévérité, que les gens qui sont là, c'est sa famille. Et qu'elle, elle n'a jamais voulu être plus que leur présidente. Dans tes dents, la vieille.

(Ouh... uhuhuh. Mr. President and Mrs.. )

Enfin, ces visions de la mort de Roslin, c'est peut-être tout ce qu'on en verra. Limite je souhaite qu'on n'en voie pas plus. Que son agonie, la vraie, cette fois, soit discrète, retirée, digne. Pas comme ça.

Parce que ça devient super pénible.

(Et que si le vieux pleure, je pleure.)

Bref, belle leçon qu'elle se prend dans la face. Mais encore... je m'étonne qu'il faille tout ceci pour qu'une femme sensée, intelligente comme elle, finisse par comprendre qu'elle a perdu pied avec la réalité. Il est franchement heureux que le personnage soit incarnée par Mary McDonnell parce que sinon, je crois qu'il serait bien plus facile de la détester et point barre.

Ca, donc. Et Baltar. Putain. Baltar et Roslin, puants comme jamais, réunis dans le même épisode, c'est juste trop, pour moi. Les gesticulations du gourou face à l'Hybride ("laissez-moi faire, la petite dame me connaît bien") qu'il semble bien vouloir daigner illuminer de sa céleste présence, non mais n'importe quoi. Heureusement que Helo est là pour rattraper la concentration d'abrutis imbus d'eux-mêmes au mètre carré, parce qu'on a juste envie d'en prendre un pour cogner sur l'autre.

Baltar : Ssssshhhhh, hey. Stop jumping the ship, alright ? (Ptain, mais il te manque une case, mon pauvre Gaius !!!)

Je ne parle même pas du moment où l'imbécile tente de convertir un centurion. On aura tout vu.

Le pire étant quand même que le centurion semble tout à fait réceptif à son sermon.

Bon, bref, ça fait beaucoup, même pour moi.
Heureusement, comme je le disais, il y a Helo. Helo pour lequel je suis sincèrement désolée. D'abord parce que se retrouver à bord d'un basestar avec des tas de Sharon partout, ça doit être vachement sympa. Ensuite parce que se rendre compte qu'une de ces Sharon s'est téléchargé tous les souvenirs de sa femme après la dernière résurrection de celle-ci, ça doit être légèrement troublant sur les bords.

(Ca donne une Sharon très athénienne, d'ailleurs. Hyper glauque.)

Ensuite parce que diriger une armée de branleurs toujours en train de se plaindre, ça doit juste donner envie d'en balancer deux ou trois par l'airlock.

(Kill Seelix !)

Et que dans la foulée, ben les petits pilotes cylons ne trouvent rien de mieux que se mettre à faire pareil.

Bon, vous voulez juste bien arrêter de pleurnicher et jouer votre rôle de chair à canon, sivouplé ???
Bref, Helo, superbe Helo, qui sur ordre de cette gorgonne de présidente, s'en va récupérer la D'Anna (ressuscitée par Cavil ? Gné ?), ce qui lui donne l'occasion d'admirer à loisir l'oeuvre de sa vie...

... à savoir la destruction de l'immortalité des cylons.

Incroyablement rebondissement quand on sait qu'une saison plus tôt, c'est lui qui les a sauvés de l'extermination totale. Quelle ironie. Et comme ça lui coûte de faire ça.

Brrr...
Heureusement qu'il y a cette histoire de Hub, donc, et cette bataille, l'une des dernières, sans doute, avec au bout, l'égalité entre les hommes et les machines. La mortalité pour tous. Plus de jaloux.

Et il fallait que de tous, ce soit celui qui est le plus lié à l'autre race qui en soit l'auteur.

Pauvre Helo. Obligé une fois de plus de trahir quelqu'un à cause d'un ordre donné. En l'occurrence cette pauvre Eight qui lui faisait une confiance aveugle. Dégoûtée.
Mais le tout est accompagné de cette musique merveilleuse, chantée par Felix il y a quelques épisodes... Avec une dimension lyrique, une ampleur nouvelle. Presque magique.

Par contre, toute la scène où Gaius, blessé par une explosion, se vide de son sang pendant que Roslin le regarde, c'est juste abominable. Trop long, prévisible après toutes les évolutions de cette saison. Evidemment qu'il lui avoue qu'il a donné les codes d'accès de la défense aux cylons, sans le savoir. Evidemment que ça anéantit Roslin.

Et évidemment qu'elle va malgré tout le sauver, parce que si elle a encore une chance de pardonner, et d'aimer, c'est juste maintenant, pas dans trois jours. Dans trois jours, elle sera peut-être morte.

C'est le moment de faire table rase, ma vieille, si tu veux partir sans regrets.
Mais avant ça, l'arnaque suprême. Mais bien sûr que D'Anna se fout d'elle quand elle lui dit qu'elle est une FF.

Je ne sais pas ce qui me fout le plus en colère. Cette bande-annonce complètement honteuse ou le fait que ce soit une arnaque. C'est minable.

Bref, tout ça pour que Roslin, qui n'en saura plus ni sur l'Opéra ni sur les Cinq (!), finisse par comprendre que le Galactica, c'est chez elle, et que quelqu'un l'y attend. Un peu lège, quand même. Parce que nous, ça fait un moment qu'on l'a capté, ça.

Elosha : Maybe even closer.

Alors, malgré tout, je ne dirai pas que je n'ai pas un peu mouillé mon petit mouchoir lorsque Bill, en pleine lecture, voit débarquer le basestar.

Je ne dirai pas non plus que je n'ai pas un tout petit peu couiné lorsqu'il descend de son raptor et qu'elle l'attend toute seule.

Je ne dirai pas que je n'ai pas émis un "oooooh" attendri lorsqu'il lui lâche un laconique : "Missed you."

Et pour finir, je ne dirai pas que je n'ai pas été totalement renversée par le "I love you" qu'elle lui sort enfin.

Par contre, il y a un truc que je vais vous dire : il se la jouerait pas un tout petit peu à la Han Solo, le père Adama ???
"About time" ? Mais c'est quoi c'te réponse de merde ???
"I know" !!! C'est ça qu'il fallait répondre, gros boulet ! "I love you", "I know" !!!
Tssss...

Ah, bref. Une fois de plus, la fin est très belle, et c'est franchement chouette, ces fiançailles un peu funèbres. Terriblement triste, mais c'est le truc qui vous transporte, malgré tout.

Alors je sais que je suis dure. Mais on arrive à la fin. Et qu'est-ce qu'on a, au bout de cet épisode, concrètement ? On a la mortalité. On a sans doute un des plus énormes rebondissements de toute la série. Malheureusement, il est presque éclipsé par les singeries de Roslin et Baltar qui s'escriment, à coups de petites remarques assassines (très nombreuses, surtout au début de l'épisode) à se tirer la bourre. Alors oui, on peut espérer la fin de leurs bêtises, maintenant qu'elle l'a sauvé avec force larmes. Mais les visions, encore... alors qu'on a des dossiers monstrueux sur le feu. Les Final Five. La révélation à tous. La Terre.
Comment vont-ils réussir à serrer tout ça en 42 minutes ???
En fait, c'est ça qui m'a foutue en pétard. Je le sentais venir. Je voulais des révélations, aujourd'hui. Et ça me gave de devoir attendre la fin de la mi-saison. De clore là-dessus. Ca me fait braire, en bonne grosse mule que je suis.

Et puis très sincèrement ? Le Galactica m'a manqué. Les autres personnages m'ont manqué. Saul, Lee, Athena, Kara... Bill, aussi. J'espérais tellement le voir arriver plus tôt.
Bref, c'était un bon épisode. Mais ce n'était pas celui que j'attendais, tout simplement. Je voulais repartir avec quelque chose de nouveau. Je repars juste avec quelque chose qui était prévu et auquel on s'attendait : le Hub.

(Au final, quelques heures d'après, je suis bien calmée. Alors ce n'était sans doute qu'une crise d'hystérie passagère mal tombée. Trop cool, d'être une meuf.)

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SCENES COUPEES
(Ajout du 27/12/2008)

Une fois de plus, ces scènes coupées, c'est un peu un épisode dans l'épisode. Ici, on explore en profondeur la relation Helo/Madam President. L'occasion de rappeler pour les têtes à trous que nous sommes qu'il y a quelques épisodes de cela, ça n'allait pas très fort entre ces deux-là.
Clairement, ils ne peuvent pas s'entendre, ils sont presque à l'opposé l'un de l'autre. Et je ne les admire que plus d'être capables de mettre ça de côté d'une manière aussi superbe, limite de revenir dessus avec autant de sérénité.
Cette scène, c'est cela. De l'eau a coulé sous les ponts mais ni Laura ni Helo n'ont oublié la résurrection d'Athéna. Le sujet ne sera jamais évoqué dans la version finale de The hub. Bien dommage.
En tout cas, quel cran de la part de Helo d'avouer ce qu'il avoue là à la présidente.

