408 : Sine qua non
Par La Sorcière, samedi 31 mai 2008 | Rubrique: Battlestar Galactica épisodes | 25 commentaires
(Vous excuserez cette review rédigée dans de très mauvaises conditions, en cinq ou six fois, et un visionnage cahotique. J'espère ne pas être trop à côté de la plaque.)
Oui, bon, perso je ne pleurerai que modérément sur le pauvre Gonzo (désolée Gonzo !
) car je pensais qu'il nous quitterait bien plus tôt que ça et aussi parce que c'était une sacrée tête de con.

Allez, pour la prochaine fois, je vote pour Seelix ! ![]()
(Non parce qu'elle, pour la peine, chaque fois qu'elle l'ouvre c'est vraiment pour dire une connerie.)
A part ça, oh putain, la merde, quoi. Mais keskilnoufont ??? ![]()
Ils sont en train de nous carotter, là, en fait, il ne reste pas 12 épisodes mais 2, c'est ça, hein ??? C'est ça, EN FAIT !!!
Non, parce que tel que c'est parti, le Vieux va récupérer la Dame de ses pensées en train de clamser et il va nous claquer entre les doigts dans la foulée. Je ne sais pas vous, mais j'ai l'affreuse sensation que si Adama part maintenant, jamais on ne le reverra aux commandes du Galactica. ![]()
Et si c'est le cas, ce sera pour couler avec son vaisseau. Pffff... *déprime*
Donc ça y est. En un épisode, une page vient de se tourner. En un épisode, le bouleversement est complet. Les deux têtes de la Flotte ont roulé à terre. Le pouvoir vient de tomber entre de nouvelles mains. Et ça, ça ne lui a jamais porté bonheur, à la Flotte. Cela dit, l'image est magnifique : un Adama descend de son Olympe, l'autre s'y installe. Et quel soulagement de constater qu'ils ne règneront pas côte-à-côte. Cette idée m'était insupportable.
Pour commencer, le truc que je ne voyais pas venir... Natalie qui rend l'âme avant même le générique. Wow.

Et elle meurt sacrément joliment, Tricia. Elle n'a jamais été aussi superbe.
Natalie touche donc enfin à cette mortalité tant convoitée (mais quelque peu précoce), en tenant la main d'un humain.

Et avec sa disparition, un milliard de questions. Quel est l'avenir de l'alliance entre les humains et les cylons maintenant que la seule qui y croyait a disparu ? Sont pas dans la merde... Il y a cependant une chance pour que cela nous fasse revenir Caprica en force. La seule qui puisse encore changer quelque chose. Surtout maintenant. Héhéhé.
En parlant de merde... comment voulez-vous que ça roule, dans c'te Flotte, avec des bourricots pareils au Quorum ? Non mais regardez-moi ces abrutis. Ca s'agite, ça cause très fort, ça roule des yeux dans tous les sens, ça brasse du vent... Ridicule. J'ai failli me pisser dessus en les voyant s'exciter comme des forcenés. Une petite camomille, les gars ?
Forcément, Lee, à côté, c'est le Sauveur. Ben bonne chance, mon bonhomme, avec une telle brochette de ptites bites.

Ensuite, ah là là, ma pauvre Athena... j'en avais les larmes aux yeux de la voir pleurer devant Adama, impitoyable, comme une petite fille qui se retient d'éclater en gros sanglots.

Je l'ai plainte de tout mon coeur tellement on la sent isolée. Ils sont tellement à la ramasse, l'un comme l'autre, mais pas la même ramasse. Pauvre Adama. Il en a tellement ras la moustache de ces histoires de visions.

Le "Get her out of my sight" offre d'ailleurs un écho magnifique aux anciens "this thing" dont il la qualifiait. Sharon de retour dans sa cellule, donc. On revoit sa grossesse derrière les barreaux, et même l'exécution de Natalie n'est pas sans évoquer la mort de Boomer. Bref, cercle vicieux pour Athena qui redevient presque aussi flippante que dans la saison 2, quand elle couvait sa petite Hera.