Helo : Uh, this Sharon… has Athena’s memories from the last download. She remembers and Hera and life on Galactica. She knows everything Athena knew.

Roslin : So that would suggest that Colonial military information was released. I have warned you about that at the time. Oh… I’m... I’m sorry. That was… That was insensitive. No. I have to be very practical right now, but I can only imagine how confusing this must be for you. Are you all right ?
Helo : Yeah.
Roslin : Are you sure ?
Helo : Yeah. Yeah, of course. Thank you.

Et voilà. Tout simple, mais juste bien. La présidente et son soldat. Et pas loin derrière, deux êtres humains. Joli.
Après ça, une version plus longue de leur deuxième scène commune, et puis le D'Anna Show, à bord du Hub, une fois que AthénaBis et Helo l'ont récupérée. C'est là qu'il devient flippant de voir les réactions de la copie d'Athéna qui pète un boulard aussitôt que la blonde évoque Héra. Plus vraie que nature. Surtout quand on sait que sa soeur vient de froidement liquider Natalie à bord du Galactica.

D’Anna : What do you care ? You know, you’re not Athena, but you sure do sound like her. No, I don’t get it. Eights don’t automatically share memories when they download. You unlocked them, didn’t you ? You’ve got Athena’s memories ! You…
FakeAthena : Shut up.
D’Anna : Oh ! Oh, that’s sweet to you, isn’t it, daddy ? You get a fresh mommy every time Hera needs one.
FakeAthena : Do not say her name !

Clairement, pour AthénaBis, c'est mal barré dans la vie.

Autre scène capitale, celle où un Gaius pissant le sang déballe tout son sac de linge sale devant la prés' et... là, j'avoue qu'il m'a fait une grosse frayeur. Ca faisait longtemps qu'on n'avait pas pensé à Héra comme étant la fille de Baltar, mais j'avoue que d'avoir revu la fin de la mi-saison, avec le regard de Héra au dessus de l'épaule de son père, si inquiétant, ça m'a fait réfléchir. Je commence à vraiment me demander si cette enfant bouclée est bien la fille de notre Captain Agathon. D'où deux parents aux cheveux raides peuvent-ils avoir une fille aux cheveux bouclés ? Ca n'existe pas. C'est génétique. Et visiblement, du côté de Gaius, ça gamberge sec aussi.

Baltar : I know God, therefore I know myself, which is why I can promise you Laura, I will protect that child. Do you know, Laura ? Pretty Laura. Six told me that was my child. Hers and mine. That I was the real father. Maybe I am. Maybe I am… the real Father. The Bleeder. The Prophet.
Roslin : Does your religion give you that status ?
Baltar : No. No. Well, maybe, because I believe in God. I’ve been rewarded with inner peace. I suppose on that level there’s some status.

Et puis sur une note moins fun, juste après avoir fait péter le Hub, la petite AthénaBis se fait dégommer par un Cavil. That's sad.

Pauvre Helo. Ca a fait retour rapide dans ma tête. Saison 1, Helo tire sur Athéna. Exprès. Saison 3, Helo tire sur Athéna. Exprès aussi. Saison 4, Helo regarde Athéna se faire descendre. Sauf que c'est pas vraiment la sienne.

Il faut bien un homme de sa trempe pour ne pas perdre les pédales face à une telle farce du destin.

 

408 : Sine qua non

(Vous excuserez cette review rédigée dans de très mauvaises conditions, en cinq ou six fois, et un visionnage cahotique. J'espère ne pas être trop à côté de la plaque.)

Oui, bon, perso je ne pleurerai que modérément sur le pauvre Gonzo (désolée Gonzo ! ) car je pensais qu'il nous quitterait bien plus tôt que ça et aussi parce que c'était une sacrée tête de con.

Allez, pour la prochaine fois, je vote pour Seelix !
(Non parce qu'elle, pour la peine, chaque fois qu'elle l'ouvre c'est vraiment pour dire une connerie.)

A part ça, oh putain, la merde, quoi. Mais keskilnoufont ???
Ils sont en train de nous carotter, là, en fait, il ne reste pas 12 épisodes mais 2, c'est ça, hein ??? C'est ça, EN FAIT !!!

Non, parce que tel que c'est parti, le Vieux va récupérer la Dame de ses pensées en train de clamser et il va nous claquer entre les doigts dans la foulée. Je ne sais pas vous, mais j'ai l'affreuse sensation que si Adama part maintenant, jamais on ne le reverra aux commandes du Galactica.
Et si c'est le cas, ce sera pour couler avec son vaisseau. Pffff... *déprime*

Donc ça y est. En un épisode, une page vient de se tourner. En un épisode, le bouleversement est complet. Les deux têtes de la Flotte ont roulé à terre. Le pouvoir vient de tomber entre de nouvelles mains. Et ça, ça ne lui a jamais porté bonheur, à la Flotte. Cela dit, l'image est magnifique : un Adama descend de son Olympe, l'autre s'y installe. Et quel soulagement de constater qu'ils ne règneront pas côte-à-côte. Cette idée m'était insupportable.

Pour commencer, le truc que je ne voyais pas venir... Natalie qui rend l'âme avant même le générique. Wow.

Et elle meurt sacrément joliment, Tricia. Elle n'a jamais été aussi superbe.
Natalie touche donc enfin à cette mortalité tant convoitée (mais quelque peu précoce), en tenant la main d'un humain.

Et avec sa disparition, un milliard de questions. Quel est l'avenir de l'alliance entre les humains et les cylons maintenant que la seule qui y croyait a disparu ? Sont pas dans la merde... Il y a cependant une chance pour que cela nous fasse revenir Caprica en force. La seule qui puisse encore changer quelque chose. Surtout maintenant. Héhéhé.

En parlant de merde... comment voulez-vous que ça roule, dans c'te Flotte, avec des bourricots pareils au Quorum ? Non mais regardez-moi ces abrutis. Ca s'agite, ça cause très fort, ça roule des yeux dans tous les sens, ça brasse du vent... Ridicule. J'ai failli me pisser dessus en les voyant s'exciter comme des forcenés. Une petite camomille, les gars ?

Forcément, Lee, à côté, c'est le Sauveur. Ben bonne chance, mon bonhomme, avec une telle brochette de ptites bites.

Ensuite, ah là là, ma pauvre Athena... j'en avais les larmes aux yeux de la voir pleurer devant Adama, impitoyable, comme une petite fille qui se retient d'éclater en gros sanglots.

Je l'ai plainte de tout mon coeur tellement on la sent isolée. Ils sont tellement à la ramasse, l'un comme l'autre, mais pas la même ramasse. Pauvre Adama. Il en a tellement ras la moustache de ces histoires de visions.

Le "Get her out of my sight" offre d'ailleurs un écho magnifique aux anciens "this thing" dont il la qualifiait. Sharon de retour dans sa cellule, donc. On revoit sa grossesse derrière les barreaux, et même l'exécution de Natalie n'est pas sans évoquer la mort de Boomer. Bref, cercle vicieux pour Athena qui redevient presque aussi flippante que dans la saison 2, quand elle couvait sa petite Hera.

A ce propos... dear Gods, Saul, you old bastard.

Ca n'y voit plus très clair, c'est chauve et alcoolique, mais ptain, ça se serre quand même de la sacrée belette de compète, mes amis !
INCROYABLE ! Ce vieux bouc rassis aurait mis en cloque la Caprica ! (Tiens, bouc, Caprica, ahahahah.)

(Mind!Six n'avait-elle pas parlé d'un bébé et de cette cellule, à l'époque ? Il ne s'agissait peut-être pas de Hera, finalement.)

Purée, la tronche de Bill, quoi.

Alors, me direz-vous, il n'avoue pas tout à fait, pépé. Mais... vous remarquerez qu'il ne nie pas non plus.

Et que ce n'est pas lorsque Bill le traite de vieux satrape qu'il pète un câble. Mais quand il évoque sa loyauté et... Ellen.

Bill : How many of our secrets have you told this thing ?
Saul : How can you even ask me that ? Question my loyalty ?
Bill : Your loyalty ? I need more than your loyalty. You're my first officer. I need judgment. I need your competence, not some jeopardizing this ship, putting it at risk because of your weaknesses.
Saul : My weaknesses ?
Bill : Yeah, your weaknesses !
Saul : You're risking all our lives for what ? Our missing pilots ? No, for a woman ! For a frakkin' woman !
Bill : You watch what you frakking say about that woman ! (Oh, here we go... ) She's the president, not some frakking skinjob that I've been banging. (*rires*) What do you think Ellen would say about all this ? (Uuuuh. Bad example.)
Saul : Leave Ellen out of this.
Bill : What do you think Ellen would say about her husband impregnating a frakking Cylon prisoner ?
Saul : You motherfrakker !

Sur ces bons mots, ça se met à voltiger dans tous les sens.

VAS-Y SAUL METS-LUI LA PÂTEE DE SA VIE !!! GIVE HIM A BIG FRAKKIN' FF KICK IN THE ASS !

Et malgré ça, ces deux vieux abrutis finissent toujours par me faire marrer. Le coup du joli bateau encore une fois réduit en miettes, j'en ai ri à me péter la rate tellement le clin d'oeil est énorme.

Adama : Do you know how many times I've had to repair this thing ?

A côté de ça, je n'ai pas pu m'empêcher de remarquer que s'il y a bien d'une personne dont Saul parle dans la cellule de Caprica, c'est Bill. Bill qui ne pense plus qu'à une chose : Laura. Et c'est comme ça qu'il va interroger sa nouvelle fiancée pour lui demander où se trouve le hub. Et Laura.
Il ferait tout, pour lui. C'est super émouvant.

Bon sinon... vous vous en doutez, dès le générique, je me suis mise à pousser une bêlante digne de mes pires prestations sur scène.

*Donnez-moi un R, donnez-moi un O, donnez-moi un M, donnez-moi un O*

ROMO!!!

Et c'est là que Lee est énorme. (Enfin non, divinement mince, mais énorme quand même.)
Car ma théorie sur ce coup-là, c'est que Lee a manoeuvré d'une manière absolument admirable, digne des plus grands stratèges.
Avec Roslin partie courir le guilledou, nous voilà en rade de président, roh, c'est trop ballot, ça. Surtout que le vice-président, ben il est bien gentil, mais c'est un ancien poseur de bombes, ça la fout mal. Et puis, oh, ça nous arrange bien, le Vieux ne veut pas en entendre parler. Allez, on va essayer de le raisonner pour la forme, tout en sachant parfaitement qu'il n'en démordra jamais. De l'avantage d'être le fils de l'amiral.

Dans la foulée, annoncer d'un air désolé que, ben non, ça va pas le faire mon vieux Tommy. Un vieux Tommy déjà courbé, tendant presque le tube de vaseline à son poulain qui est en train de le griller, mais d'une force.

Lui, rien à faire, quoiqu'il fasse, il est toujours à la rue.
Je ne vous raconte même pas mon fou rire quand je me suis rendu compte que le jeune Apollo est juste en train d'accompagner le vieil Apollo jusqu'à la maison de retraite.

Et ensuite ? Ben ensuite, faire les choses correctement. Mettre en place une commission fantoche. Aller chercher une bonne vieille célébrité histoire de rendre le truc un peu public, qu'on ne puisse pas l'accuser d'avoir manigancé son truc dans son petit coin. Et puis jouer les innocents. Jusqu'au bout.

Et puis Romo. Il m'a fait de la peine, le Romo. Evidemment, la moindre de ses paroles mériterait de figurer dans un recueil entièrement dédié à sa magnificence.
Malgré ça, le voir macérer depuis ce qu'on peut imaginer être des mois et des mois dans cette cabine misérable, ça m'a fichu un coup, tout de même. Limite j'étais gênée. Je n'avais pas envie de le voir comme ça.
Et puis quelque part... pourquoi pas lui ? Quand on voit la vague de désespérance qui s'est abattue sur tout ce petit monde... pourquoi Romo y échapperait-il, au fond ? Pourquoi Romo, à l'instar de nos autres grands personnages, ne perdrait-il pas la foi, lui aussi ?

Enfin, on retrouve au moins la belle alchimie entre lui et le jeune Adama. Spectaculaire.
Le coup de la chambre avec vue m'a fait hurler. Suprême. Voilà ce qu'il a gagné en défendant Baltar. Une cabine avec hublot. Un hublot de la taille d'une tête d'épingle. Mais la métaphore est tellement gigantesque... ce qu'il y a de bien, avec Romo, c'est qu'on ne sait jamais si c'est du lard ou du cochon.

(A moins que ce ne soit du matou.)

Et ce chat, donc, sur lequel s'attarde la caméra avec tant d'insistance... Evidemment, je n'ai rien vu venir, mais le chat était louche dès le début.

(En fait, c'est lui, le cylon God. )

Enfin, Romo, décidément toujours là quand il s'agit d'accompagner Lee vers le niveau supérieur. C'est quand même très troublant. Surtout quand comme ici, ça paraît presque involontaire.

Bref, jeter quelques noms sur un tableau, façon Docteur House. Non, vraiment, ces gens-là sont très bien, mais ça manque légèrement de classe, de piquant.

Rah, mais qui donc qu'on pourrait faire président ?
De manière amusante, Romo semble avoir la réponse très tôt...

Romo : One could argue that Laura Roslin is a study in repressed ambition. Just like you, Mr. Adama. Never seeking out a job until it's handed to you. Flight leader, battlestar commander, quorum delegate. A man doesn't carve out a path like that through life without...

Without what ?

Il y a un truc qui m'a vraiment fait tiquer, dans cet épisode. Romo et Bill. Bizarre, leur rencontre. La première en tête-à-tête.
Outre le côté complètement tressautant du montage qui fait tomber cette scène comme un cheveu sur la soupe et m'a fait me demander s'il n'y avait pas plusieurs copies.
Mais alors le fait que Romo évoque d'entrée de jeu le coup du briquet de Joseph, la première chose qui a mis en place le mythe de Papy dans la saison 1, ben putain, c'est quand même hyper troublant. Limite lourdingue, d'ailleurs. Limite il y a un gros néon qui clignote au-dessus de sa tête et qui dit : "Knows more than says."

Romo : Lee said you once gave him something before a mission. A lighter, was it ?
Bill : It belonged to my father. Foolish to think a hunk of metal can keep him safe.

La conversation qui suit est hyper étrange. J'ai eu l'impression de capter, l'espace d'un instant, ce qu'a pu être la vie de Bill Adama, fils d'avocat qui a choisi la carrière militaire. Et le nombre de "tu ne peux pas comprendre" qu'il y a dû y avoir dans sa vie. Ce qui explique sans doute pourquoi Bill a poussé, sans doute un peu trop fort, ses deux fils dans un viper. Ah, le drame de ces parents qui ne veulent que le meilleur pour leurs enfants et qui font ce qu'il y a de pire pour eux. Double faute, Bill.
Et je me trompe peut-être, mais c'est précisément cette conversation qui va plus tard pousser Bill à partir seul à la recherche de Laura (le thème musical de Roslin et Adama en fond, ça aide). Très subtilement, Romo accompagne carrément Bill vers la sortie.

Romo : I always imagined you were a realist, Admiral, not one to indulge a vain hope to cost of lives. But then... everyone has his limits. "Sine qua non", as they say. "Without which not". Those things we deem essential, without which we cannot bear living, without which life in general looses its specific value, becomes abstract.

Et c'est exactement ce qui est en train de se passer. La vie perd de sa substance, pour Bill, sans Laura à ses côtés. Le personnage lui-même en devient tout ratatiné, tournant en boucle autour d'un seul et même thème : retrouver maman, bordel.

Et cela même s'il faut tout laisser derrière. Son vaisseau, la Flotte, sa famille.
Je vous le dis tout de go : je n'aurais jamais cru l'amiral Adama capable d'en arriver là. Mais c'est parfaitement logique et dans la continuité de ces deux vieux complètement à la rue depuis le début de la saison.

Bill : I can't give up on her. I can't let her go. I've lost my objectivity, and now that I see that, I have no choice. Tell the quorum that I am relinquishing command, effective immediately.

Hallucinant. Je ne sais pas ce qui me fait le plus délirer. Le fait que Bill renonce de lui-même à son poste. Ou le fait que son fils en soit le témoin et le messager.

Et en parallèle...

Romo : What if instead of picking names and finding fault, we'd ask ourselves the qualities that we want. No... that we need. Honesty, of course. If unpopular choice, what matters is courage, to see it through. Experience. When the wrong choices cost lives and the right ones save...

Romo : One name, just one. One we knew from the start. Sometimes you take on a losing case and you make yourself a believer. Other times, no matter what you tell yourself, in your heart you know the outcome is fixed, and the verdict inevitable. Lance, defense rests. (In peace.)

Je suis presque déçue que Romo ne percute que maintenant. J'aurais préféré qu'il soit le manipulateur laissant croire qu'il est manipulé tout en tirant discrètement les ficelles. De toute façon, à partir de là, l'épisode part légèrement en cahouètes.

Romo : Congratulations Mr President.
Lee : My name was never on that list. (Mauvaise réponse. "Whaaaaaat" aurait été plus efficace. Faux, mais efficace.)
Romo : Of course not ! That would be too blatant. But it is everything you always wanted, isn't it ? Why you had me cross 47 names off that list ? Come on... admit it.

Oh que oui, c'est vrai. D'ailleurs, n'est-ce pas ce qu'on voit depuis trois épisodes ? Un Lee qui monte au créneau dès que l'occasion s'en fait sentir, confronte la présidente aussitôt qu'il le peut, et surtout... le Quorum se tourne déjà tout entier vers lui à chaque doute. Il est déjà président. Et il le sait très bien. Mais s'autoproclamer roi du monde, ça fait un peu tache, sur un CV.