A ce propos... dear Gods, Saul, you old bastard. ![]()

Ca n'y voit plus très clair, c'est chauve et alcoolique, mais ptain, ça se serre quand même de la sacrée belette de compète, mes amis ! ![]()
INCROYABLE ! Ce vieux bouc rassis aurait mis en cloque la Caprica ! (Tiens, bouc, Caprica, ahahahah.)
(Mind!Six n'avait-elle pas parlé d'un bébé et de cette cellule, à l'époque ? Il ne s'agissait peut-être pas de Hera, finalement.)
Purée, la tronche de Bill, quoi.

Alors, me direz-vous, il n'avoue pas tout à fait, pépé. Mais... vous remarquerez qu'il ne nie pas non plus. ![]()

Et que ce n'est pas lorsque Bill le traite de vieux satrape qu'il pète un câble. Mais quand il évoque sa loyauté et... Ellen.
Bill : How many of our secrets have you told this thing ?
Saul : How can you even ask me that ? Question my loyalty ?
Bill : Your loyalty ? I need more than your loyalty. You're my first officer. I need judgment. I need your competence, not some jeopardizing this ship, putting it at risk because of your weaknesses.
Saul : My weaknesses ?
Bill : Yeah, your weaknesses !
Saul : You're risking all our lives for what ? Our missing pilots ? No, for a woman ! For a frakkin' woman !
Bill : You watch what you frakking say about that woman ! (Oh, here we go... ) She's the president, not some frakking skinjob that I've been banging. (*rires*) What do you think Ellen would say about all this ? (Uuuuh. Bad example.)
Saul : Leave Ellen out of this.
Bill : What do you think Ellen would say about her husband impregnating a frakking Cylon prisoner ?
Saul : You motherfrakker !
Sur ces bons mots, ça se met à voltiger dans tous les sens.

VAS-Y SAUL METS-LUI LA PÂTEE DE SA VIE !!! GIVE HIM A BIG FRAKKIN' FF KICK IN THE ASS !
Et malgré ça, ces deux vieux abrutis finissent toujours par me faire marrer. Le coup du joli bateau encore une fois réduit en miettes, j'en ai ri à me péter la rate tellement le clin d'oeil est énorme.

Adama : Do you know how many times I've had to repair this thing ?
![]()
A côté de ça, je n'ai pas pu m'empêcher de remarquer que s'il y a bien d'une personne dont Saul parle dans la cellule de Caprica, c'est Bill. Bill qui ne pense plus qu'à une chose : Laura. Et c'est comme ça qu'il va interroger sa nouvelle fiancée pour lui demander où se trouve le hub. Et Laura.
Il ferait tout, pour lui. C'est super émouvant.
Bon sinon... vous vous en doutez, dès le générique, je me suis mise à pousser une bêlante digne de mes pires prestations sur scène. ![]()

*Donnez-moi un R, donnez-moi un O, donnez-moi un M, donnez-moi un O*
ROMO!!!
Et c'est là que Lee est énorme. (Enfin non, divinement mince, mais énorme quand même.)
Car ma théorie sur ce coup-là, c'est que Lee a manoeuvré d'une manière absolument admirable, digne des plus grands stratèges.
Avec Roslin partie courir le guilledou, nous voilà en rade de président, roh, c'est trop ballot, ça. Surtout que le vice-président, ben il est bien gentil, mais c'est un ancien poseur de bombes, ça la fout mal. Et puis, oh, ça nous arrange bien, le Vieux ne veut pas en entendre parler. Allez, on va essayer de le raisonner pour la forme, tout en sachant parfaitement qu'il n'en démordra jamais. De l'avantage d'être le fils de l'amiral.
Dans la foulée, annoncer d'un air désolé que, ben non, ça va pas le faire mon vieux Tommy. Un vieux Tommy déjà courbé, tendant presque le tube de vaseline à son poulain qui est en train de le griller, mais d'une force.