Et là, sur le coup, j'ai plus rien compris.

Romo : Savor your victory, Mr. Adama, 'cause you'll never get the chance to serve.

Je le croyais déprimé, et en fait, il est au fond du trou.

Romo : You're perfect for the job, of course. Cause after the vicious separation that was Baltar's presidency, and the bitter disappointment that was Roslin's, you are a shining beacon of hope. Only hope is the last thing we need. We're a doomed race, and it's time that we made our peace with that essential truth.

Brrrr...
Quelle terrible résignation pour un esprit aussi grand que celui de Romo Lampkin. Et pourquoi ? Parce que son chat est mort. Un chat qu'il n'aimait même pas. On en rirait presque.

Romo : "They" ! Those debased drags of humanity out there ! Yeah, that lost tribe in search of a new home, so they can roost and rot again.
Lee : For how long has the cat been dead ?
Romo : How long ?! It's irrelevant, it's immaterial ! It wasn't even my cat !

Quel dommage que tout cela arrive si vite, sans prévenir, que ce soit aussi mal fichu. Parce que cette scène, outre les réplique de Romo qui sont extraordinaires (et déclamées à la perfection), c'est aussi se rendre compte qu'il a tellement raison quand il qualifie Lee de "beacon of hope"... que lui-même finit par y croire. Il faut dire qu'il est vraiment doué, le jeune Adama. Et prêt à crever en défendant ses idées.

Lee : You think you're unique, Romo ? (Non, non, il y en a quatre autres, comme lui, uhuhuh.) Think your sins are so special ? Is that it, counselor ? You're gonna rest your entire case on that pathetic... little bit of insight ? No. Unless... the clean slate fresh start, maybe they are illusions, like you said. But at a certain point, faith in ourselves, in our right to survive as a species, as a people, that's not a given, that's a choice. Well, I've made mine. And if you can't stomach that, then you had damn well better squeeze that trigger right now. So you can make a choice : put your past behind you, put the gun down and help me, because I'm telling you I'm gonna make a difference in this fleet. (Happy birthday, mister president !)

Romo : Is that your final word ?
Lee : That's up to you.
Romo : Then swear it.

Fiou ! *s'éponge le front*
Non parce que j'ai beau avoir la foi, à un moment donné j'ai quand même un tout petit peu eu peur. Et pourtant, dans cet épisode, on n'est pas au bout de l'horreur.

Lee : I Leland Joseph Adama...

Euh... pardon ? Pouvez répéter ? Leland Joseph ??? Putain, le pauvre môme, quoi ! Fallait vraiment qu'ils en veuillent pas pour l'affliger dès la naissance d'un handicap pareil ! Comment vous voulez qu'il grandisse de manière équilibrée, avec un prénom pareil ? Leland, mais c'est un prénom qui appelle les baffes à la récré et les boulettes de papier mâché pendant les cours, ça !

Bref, je ne vous cache pas que ma première réaction, ça a été de me rouler par terre en découvrant que Joseph, c'est aussi le deuxième prénom de Lee ! Du coup, j'en ai temporairement zappé le Leland (le retour de boomerang a été terrible, cela dit). Ptain, maintenant, j'attends au tournant ceux qui s'amusaient à dire que Joseph Adama n'est pas impliqué dans toute cette histoire, parce que je veux dire... mais on ne parle que de lui ! Il est partout ! Et jamais on n'en parle autant que quand Romo est dans le coin !

Enfin bref. Revenons-en à notre Leland. (-200 points de charisme)

Lee : ... do now avow and affirm that I take the office of president of the 12 colonies of Kobol (*verse une larmiche, merde alors, notre petit, quoi*) without any moral reservation or mental evasion.

(Et lui, il ne tremble pas, en prêtant serment... Souvenez-vous de la vieille, au bord des larmes, complètement flippée. Lui, il ne faillira pas. J'en suis sûre.)

Et voilà. That's it. Je repense à la minisérie, au moment où on le voit descendre de son viper avec sa mine contrariée d'adolescent qui ne veut pas dire bonjour à papa, et se plaindre parce qu'il a été obligé de faire les manoeuvres d'approche manuellement. Et ça, c'est président des 12 colonies. Ben mazette.

Et histoire de rigoler un coup... voyez-vous qui on nous ressort, après la campagne de sauvetage menée l'an dernier par les fans de la série. "Save Jake" a donc porté ses fruits. Eh ben bonne chance, Jake !

C'est tellement Lee Adama, ça, mine de rien. Ce petit côté cucul la praline... Moi, je suis président, et je rends mon peuple heureux, à grands coups de chiens héroïques. Ouep. Et dans un grand élan de miséricorde, je pardonne au type qui était à deux doigts de me coller une balle dans la tête. Je suis comme ça, moi.

A part ça... autre badaboum dans ta gueule : Bill qui confie le Galactica à Saul. Et s'il y a un truc qui me fait aboyer de rire depuis le début de la saison, c'est bien de voir la tronche de Michael Hogan se tordre dans tous les sens chaque fois que FF-Saul se prend dans la face ses responsabilités de soldat et en parallèle sa condition de cylon.

Bill : You're not the same man that came back from New Caprica. You've found out a lot about yourself (dude, you have no idea !), been tested in ways I can barely begin to imagine. You're ready.

Rah les boules. Sans doute la dernière chose qu'il voulait, ce pauvre Tigh. Après devenir papa !

Donc, Bill met les voiles. Les boules. L'ennui avec cet épisode, c'est qu'il est mal foutu. Du coup, la plupart du temps, on ne sait pas trop si on va rire ou pleurer.

Tiens donc. Etonnant, presque, que ce ne soit pas Saul qui soit là. Mais bon. Bien évidemment, pour le passage de témoin, qu'il fallait que ce soit Kara et Lee, qui symbolisent depuis tellement longtemps la nouvelle génération. Façon jumeaux, comme à la belle époque. (Et au fait, ça couche, maintenant ? )

Bill : What do you hear, Starbuck ?
Kara : Nothing but the rain, sir.
Bill : Grab your gun and bring the cat in.
Kara : Yes, sir.
Bill : Keep a light on. I'll be back.

Ben ouais. Steuplaît, quoi.

Et le regard de fin, échangé entre les deux jeunes...

Celui de Kara qui a l'air de demander : "Et maintenant qu'est-ce qu'on fait ?"

Et celui de Lee qui a l'air de répondre : "Ben on baise." "Ben on continue, jeune fille."

Pour finir, le coeur qui se serre quand on voit Bill tout seul dans son raptor, en train de regarder les autres vaisseaux partir, puis s'apprêter à finir son bouquin, "Searider Falcon", refilé à Laura et retrouvé dans le raptor de Gonzo, en attendant d'aller sauver sa bien-aimée.

Bon, on ne va pas se mentir... c'est un petit peu la honte, ce qu'ils ont fait de cet épisode.
Le retour de Romo en devient presque anecdotique, ce qui est très fâcheux. Ce qui m'inquiète, c'est qu'on a l'impression qu'à la fin, il part avec son chien, dans le soleil couchant, heureux et tout. Erreur. Romo Lampkin reviendra, j'en mettrais ma main à couper.
Et puis, le coup du Mind!Lance, alors là, énorme !
En fait, je pense que le pauvre Romo a dû payer très cher sa brillante défense du gars Baltar. Lee est bien gentil, mais si Romo reste planqué dans sa cabine, c'est peut-être aussi parce qu'il s'en prend plein la tronche aussitôt qu'il en sort. Et c'est probablement des anti-Baltar qui ont zigouillé son chat. Ce qui est abject. Pas étonnant qu'il continue à lui parler. Ce doit être sa seule compagnie, maintenant.
Malheureusement, entre ce Romo complètement siphonné et celui qui conseille à Adama de refiler les commandes à Tigh (ahum, j'espère que vous avez tous relevé que c'est grâce à Romo que FF-Saul est maintenant à la barre du Galactica), il y a au moins deux ou trois galaxies, quoi. Et c'est très mal rendu. C'est bien simple, on dirait qu'il y a deux Romo, dans cet épisode. C'est vraiment énervant, même si les deux aspects de sa personnalité peuvent parfaitement coller avec le fait qu'il soit le dernier FF. L'Hybride parlait d'un personnage avide de rédemption, rempli de souffrance... c'est le cas de Romo qui ne se pardonne pas d'avoir abandonné sa femme et ses deux filles au moment de l'attaque (deux filles, c'est amusant, ça... côté Adama, c'est deux garçons, enfin bref, chut, cerveau).
Tout son discours sur l'humanité condamnée et qui ne mérite pas de survivre est terrible, en ce sens.
Encore une fois, dommage que tout ça soit déballé dans un épisode aussi confus. Pas facile de faire le ménage, là-dedans.
Des moments, je me dis que ça peut vouloir dire tout et son contraire.