Lui, rien à faire, quoiqu'il fasse, il est toujours à la rue.
Je ne vous raconte même pas mon fou rire quand je me suis rendu compte que le jeune Apollo est juste en train d'accompagner le vieil Apollo jusqu'à la maison de retraite. ![]()

Et ensuite ? Ben ensuite, faire les choses correctement. Mettre en place une commission fantoche. Aller chercher une bonne vieille célébrité histoire de rendre le truc un peu public, qu'on ne puisse pas l'accuser d'avoir manigancé son truc dans son petit coin. Et puis jouer les innocents. Jusqu'au bout.
Et puis Romo. Il m'a fait de la peine, le Romo. Evidemment, la moindre de ses paroles mériterait de figurer dans un recueil entièrement dédié à sa magnificence.
Malgré ça, le voir macérer depuis ce qu'on peut imaginer être des mois et des mois dans cette cabine misérable, ça m'a fichu un coup, tout de même. Limite j'étais gênée. Je n'avais pas envie de le voir comme ça.
Et puis quelque part... pourquoi pas lui ? Quand on voit la vague de désespérance qui s'est abattue sur tout ce petit monde... pourquoi Romo y échapperait-il, au fond ? Pourquoi Romo, à l'instar de nos autres grands personnages, ne perdrait-il pas la foi, lui aussi ?

Enfin, on retrouve au moins la belle alchimie entre lui et le jeune Adama. Spectaculaire.
Le coup de la chambre avec vue m'a fait hurler. Suprême. Voilà ce qu'il a gagné en défendant Baltar. Une cabine avec hublot. Un hublot de la taille d'une tête d'épingle. Mais la métaphore est tellement gigantesque... ce qu'il y a de bien, avec Romo, c'est qu'on ne sait jamais si c'est du lard ou du cochon.
(A moins que ce ne soit du matou.)
Et ce chat, donc, sur lequel s'attarde la caméra avec tant d'insistance... Evidemment, je n'ai rien vu venir, mais le chat était louche dès le début.

(En fait, c'est lui, le cylon God.
)
Enfin, Romo, décidément toujours là quand il s'agit d'accompagner Lee vers le niveau supérieur. C'est quand même très troublant. Surtout quand comme ici, ça paraît presque involontaire.

Bref, jeter quelques noms sur un tableau, façon Docteur House. Non, vraiment, ces gens-là sont très bien, mais ça manque légèrement de classe, de piquant.

Rah, mais qui donc qu'on pourrait faire président ? ![]()
De manière amusante, Romo semble avoir la réponse très tôt...
Romo : One could argue that Laura Roslin is a study in repressed ambition. Just like you, Mr. Adama. Never seeking out a job until it's handed to you. Flight leader, battlestar commander, quorum delegate. A man doesn't carve out a path like that through life without...
Without what ? ![]()
Il y a un truc qui m'a vraiment fait tiquer, dans cet épisode. Romo et Bill. Bizarre, leur rencontre. La première en tête-à-tête.
Outre le côté complètement tressautant du montage qui fait tomber cette scène comme un cheveu sur la soupe et m'a fait me demander s'il n'y avait pas plusieurs copies.
Mais alors le fait que Romo évoque d'entrée de jeu le coup du briquet de Joseph, la première chose qui a mis en place le mythe de Papy dans la saison 1, ben putain, c'est quand même hyper troublant. Limite lourdingue, d'ailleurs. Limite il y a un gros néon qui clignote au-dessus de sa tête et qui dit : "Knows more than says."