Bref. Evidemment, contente de voir Lee devenu président, même si ça fait un tout petit peu bizarre. Après tout, la logique est imparable. Lee a toujours, toujours fait ce qu'il pensait le mieux pour tous, malgré eux s'il le fallait. Jusqu'à la mutinerie, jusqu'à défendre un fils de pute puis autoriser sa secte à se réunir, quitte à se mettre à dos les gens qu'il aime. Y compris son père.
Pas étonnant que le Quorum le regarde avec des yeux aussi remplis d'espoirs. C'est lui qui pose les questions qui fâchent, c'est lui qui donne des réponses.
Et là, il réussit un coup de maître. Qu'il en soit conscient ou pas, c'était son destin, et il est allé à sa rencontre.
Lee Adama président, j'ai hâte de voir ça.
Au fur et à mesure, j'imagine que d'autres trucs me viendront à l'esprit au sujet de cet épisode. Je les ajouterai s'il le faut...

La suite samedi prochain, pour nous. Sky One ne diffusera finalement pas "The hub" en avance. Scifi reprend la main.
Et demain, si je n'ai pas trop la gueule de bois (c'est pas gagné), vous aurez une autre review. Non mais alors. Je ne laisserai pas traîner le Docteur, j'en fais le serment !

SCENES COUPEES
(Ajout du 23/12/2008)

Alors là, c'est juste tellement énorme que je me marre rien que d'y repenser. Ah, ce brave Romo ! Il m'aura bien fait plaisir, quand même.
Bon, souvenez-vous. Dans cet épisode, j'avais souligné à quel point c'était marrant que Romo nous balance, au moyen d'un habile discours auprès de Bill Adama, FF-Saul aux commandes de la flotte. Si, si, si, ne niez pas, c'est exactement ce qui s'est passé.

Eh bien là, dans ces scènes coupées, Romo fait mieux encore. A la recherche d'un président pour les trois, quatre pelés rescapés de l'attaque des colonies et de New Caprica, il ne trouve rien de mieux que nous proposer...

GALEN TYROL !

Faut le voir pour le croire !
Et le pire, c'est qu'après m'être esclaffée comme une bossue pendant de longues minutes, à l'écouter plaider son choix, limite il aurait réussi à me convaincre, dites donc !

Lee : Tyrol ? Really.
Romo : He has all the right bona fides. I mean, he helped lead the resistance on New Caprica. He even stood up to Roslin and Adama during the whole tylium strike. He’s a man of the people! Grease under the fingernails. Fire in the heart. He’s a shoe-in.

Lee : A few months ago, maybe. He had some kind of breakdown after his wife’s death. Got demoted, dumped his union duties, and he got involved in Baltar’s cult. I’m afraid he’s too compromised.
Romo : We’re all compromised ! Those are our bona fides as human beings, if not political candidates.

Magnifique, fabuleux, exceptionnel. Il a tous les toupets, ce Romo. Je l'aime, oh, gros comme ça ! Il faut dire qu'il a les idées de sa folie et de son intelligence. Voyez donc que juste avant de proposer le Chief (le Chief président ! Ouarf, ouarf, ouarf !), il évoque la possibilité d'offrir le mandat suprême à...

Lee : An actor ?! For President !

Romo : We are essentially looking for an understudy, someone to play a role until our principle returns. Anyway, I always liked his movies.

A côté de ça, on a une version un peu étendue de la peignée que se mettent les deux vieux fous, là, à insulter leurs dames respectives. Pareil, kolossaleuh rigoladeuh tellement ils ont l'air couillons.
Et bien sûr, que font-ils après s'être mis sur la gueule ? Ben ils se congratulent sur leur détente. Tsss...

Adama : Do you know how many times I’ve had to repair this thing ?

Tigh : I suppose it’s my fault for letting you push me into it. Who do you think you are picking on a one-eyed man ? (lol !!!)
Adama : For a one-eyed man, you really have a hell of a punch. (Euh, comment te dire... CYLON !)
Tigh : Aaaaahh.
Adama : I think you loosened my bridge.

Tu n'as pas idée à quel point, pépé.

 

407 : Guess what's coming to dinner

*soupiiiiir*

C'est quand même merveilleux de se laisser emporter par ce tourbillon... avec la confiance aveugle du fanatique qui sait que les réponses arrivent à portée de main.
Voir toutes les pièces du puzzle se mettre en place semaine après semaine, arriver presque à distinguer le schéma général, devoir attendre d'avoir les deux pièces qui restent...
Est-ce que je suis la seule à me demander de quoi va parler la deuxième moitié de la saison ? J'ai l'impression de regarder les tout derniers épisodes de la série. Le dénouement semble tellement proche, la Terre tellement là. C'est du délire.
Et puis c'est beau.
Je me souviens quand il a été question d'une chanson chantée par un des personnages à l'infirmerie. On pensait tous que ça se jouerait autour de l'agonie de Roslin. Pas du tout. Je suis vraiment charmée de découvrir qu'il reste tant de choses qu'on ne connaît pas de nos personnages, même des plus secondaires. Comme le dit si bien Roslin à Lee : "What a way to discover such a beautiful voice."
Ben oui, c'est ça BSG. De la plus grande souffrance naît la beauté. On regarde cette série, on souffre avec les personnages, et puis tout à coup, un voile se lève et laisse entrevoir quelque chose de magnifique.

Et puis ces personnages... chaque fois qu'on pense qu'on ne pourra pas leur pardonner leurs choix, chaque fois qu'on pense qu'ils ont pris une route dont ils ne pourront jamais revenir, ils arrivent à nous surprendre et à nouer ou renouer des alliances qu'on pensait impossibles, si simplement qu'on ne sait plus pourquoi on ne voulait plus y croire. C'est le cas dans cet épisode de Gaius, Roslin, Kara autour desquels tant de choses se mettent à tourner... Et des cylons. Jamais le sol n'a été aussi instable sous leurs pieds à tous. Et pourtant, ils s'accrochent avec une telle foi. C'est vraiment splendide...

Et puisque je parlais de Roslin et Lee plus haut... c'est fou comme on est en train de sentir un passage de témoin, entre eux, même si la vioque s'accroche. De temps en temps, elle semble avoir comme un éclair de conscience. Est-ce qu'elle se rend compte que de tous, c'est lui qui est le plus à même de prendre la tête politique de la Flotte ?

Rien n'est moins sûr. Mais j'ose le croire. Car même si clairement, ils ont leurs désaccords, je pense que là n'est pas la question, pas dans ces conditions. Et même pas en général, d'ailleurs.

En tout cas, le grand ménage de printemps s'annonce, dans la Flotte. Avec le gros outing de Roslin et de ses visions, c'est le début d'une grosse révolution.

Roslin : What if it were you instead of me and all that's left of humanity has just been told that you are sharing visions with the enemy ? What would you do, Mr Adama ? Would you think that the Gods are testing you ?

"Mr Adama". Sérieusement. Elle pourrait pas juste péter un bon coup, de temps en temps ? Quelle vieille carne. Lâcher du lest, c'est vraiment pas son truc. Mais curieusement, je l'admire pour ça. Qu'aussi atteinte physiquement qu'elle le soit, à traîner dans cette sinistre infirmerie au milieu des estropiés, branchée à des tubes atroces, elle arrive quand même à diriger clopin-clopant tout son monde, et à garder la main haute sur les affaires. En plus, c'est quand on s'y attend le moins qu'elle nous met une bonne claque. Exemple redoutable avec Tory qui récolte ce qu'elle sème depuis le début de la saison. Quelle dignité de la part de Roslin qui avait flairé le tout mais n'en avait rien dit. Etre ainsi trahie par son bras droit et la confronter aussi froidement. Moi, je crois que je lui aurais balancé un seau d'eau à la gueule.

Etonnant de voir la réaction de Tory, telle une adolescente qu'on vient de choper avec le chemisier ouvert et la jupe retroussée. Elle qui n'a pas éprouvé une once de remords après avoir suicidé Cally, comme c'est bizarre de la voir aussi mortifiée. Où est passée sa perfection ? Pourquoi ne pas répondre à Roslin : "Je t'emmerde, vieille bique. Je suis une adulte, je me tape mon gourou si je veux." ?

De manière amusante, je me demande si toute l'affaire de coucherie avec Baltar (qui à mes yeux reste quand même le mec à Caprica) n'avait pas pour but de rapprocher Roslin et Gaius. Qui d'évidence ont encore du business à régler.

Bon, bref, mais avant d'en arriver là (oui, la chronologie et moi, nous vivons une grande histoire très intime), on a quand même les dix premières minutes de l'épisode. Nom d'un basset à poil ras !
Du pur délire !!! Le Demetrius paumé (sans Felix pour le guider !), le basestar tout branlant qui débarque, Adama qui déballe les scuds, papy Tigh en transe...

Tigh : Weapons hold !!!

Et le regard terrrrible d'Adama qui est, on le sent, au bord de comprendre ce qui se passe.