Romo : Lee said you once gave him something before a mission. A lighter, was it ?
Bill : It belonged to my father. Foolish to think a hunk of metal can keep him safe.
La conversation qui suit est hyper étrange. J'ai eu l'impression de capter, l'espace d'un instant, ce qu'a pu être la vie de Bill Adama, fils d'avocat qui a choisi la carrière militaire. Et le nombre de "tu ne peux pas comprendre" qu'il y a dû y avoir dans sa vie. Ce qui explique sans doute pourquoi Bill a poussé, sans doute un peu trop fort, ses deux fils dans un viper. Ah, le drame de ces parents qui ne veulent que le meilleur pour leurs enfants et qui font ce qu'il y a de pire pour eux. Double faute, Bill.
Et je me trompe peut-être, mais c'est précisément cette conversation qui va plus tard pousser Bill à partir seul à la recherche de Laura (le thème musical de Roslin et Adama en fond, ça aide). Très subtilement, Romo accompagne carrément Bill vers la sortie.
Romo : I always imagined you were a realist, Admiral, not one to indulge a vain hope to cost of lives. But then... everyone has his limits. "Sine qua non", as they say. "Without which not". Those things we deem essential, without which we cannot bear living, without which life in general looses its specific value, becomes abstract.
Et c'est exactement ce qui est en train de se passer. La vie perd de sa substance, pour Bill, sans Laura à ses côtés. Le personnage lui-même en devient tout ratatiné, tournant en boucle autour d'un seul et même thème : retrouver maman, bordel.

Et cela même s'il faut tout laisser derrière. Son vaisseau, la Flotte, sa famille.
Je vous le dis tout de go : je n'aurais jamais cru l'amiral Adama capable d'en arriver là. Mais c'est parfaitement logique et dans la continuité de ces deux vieux complètement à la rue depuis le début de la saison.
Bill : I can't give up on her. I can't let her go. I've lost my objectivity, and now that I see that, I have no choice. Tell the quorum that I am relinquishing command, effective immediately.


Hallucinant. Je ne sais pas ce qui me fait le plus délirer. Le fait que Bill renonce de lui-même à son poste. Ou le fait que son fils en soit le témoin et le messager.
Et en parallèle...
Romo : What if instead of picking names and finding fault, we'd ask ourselves the qualities that we want. No... that we need. Honesty, of course. If unpopular choice, what matters is courage, to see it through. Experience. When the wrong choices cost lives and the right ones save...

Romo : One name, just one. One we knew from the start. Sometimes you take on a losing case and you make yourself a believer. Other times, no matter what you tell yourself, in your heart you know the outcome is fixed, and the verdict inevitable. Lance, defense rests. (In peace.)
Je suis presque déçue que Romo ne percute que maintenant. J'aurais préféré qu'il soit le manipulateur laissant croire qu'il est manipulé tout en tirant discrètement les ficelles. De toute façon, à partir de là, l'épisode part légèrement en cahouètes.
Romo : Congratulations Mr President.
Lee : My name was never on that list. (Mauvaise réponse. "Whaaaaaat" aurait été plus efficace. Faux, mais efficace.)
Romo : Of course not ! That would be too blatant. But it is everything you always wanted, isn't it ? Why you had me cross 47 names off that list ? Come on... admit it.

Oh que oui, c'est vrai. D'ailleurs, n'est-ce pas ce qu'on voit depuis trois épisodes ? Un Lee qui monte au créneau dès que l'occasion s'en fait sentir, confronte la présidente aussitôt qu'il le peut, et surtout... le Quorum se tourne déjà tout entier vers lui à chaque doute. Il est déjà président. Et il le sait très bien. Mais s'autoproclamer roi du monde, ça fait un peu tache, sur un CV.
Et là, sur le coup, j'ai plus rien compris.
Romo : Savor your victory, Mr. Adama, 'cause you'll never get the chance to serve.

![]()
Je le croyais déprimé, et en fait, il est au fond du trou.
Romo : You're perfect for the job, of course. Cause after the vicious separation that was Baltar's presidency, and the bitter disappointment that was Roslin's, you are a shining beacon of hope. Only hope is the last thing we need. We're a doomed race, and it's time that we made our peace with that essential truth.
Brrrr... ![]()
Quelle terrible résignation pour un esprit aussi grand que celui de Romo Lampkin. Et pourquoi ? Parce que son chat est mort. Un chat qu'il n'aimait même pas. On en rirait presque.
Romo : "They" ! Those debased drags of humanity out there ! Yeah, that lost tribe in search of a new home, so they can roost and rot again.
Lee : For how long has the cat been dead ?
Romo : How long ?! It's irrelevant, it's immaterial ! It wasn't even my cat !
Quel dommage que tout cela arrive si vite, sans prévenir, que ce soit aussi mal fichu. Parce que cette scène, outre les réplique de Romo qui sont extraordinaires (et déclamées à la perfection), c'est aussi se rendre compte qu'il a tellement raison quand il qualifie Lee de "beacon of hope"... que lui-même finit par y croire. Il faut dire qu'il est vraiment doué, le jeune Adama. Et prêt à crever en défendant ses idées.
Lee : You think you're unique, Romo ? (Non, non, il y en a quatre autres, comme lui, uhuhuh.) Think your sins are so special ? Is that it, counselor ? You're gonna rest your entire case on that pathetic... little bit of insight ? No. Unless... the clean slate fresh start, maybe they are illusions, like you said. But at a certain point, faith in ourselves, in our right to survive as a species, as a people, that's not a given, that's a choice. Well, I've made mine. And if you can't stomach that, then you had damn well better squeeze that trigger right now. So you can make a choice : put your past behind you, put the gun down and help me, because I'm telling you I'm gonna make a difference in this fleet. (Happy birthday, mister president !)

Romo : Is that your final word ?
Lee : That's up to you.
Romo : Then swear it.
Fiou ! *s'éponge le front*
Non parce que j'ai beau avoir la foi, à un moment donné j'ai quand même un tout petit peu eu peur. Et pourtant, dans cet épisode, on n'est pas au bout de l'horreur.

Lee : I Leland Joseph Adama...
Euh... pardon ? Pouvez répéter ? Leland Joseph ??? Putain, le pauvre môme, quoi ! Fallait vraiment qu'ils en veuillent pas pour l'affliger dès la naissance d'un handicap pareil ! Comment vous voulez qu'il grandisse de manière équilibrée, avec un prénom pareil ? Leland, mais c'est un prénom qui appelle les baffes à la récré et les boulettes de papier mâché pendant les cours, ça ! ![]()
Bref, je ne vous cache pas que ma première réaction, ça a été de me rouler par terre en découvrant que Joseph, c'est aussi le deuxième prénom de Lee ! Du coup, j'en ai temporairement zappé le Leland (le retour de boomerang a été terrible, cela dit). Ptain, maintenant, j'attends au tournant ceux qui s'amusaient à dire que Joseph Adama n'est pas impliqué dans toute cette histoire, parce que je veux dire... mais on ne parle que de lui ! Il est partout ! Et jamais on n'en parle autant que quand Romo est dans le coin !
Enfin bref. Revenons-en à notre Leland. (-200 points de charisme)
Lee : ... do now avow and affirm that I take the office of president of the 12 colonies of Kobol (*verse une larmiche, merde alors, notre petit, quoi*) without any moral reservation or mental evasion.
(Et lui, il ne tremble pas, en prêtant serment... Souvenez-vous de la vieille, au bord des larmes, complètement flippée. Lui, il ne faillira pas. J'en suis sûre.)
Et voilà. That's it. Je repense à la minisérie, au moment où on le voit descendre de son viper avec sa mine contrariée d'adolescent qui ne veut pas dire bonjour à papa, et se plaindre parce qu'il a été obligé de faire les manoeuvres d'approche manuellement. Et ça, c'est président des 12 colonies. Ben mazette.
Et histoire de rigoler un coup... voyez-vous qui on nous ressort, après la campagne de sauvetage menée l'an dernier par les fans de la série. "Save Jake" a donc porté ses fruits. Eh ben bonne chance, Jake !

![]()
C'est tellement Lee Adama, ça, mine de rien. Ce petit côté cucul la praline... Moi, je suis président, et je rends mon peuple heureux, à grands coups de chiens héroïques. Ouep. Et dans un grand élan de miséricorde, je pardonne au type qui était à deux doigts de me coller une balle dans la tête. Je suis comme ça, moi.
A part ça... autre badaboum dans ta gueule : Bill qui confie le Galactica à Saul. Et s'il y a un truc qui me fait aboyer de rire depuis le début de la saison, c'est bien de voir la tronche de Michael Hogan se tordre dans tous les sens chaque fois que FF-Saul se prend dans la face ses responsabilités de soldat et en parallèle sa condition de cylon.
Bill : You're not the same man that came back from New Caprica. You've found out a lot about yourself (dude, you have no idea !), been tested in ways I can barely begin to imagine. You're ready.