Tenez, j'en ai poussé des cris d'orfraie. Le générique là-dessus histoire qu'on se calme. Fiouuu.
La suite est tout aussi puissante. Prenez le petit Sam, terrifié de ce qui lui arrive, qui cherche anxieusement le regard de son compaing FF lorsque celui-ci débarque à bord du vieux clou.

Saul Tigh à bord d'un basestar, les mecs ! On aura juste tout vu !

Et puis l'entretien avec Natalie, qui montre une sincérité et une complaisance qu'on sent tout à fait désarmantes pour Adama et Roslin.

Entre un Tigh qui frémit d'horreur lorsqu'elle évoque l'archivage de D'Anna, et une Tory qui pique vivement du nez lorsqu'elle tente de croiser son regard.

Avec cela que Tricia est parfaitement merveilleuse, dans ce rôle. Je ne sais tout simplement pas comment elle fait. De tous les acteurs, c'est sûrement elle qui a la tâche la plus ardue. Incarner tant de personnages si semblables et si différents. Quelle palette extraordinaire et quel passeport magnifique pour sa future carrière d'actrice. Elle est étourdissante de talent. Et tellement belle.

Bref, le marché est conclu. Sauf que je sens que Natalie rêve un peu, si elle pense que les FF voudront la suivre. Il faut croire que malgré sa bonne volonté et son envie de réunir les siens, elle n'a pas encore compris l'ampleur du Grand Plan. Quand on pense qu'ils sont là, juste devant elle, et qu'elle ne les voit même pas. Mais comment est-ce possible ?

Natalie : Once their identities are revealed and we come back here, we'll be free to leave the fleet with the Five. Yes. They're here with you. The Final Five are in your fleet.

En fait, ça doit juste être la flippe pour tout le monde. Pour les non-FF qui doivent se demander où sont encore cachés les traîtres. Et pour les FF qui doivent être complètement paniqués à l'idée d'être découverts. Comme nous le prouve pépé Tigh, qui, sans même avoir besoin de sortir de son personnage de vieux grincheux, émet de vives incertitudes quant à la bonne foi cylonne.

Tigh : I say we blow the whole gods damn thing to dust, lock, stock and barrel !

J'ai trouvé fabuleux que les skinjobs soient prêts à renoncer à leur "immortalité". Quelle évolution inattendue !
Ils touchent au but, là ! Et la tronche rêveuse de Roslin la sanguinaire qui s'imagine sans doute faire un bon gros carnage. Une fois pour toute.

Roslin : Imagine. Once they're gone they can't come back. Mortal enemies.

Tenez, Pépé Tigh est sur le point d'en faire dans son froc tellement il balise !

Bref, des cylons à bord du Galactica, des humains à bord du basestar. Un bien drôle de mélange qui n'a pas du tout la même saveur que sur New Caprica, même si les ingrédients de base sont les mêmes.

Peut-être la troisième fois sera-t-elle enfin la bonne. Je pense que c'est vers ça qu'on se dirige. A chaque tentative d'union, on se rapproche de la Terre. Une fois sur Terre, le contentieux sera peut-être définitivement réglé. Mais avant, il faut parvenir à la trouver, et ça ne peut se faire qu'ensemble. Encore un niveau dont il faut venir à bout.

Et avant d'y arriver, il y a cette scène, sans doute la plus improbable de tout l'épisode, voire de la série entière. Un cylon qui s'exprime devant le Quorum. Alors là, je dis "WOW".

Et quel discours.

Natalie : In our civil war, we've seen death. We've watched our people die. Gone forever. As terrible as it was, beyond the reach of the resurrection ship, something began to change. We could feel a sense of time, as if each moment held its own significance. We began to realize that for our existence to hold any value, it must end. To live meaningful lives, we must die and not return. The one human flaw that you spend your lifetimes distressing over, mortality, is the one thing. It's the thing that makes you whole. I believe it was no accident we were found by Kara Thrace. It was destiny. She asked me to lead my people and I accept it.

Sacrée oratrice, cette Natalie. Et qui sait comment museler son monde et dire ce qu'il faut pour que chacun se sente concerné.

Je trouve juste un peu frustrant, que euh...

Et puis, non, rien.

A propos de Lee Adama, très impliqué donc dans la vie politique de la Flotte, j'ai absolument adoré le moment où il explique à la présidente à quel point la réaction des membres du Quorum au moment du saut en urgence l'a choqué. C'est là que tient tout l'intérêt du passage de Lee de l'autre côté de la barrière. Lui, l'ancien soldat, a toujours vécu les attaques de l'intérieur, dans l'action. Il n'a jamais vu de ses yeux la réaction des civils menacés. Et cette réaction, je pense qu'elle va être à l'origine de beaucoup de choses. Parce que cet épisode, aussi noir soit-il, il rayonne d'espoir. Et je pense que Lee représente cet espoir. L'espoir qu'il ne parvient plus à voir dans les yeux de ses collègues du Quorum, résignés au pire, à la fin, à chaque alerte.
Et je trouve la réponse de la présidente très intéressante. "You felt their suffering. Now try holding their lives in balance everyday."
C'est la deuxième fois qu'elle semble vouloir le mettre à sa place. Troublant.

Par contre, les cylons, rah, ils m'ont trop énervée ! Et vas-y que j'avance d'un pas et que je recule de deux. Et vas-y que j'ai des doutes. Et vas-y que finalement, je ne sais plus trop !
Trop frustrant. Et en même temps, c'est tellement incroyable ce qui leur arrive. Ce pas immense franchi en direction des humains. Quel dommage qu'une fois de plus, ils ne parviennent pas à se mettre d'accord et envisagent d'avoir recours à la violence pour parvenir à leurs fins. Natalie a mille fois raison de se poser la question : les FF les suivront-ils ? Ben c'est pas gagné, cocotte !

Et puis tranquillement, on commence à toucher du doigt l'affaire de l'opéra. J'ai trouvé la mise en scène absolument remarquable. Haletante, même. Athéna qui rêve encore et toujours qu'on lui enlève sa fille.

Le "bye-bye" hyper creepy de la petite.

(Le genre à vous faire faire des cauchemars... )

Et puis les dessins...

La course dans les couloirs du Galactica, qui fait écho à celle de l'opéra. Et puis la rencontre avec Natalie.

Qu'Athéna descend froidement une fois sa fille hors de danger.

Frakking unbelievable.
Athéna, putain, comment que tu files un mauvais coton, ma fille ! Alors que tout le monde fait tant d'efforts pour accorder un peu de confiance aux cylons, pourquoi aller résolument et systématiquement dans le sens contraire ? Et les deux FF qui sont là, les bras ballants... Pffff... Pauvre mère terrifiée. Elle ne lui aurait pas fait le moindre mal, à ta princesse...

Enfin, j'ai aimé les échanges très simples entre Kara et Roslin, qui ont pourtant du lourd derrière elles mais qui tentent d'unir leurs forces et leurs connaissances pour enfin trouver des réponses.

Roslin : Will you help me ?
Kara : Yes.

Ca me comble de joie que Kara, Laura et Gaius partent ensemble. Tous trois sont au coeur de la prophétie et jouent un rôle clé. Rien de plus logique, donc.

Et une fois à bord du basestar, l'hybride rebranchée qui fait directement sauter le vaisseau au loin... Oh Frak !

Ok, donc à bord nous avons la présidente des douze Colonies, le héraut de l'Apocalypse et le leader de la nouvelle religion. Ca fait pas un peu beaucoup ???
"Excuse me. As long as I am in this office, the welfare of this fleet is not something you need to worry about" disait Roslin à Lee au début de l'épisode ? Avec une présidente en congé sabbatique à bord d'un basestar, on dirait bien qu'il y a du changement dans l'air.

Enfin, ce serait criminel de ne pas évoquer le calvaire du pauvre Felix, dont la complainte constitue le fil rouge de ce magnifique épisode. Infortuné Felix, victime permanente d'une intrigue qui commence à aller beaucoup trop vite pour certains. Felix y laisse seulement sa jambe, les yeux grands ouverts et avec le bruit de la scie dans les oreilles. Après tous les personnages qui nous ont quittés ces derniers temps, je pensais qu'il y laisserait sa vie.

Quel beau chant d'espoir, à la fois triste et ravissant, qui résonne aux oreilles de chacun des visiteurs, tour à tour. Sam, d'abord...

Et puis Roslin, Lee, Gaius, et même Kara...

Oubliée, presque, l'ironie du destin de Felix, tour à tour héros et traître, parfois malgré lui. Après un tel épisode, je ne vois que la rédemption, pour lui.

En tout cas je l'espère.

Deux semaines d'attente avant la suite. C'est tout bonnement inhumain. D'ici là, j'aurai peut-être le temps de me pencher sur les podcasts de tonton Moore. En attendant... on s'accroche !

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SCENES COUPEES
(Ajout du 22/12/2008)

Allez, hop, enfonçons le clou. Genre c'est pas assez que la pauvre Kara se mange la prophétie de l'Hybride dans les gencives. Papadama lui en met pareil au retour.

Déjà, pas content que Helo et Athéna lui ramènent un Felix avec une patte en moins. Ca, il aime pas trop. Et les deux lascars n'en mènent vraiment pas large.

Adama : These Cylon rebels… you worked with them, you believed them, so you brought them back.
Kara : I think it was meant to be. Sir.
Adama : Did you believe them ?
Athéna : Yes, sir.
Adama : Why ?
Athéna : Because they were willing to shoot one of their own. Sir.
Adama : Evidently, so were we. How did Mr. Gaeta get shot ?
Kara : It was an accident. Sir.
Adama : I wonder if Mr. Gaeta is going to say the same thing, when he gets out of sickbay with only one leg.

Et une fois Helo et Athéna partis avec un soulagement évident, paf, la grosse claque.

Adama : Starbuck. Every time you come back, you empty your pockets, we find confusion and chaos. I hope you’re right, Captain. This was meant to be.

Et à mesure qu'Adama s'exprime, tout devient flou pour Kara qui revoit l'Hybride lui délivrer son terrible message.

Je comprends tout à fait pourquoi cette scène a été coupée. Je ne vois pas Adama faire de tels reproches à Kara alors qu'elle risque tout pour trouver une solution, une fin à leur exode. C'est une situation impossible. Même si le vieux commence à partir du cervelet et que la vision d'un Felix bientôt unijambiste lui est sans doute insupportable, il y a plus que cela.

Deuxième scène coupée, notre Baltar et sa nouvelle copine, au pieu. Petite anecdote racontée par notre gourou au sujet d'une paire de bottes.

Gaius : I was wearing those once, on Caprica… to a meeting… bit o’ business. This kind of business. And I caught my reflection in a mirror. And there I was, leaning forward, like a soldier almost. Left-right-left-right. Marching with such conviction, such enthusiasm, to the bright drudgery of life and the heady bald of the overprivileged. And then something happened to me that has never happened before. The husband opened the front door and punched me in the face. I got a nosebleed.

Pas inintéressant d'entendre Gaius parler de son ancienne vie. Limite on croirait presque qu'il parle de quelqu'un d'autre. Il en parle sans passion, mais avec un soupçon de mépris. C'est plutôt amusant.

On a également droit à quelques répliques supplémentaires de leur dialogue.

Baltar : I’m not saying I’m a saint, Tory. I’m many things, but I try not to be spiteful. I’ve got no blood lust to go get her. She has persecuted my followers. And the truth is I admire her, in spite of myself, despite myself. But she’s a hypocrit. The lies ! Hoo ! The secret missions. Coopting the rhetoric of patriotism to keep everyone in the dark, including you. That’s rather worrying, isn’t it ? So, I had to speak. The truth is… no good ever comes from concealing it. If you don’t believe me, go check out Mr. Gaeta. I’ve got a broadcast.

J'aime bien l'allusion à Felix, vraiment...

 

406 : Faith

Allez, je fais exception à la règle (bien involontaire) de ces dernières semaines et je poste mon commentaire sur cet épisode à chaud, et sans le revoir une seconde fois. Parce que contrairement aux derniers épisodes, là, c'est surtout à l'émotion que celui-ci fait appel. Et pour ça, pas besoin de s'infliger la chose une deuxième fois...

(Vous remarquerez que les premières captures d'écran sont bizarres. C'est le fichier .avi qui est un peu flingué au début. Ca s'arrange après le générique.)

Putain, j'ai bien pleuré !

Les salauds. Si je pleure déjà comme ça maintenant, mais qu'est-ce que ça va être quand la vieille va caner ! Et le vieux ! Et quand ils vont trouver la Terre ! Et quand tout le reste !

Bref... j'espère que la plupart d'entre vous auront ressenti cette même décharge d'émotion parce que personnellement, en regardant cet épisode, j'ai eu l'impression de toucher à la définition même de la vie.

(Et la mamie s'en vient m'interrompre pour me parler Livret A et CEL, merci Mamie... )

Allez, viendons-en aux faits. Donc la dernière fois, les gentils soldats du Bounty ont décidé de mettre la méchante Starbuck aux fers. Cette semaine, je me suis vraiment demandée comment ils allaient faire pour débrouiller cette situation et envoyer malgré tout Blondie chez les Toasters. Je me doutais que Sam allait péter son câble de FF, mais je n'imaginais pas que ce serait aussi parfaitement géré.

Premièrement, Athéna qui devient très très vilaine.

(Je dirais même qu'elle frôle la psychorigidité, la pauvre.)

Deuxièmement, Sam qui s'agace.

Troisièmement, Felix qui se fait exploser la patte.

(Une vraie boucherie, là-dedans ! )

Quatrièmement, Kara qui prouve, en se portant directement à son secours, que oui, son équipage passe avant tout le reste et qu'elle est consciente qu'il y a trop de vies en jeu.

Voilà comment un Final Five est venu à bout de cette situation impossible et a poussé Kara à reprendre ses esprits. Sont doués, ces gensses-là, même s'ils ne s'en rendent pas compte.

Bref, en route pour le Basestar échoué, avec une petite équipe de valeureux guerriers... et trois cylons.

Sur le coup, j'ai été ravie que Barolay prenne enfin la parole. Surtout pour dire à Kara qu'elle l'a toujours suivie et qu'elle la suivra jusqu'au bout parce que depuis le début, elle l'a vu botter le cul des toasters. Bravo, Jean, que je me suis dit. T'es une sista. Même si en rousse, je te trouvais fabuleusement plus belle.

Contente aussi de revoir Kara et Sharon faire équipe, malgré la tension palpable entre elles.

Ca me fait un peu mal au coeur, parce qu'elles ont été si proches. On les sentait tellement copines pendant la saison 3, après le retour de Kara sur le Galactica. Les Fighting Agathons et tout ça. Aujourd'hui, Kara en est à lui demander si elle peut lui tourner le dos sans risquer de se retrouver avec un flingue collé contre le crâne. Ca me fait vraiment de la peine. Mais bon, le respect est là, ça se sent, malgré le manque de compréhension entre les deux. Entre l'une qui n'écoute que ses tripes et l'autre qui écoute avant tout la raison et son honneur.

Cela m'avait effleurée car je pensais bien voir un vaisseau sur la peinture de Kara, mais j'avoue que j'ai été soufflée de découvrir que la comète de ses visions, c'est en fait le Basestar. Je pense que c'est ça, le Ship of Lights de BSG78, métaphoriquement parlant. Ce vaisseau ennemi tout aussi amoché que le Galactica... joli parallèle, je trouve.

( )

L'effarement de Sam qui n'a pourtant jamais été aussi proche de chez lui... où que soit ce chez-lui.

Et la sérénité de Leoben qui attendu si longtemps pour voir enfin l'Histoire se passer sous ses yeux.

Quel sentiment de folie. On est partagés entre l'excitation de tout ce qui se passe, entre la peur et l'angoisse qu'on sent émaner de Kara, entre la sensation d'urgence car sur le Demetrius, les secondes défilent, et tout le reste. C'est vertigineux. Et cette scène, ptain, cette scène où Sharon voit ses soeurs approcher et qui rappelle tellement le "This isn't happening" de Boomer.

C'est au moment où Athéna repousse ses soeurs en leur disant à quel point elle les méprise de retourner leur veste en permanence qu'on comprend que jamais plus elle ne retournera la sienne. Peu importe ce qu'il lui en coûte.

Athena : You pick your side and you stick. You don’t cut and run when things get ugly. Otherwise you’ll never have anything. No love, no family, no life to call your own.

Malgré tout, quelle leçon pour ces petites écervelées que celle assénée par cette grande soeur qui en a tellement chié et qui a honte d'elles, aujourd'hui. Indispensable, cette scène. Parce que si elle n'excuse rien, elle explique magnifiquement bien toutes les actions de Sharon ces derniers épisodes. Evidemment, le twist suprême serait qu'elle vire de bord malgré elle. J'espère qu'on n'en arrivera pas à ça car ce serait la mort de ce personnage, je pense...

Bref, nos amis sont à bord d'un Basestar. Wow. Un Basestar, quoi.
Et ça faisait bien longtemps qu'Athéna n'avait pas fait trempette.

J'ai failli hurler quand Sam, fasciné, est sur le point de faire de même. Je suis sûre que ça aurait fait un électrochoc terrible.

D'ailleurs, pendant tout cet épisode, j'ai halluciné de le voir déambuler là-dedans, semblant se demander ce que cet endroit est supposé signifier pour lui.

Et bien sûr, c'est là que la chose la plus idiote de cet épisode se produit. Un échange de mots vifs entre deux gonzesses qui ont déjà une longue histoire derrière elles, le spectre de New Caprica qui resurgit, un coup de boule, une grande baffe, le sang qui coule, et adieu Jean Barolay.