Rah les boules. Sans doute la dernière chose qu'il voulait, ce pauvre Tigh. Après devenir papa ! ![]()
Donc, Bill met les voiles. Les boules. L'ennui avec cet épisode, c'est qu'il est mal foutu. Du coup, la plupart du temps, on ne sait pas trop si on va rire ou pleurer.

Tiens donc. Etonnant, presque, que ce ne soit pas Saul qui soit là. Mais bon. Bien évidemment, pour le passage de témoin, qu'il fallait que ce soit Kara et Lee, qui symbolisent depuis tellement longtemps la nouvelle génération. Façon jumeaux, comme à la belle époque. (Et au fait, ça couche, maintenant ?
)

Bill : What do you hear, Starbuck ?
Kara : Nothing but the rain, sir.
Bill : Grab your gun and bring the cat in.
Kara : Yes, sir.
Bill : Keep a light on. I'll be back.

Ben ouais. Steuplaît, quoi. ![]()
Et le regard de fin, échangé entre les deux jeunes...

Celui de Kara qui a l'air de demander : "Et maintenant qu'est-ce qu'on fait ?"

Et celui de Lee qui a l'air de répondre : "Ben on baise." "Ben on continue, jeune fille."
Pour finir, le coeur qui se serre quand on voit Bill tout seul dans son raptor, en train de regarder les autres vaisseaux partir, puis s'apprêter à finir son bouquin, "Searider Falcon", refilé à Laura et retrouvé dans le raptor de Gonzo, en attendant d'aller sauver sa bien-aimée.

Bon, on ne va pas se mentir... c'est un petit peu la honte, ce qu'ils ont fait de cet épisode.
Le retour de Romo en devient presque anecdotique, ce qui est très fâcheux. Ce qui m'inquiète, c'est qu'on a l'impression qu'à la fin, il part avec son chien, dans le soleil couchant, heureux et tout. Erreur. Romo Lampkin reviendra, j'en mettrais ma main à couper.
Et puis, le coup du Mind!Lance, alors là, énorme ! ![]()
En fait, je pense que le pauvre Romo a dû payer très cher sa brillante défense du gars Baltar. Lee est bien gentil, mais si Romo reste planqué dans sa cabine, c'est peut-être aussi parce qu'il s'en prend plein la tronche aussitôt qu'il en sort. Et c'est probablement des anti-Baltar qui ont zigouillé son chat. Ce qui est abject. Pas étonnant qu'il continue à lui parler. Ce doit être sa seule compagnie, maintenant.
Malheureusement, entre ce Romo complètement siphonné et celui qui conseille à Adama de refiler les commandes à Tigh (ahum, j'espère que vous avez tous relevé que c'est grâce à Romo que FF-Saul est maintenant à la barre du Galactica), il y a au moins deux ou trois galaxies, quoi. Et c'est très mal rendu. C'est bien simple, on dirait qu'il y a deux Romo, dans cet épisode. C'est vraiment énervant, même si les deux aspects de sa personnalité peuvent parfaitement coller avec le fait qu'il soit le dernier FF. L'Hybride parlait d'un personnage avide de rédemption, rempli de souffrance... c'est le cas de Romo qui ne se pardonne pas d'avoir abandonné sa femme et ses deux filles au moment de l'attaque (deux filles, c'est amusant, ça... côté Adama, c'est deux garçons, enfin bref, chut, cerveau).
Tout son discours sur l'humanité condamnée et qui ne mérite pas de survivre est terrible, en ce sens.
Encore une fois, dommage que tout ça soit déballé dans un épisode aussi confus. Pas facile de faire le ménage, là-dedans.
Des moments, je me dis que ça peut vouloir dire tout et son contraire.
Bref. Evidemment, contente de voir Lee devenu président, même si ça fait un tout petit peu bizarre. Après tout, la logique est imparable. Lee a toujours, toujours fait ce qu'il pensait le mieux pour tous, malgré eux s'il le fallait. Jusqu'à la mutinerie, jusqu'à défendre un fils de pute puis autoriser sa secte à se réunir, quitte à se mettre à dos les gens qu'il aime. Y compris son père.
Pas étonnant que le Quorum le regarde avec des yeux aussi remplis d'espoirs. C'est lui qui pose les questions qui fâchent, c'est lui qui donne des réponses.
Et là, il réussit un coup de maître. Qu'il en soit conscient ou pas, c'était son destin, et il est allé à sa rencontre.
Lee Adama président, j'ai hâte de voir ça.
Au fur et à mesure, j'imagine que d'autres trucs me viendront à l'esprit au sujet de cet épisode. Je les ajouterai s'il le faut...
La suite samedi prochain, pour nous. Sky One ne diffusera finalement pas "The hub" en avance. Scifi reprend la main.
Et demain, si je n'ai pas trop la gueule de bois (c'est pas gagné), vous aurez une autre review. Non mais alors. Je ne laisserai pas traîner le Docteur, j'en fais le serment !
SCENES COUPEES
(Ajout du 23/12/2008)
Alors là, c'est juste tellement énorme que je me marre rien que d'y repenser. Ah, ce brave Romo ! Il m'aura bien fait plaisir, quand même.
Bon, souvenez-vous. Dans cet épisode, j'avais souligné à quel point c'était marrant que Romo nous balance, au moyen d'un habile discours auprès de Bill Adama, FF-Saul aux commandes de la flotte. Si, si, si, ne niez pas, c'est exactement ce qui s'est passé.
Eh bien là, dans ces scènes coupées, Romo fait mieux encore. A la recherche d'un président pour les trois, quatre pelés rescapés de l'attaque des colonies et de New Caprica, il ne trouve rien de mieux que nous proposer...
GALEN TYROL ! ![]()
Faut le voir pour le croire ! ![]()
Et le pire, c'est qu'après m'être esclaffée comme une bossue pendant de longues minutes, à l'écouter plaider son choix, limite il aurait réussi à me convaincre, dites donc !
Lee : Tyrol ? Really.
Romo : He has all the right bona fides. I mean, he helped lead the resistance on New Caprica. He even stood up to Roslin and Adama during the whole tylium strike. He’s a man of the people! Grease under the fingernails. Fire in the heart. He’s a shoe-in.

Lee : A few months ago, maybe. He had some kind of breakdown after his wife’s death. Got demoted, dumped his union duties, and he got involved in Baltar’s cult. I’m afraid he’s too compromised.
Romo : We’re all compromised ! Those are our bona fides as human beings, if not political candidates.
Magnifique, fabuleux, exceptionnel. Il a tous les toupets, ce Romo. Je l'aime, oh, gros comme ça ! Il faut dire qu'il a les idées de sa folie et de son intelligence. Voyez donc que juste avant de proposer le Chief (le Chief président ! Ouarf, ouarf, ouarf !), il évoque la possibilité d'offrir le mandat suprême à...
Lee : An actor ?! For President !

Romo : We are essentially looking for an understudy, someone to play a role until our principle returns. Anyway, I always liked his movies.

A côté de ça, on a une version un peu étendue de la peignée que se mettent les deux vieux fous, là, à insulter leurs dames respectives. Pareil, kolossaleuh rigoladeuh tellement ils ont l'air couillons.
Et bien sûr, que font-ils après s'être mis sur la gueule ? Ben ils se congratulent sur leur détente. Tsss...
Adama : Do you know how many times I’ve had to repair this thing ?

Tigh : I suppose it’s my fault for letting you push me into it. Who do you think you are picking on a one-eyed man ? (lol !!!)
Adama : For a one-eyed man, you really have a hell of a punch. (Euh, comment te dire... CYLON !)
Tigh : Aaaaahh.
Adama : I think you loosened my bridge.
Tu n'as pas idée à quel point, pépé.