Cette scène est d'une telle violence et d'une telle rapidité que je n'ai rien vu venir. Ce n'est qu'en voyant le regard fixe de Barolay que j'ai compris que cette Six l'avait tuée.

Là, je jure que j'ai commencé à sentir les larmes monter. Parce qu'après cette brave Erin Mathias, c'est une autre soldate de tous les combats qu'on expédie ridiculement. C'est trop triste de les voir les uns après les autres tirer leur révérence, ces malheureux qui ont conduit les leurs jusque là. C'est sans doute parce qu'on aura de moins en moins besoin d'eux, et c'est logique. Mais si des gens méritaient de voir la Terre, c'étaient bien les Mathias et les Barolay... et bientôt les Hot Dog, les Figurski, les Dualla, même. Y arriveront-ils ?
Et à côté de ça, il y a cette découverte bouleversante d'un skinjob traumatisé par sa mort, par le passage à tabac d'une résistante qui n'aurait probablement jamais imaginé qu'un cylon puisse ressentir cela. Alors cette Six aussi va mourir. Exécutée par une de ses soeurs...

(Je suis bien certaine que cette scène aura légèrement troublé certains de nos mâles compères. )

J'en profite pour noter que décidément, la tension qui existe entre les Six et Kara est vraiment géniale. C'est pas souvent qu'elles se croisent, mais quand c'est le cas, c'est vraiment d'enfer. Et j'ai trouvé extrêmement intéressant que Natalie évoque l'obsession de Leoben pour Kara, et la complaisance dont elle et les autres ont jusque là fait preuve à cet égard. Je m'étais d'ailleurs toujours demandée ce que les six autres modèles en pensaient.

L'hybride, donc. Ah ça, pardon, mais on l'attendait depuis longtemps. Oh, j'ai été frustrée que celle-ci ignore Kara, au début !

Surtout que la pauvre attend tellement de réponses...
Et puis il suffit qu'on la taquine un peu, cette brave dame, et là, d'un coup, c'est parti mon kiki. On a droit à un incroyable : "The children of the one reborn shall find their own country. End of line." (The one reborn ??? Explication, vite, vite !)

The hybrid : The dying leader will know the truth of the opera house. (Et nous aussi, ptain, tant mieux !) The missing three will give you the five. (YESSSSS !!!) Who have come from the home of the Thirteenth. (DES TERRIENS !!!) You are the harbinger of death, Kara Thrace. You will lead them all to their end. Enf of line.

Eh ?

Oh, nooooon, ma pauvre Kara, pas ça ! Pas à elle ! Pas maintenant !
C'est le meilleur moyen pour qu'elle reparte dans son trip auto-destructeur !!! Pfff... Saura-t-elle voir le sourire de l'hybride qui semble la regarder avec tant d'adoration ? Pourvu que oui. Pourvu qu'elle comprenne que ce message a forcément un second sens...

Et puis avant de repartir, j'ai trouvé magnifique cette scène de mort de la Sharon tuée par le centurion, sous le regard impitoyable d'Athéna qui ne lui prendra pas la main, contrairement à Natalie qui elle avait accompagné sa soeur avant de lui prendre la vie. Et cette main, c'est le FF de service qui s'en saisit.

Et c'est incroyablement beau et émouvant.
Ce voyage était probablement indispensable pour que Sam accepte sa vraie nature. C'est sans doute l'une de ses dernières actions en tant qu'anonyme et il le sait. Car au programme, c'est le dégel de D'Anna et la révélation. J'en tremble d'avance. Ca va être monstrueux.

Bref, au terme d'une attente terrible, le Basestar apparaît enfin, avec quelques secondes de retard, libérant Helo...

Je ne sais pas si vous vous rendez compte de ce qui nous attend la semaine prochaine. Le Demetrius rentrant au bercail avec un Basestar et tout plein de copains cylons. On est bientôt samedi, dites ???

Et puis pendant ce temps, nous assistons à la pénitence de Roslin, qui de scène en scène, semble se réduire petit à petit à sa plus simple expression. D'abord en apparaissant chauve...

(Je sais pas vous, mais gros *gasp* de ma part en la voyant comme ça. Pas préparée, pas prête, pas envie de la plaindre... Mais obligée... )

A l'occasion d'une scène touchante où la malheureuse s'accroche encore à ce qu'il lui reste de dignité et confie à Tory toute sa confiance...

Je crois que si elle savait le temps que celle-ci passe dans le lit de Baltar, ça la tuerait.

Il y a ensuite cette Roslin au foulard, d'abord en chemisier puis en chemise de nuit, traînant avec elle tout son bouzin comme elle traînerait sa croix, se départant bientôt de toutes les choses superficielles qui font encore d'elle une femme belle et élégante.

Et puis cette rencontre hallucinante que tout bon fan de Star Trek attendait avec tellement d'impatience.

Voilà qui va lui changer la vie, ou du moins la mort. Ils ne se sont pas trompés en castant Nana Visitor. Elle est hallucinante. Laide et terrifiante de maladie, mais ce qu'elle apporte à cet épisode, c'est du délire.

Et lorsque Roslin lui raconte la mort de sa mère, emportée par le cancer, la voir craquer et pleurer comme une enfant, ça m'a tuée. Je pense que cela appelle tellement de choses à chacun d'entre nous que c'est impossible de ne pas pleurer avec elle. Si vous êtes trop jeunes pour avoir vécu ça, ou si la vie vous a épargné ce genre de souffrances jusqu'à présent, ce que je vous souhaite, vous n'aurez peut-être pas versé de larmes devant cette scène. Moi, si. Et plus d'une.

Mary, Mary... que tu arrives à me faire pleurer sur le sort de ce personnage que j'en arrive parfois à abominer, ça me sidère...
Comme elle est belle, là, sans tailleur, sans talons, sans cheveux, sans maquillage, sans rien. La vraie Laura Roslin.
Et puis accompagnant cette amie de quelques instants de l'autre côté...

... pour découvrir qu'elle aussi est attendue...

Voilà, je repleure de poster ces captures. C'est un sujet qui me touche trop...
Si seulement mes rêves pouvaient ressembler à ça, de temps en temps.

Bref, elle s'accroche à son navire, Laura. L'heure n'est pas encore arrivée pour elle.

Mais cela va sans doute lui donner la force d'affronter la fin. Car elle est proche. Combien lui reste-t-il ? Deux épisodes ? Trois grand max ? Va-t-elle céder à l'appel de Baltar, dont la voix accompagne chacune de ses scènes comme une chanson apaisante (il cite du Shakespeare, cet enfoiré !). Et pourquoi, bon sang, pourquoi aller réveiller Bill, partager un moment aussi doux...

... et ne pas finir par un baiser, bordel de merde ?

Quand Bill dit à Laura qu'aujourd'hui, il croit vraiment en la Terre, contrairement à avant, et qu'elle lui demande ce qui l'a fait changer d'avis, il répond : "You." Peut-être que ça vaut plus, en fin de compte, que n'importe quelle bisouille.
En tout cas, quel symbole que cette présidente en robe de chambre, avec un foulard sur la tête, et cet amiral en pyjama. On croirait deux petits vieux qui flirtent à la maison de retraite. Trop mignon, mais tellement triste.

Enfin... quel bel exercice de style autour de la mort. Puiser ainsi dans des angoisses si humaines, rendre ça à l'écran de manière si forte. La mort absurde de Jean qui s'effondre, les yeux déjà vides, en disant qu'elle va bien. La peur de la mort de Six. L'agonie de la phase terminale. L'épée de Damoclès suspendue au-dessus de chacun des cylons qui sont à bord du Basestar. Tout ça m'a totalement bouleversée. Et en même temps, depuis ce matin, je ressens une sorte de bien-être que je ne m'explique pas. Comme si tout était à sa place. Le message de cet épisode est ahurissant. Du délire. Je n'ai jamais rien ressenti de tel devant une série... excepté Six Feet Under.

SCENES COUPEES
(Ajout du 22/12/2008)

Allez, zou, avant le dodo, deux petites scènes coupées plutôt mignonnes et inoffensives. D'abord un petit coup de culpabilité du côté des époux Agathon. Et l'on se dit qu'il n'y a bien que devant son mari qu'Athéna montre un semblant de remords.

Helo : I didn’t want this. Maybe if I had acted sooner…
Athena : Karl. I’m just as responsible. I took an oath to the uniform and I broke it. And if I hadn’t been after her so hard, Gaeta wouldn’t have been shot.

Ok, merci, donc, les Fighting Agathons.

Ensuite, eh bien par ma barbe, voilà que la vieille se met à apprécier les sermons de Baltar ! Si, si, je suis témoin !

Adama : Wait a second, let me get rid of this crap.
Roslin : No, no. Let it be. I don’t mind it so much now. I’m going to keep track.
Baltar (à la radio ) : You see faith... faith is not a static state of mind.

Boucle bouclée. Sauf qu'il est quand même bien difficile de croire que Roslin écouterait religieusement les sermons de son meilleur ennemi. Mais bon...

 

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