Le blog de La Sorcière
 

311 : Player under pressure

Déjà, pour commencer, il est bon de préciser que cet épisode est celui qui devait être diffusé durant la saison 2 et qui ne l'a pas été à cause de la fusillade sur le campus de Virginia Tech.
Il a donc été repoussé à la saison 3, ce qui finalement, n'est pas plus mal étant donné la grève des scénaristes.
Cela explique notamment le chou-fleur capillaire de Hodgy.

En fait, étant un peu restée sur ma faim il y a deux semaines, je m'attendais à un épisode dans la même veine, sympa mais sans plus. Et ça partait pour. Sauf qu'au bout d'un moment, je me suis dit que même pour un épisode de Bones, c'était franchement dégueu.

D'abord, le cadavre du jour, retrouvé écrabouillé en accordéon sous les gradins d'une salle de basket, euh, beurk.

Ajoutez par-dessus une nichée de ratons car il est bien connu que les rats aiment faire leur nid dans les trucs pourris...

Et pour couronner le tout, mon Booth qui, c'est bien connu également, est au bord de tourner de l'oeil face à ce genre de tableaux.

Pauvre bichou.

Dans la foulée, nous avons droit à une toute nouvelle recette de milk-shake made in Hodgins. A base d'asticots.

Très honnêtement, j'ai cru que j'allais tourner de l'oeil. Et pourtant, je ne suis pas délicate, de ce côté-là.

(Pour être totalement honnête, j'ai carrément poussé des cris de dégoût. Iiiirk !)

J'allais oublier l'expérience charmante de Hodgins et Zack qui enroulent une dinde autour d'un crâne pour voir si celui-ci est bien écrasé comme celui de la victime, avec de la gelée dégueulasse à l'intérieur histoire de simuler la présence de matière grise.

CRAC.

Eeeeewwww !

Ca, c'est pour ce qui est de la dégueulasserie visible à l'oeil nu. Il y a pire. Il y a l'envers du décor du sport universitaire dépeint au fil de l'enquête. Et sur scène, tout n'est que jeunesse, santé, talent et pompom girls, dans les coulisses, ce n'est qu'un enchaînement de faits aussi glauques les uns que les autres.
J'ai presque commencé à trouver Bones casse-couille quand d'emblée, elle rend son jugement sur le monde du sport, traitant limite les sportifs et ceux qui les regardent d'hommes de Cromagnon à peine pubères, vexant terriblement Booth, lui-même athlète et grand fan de sport à la télé et qui ne demande pas mieux que de lui apprendre à marquer un panier.

(En fait, je crois surtout que j'en ai voulu à Bones de se montrer aussi indélicate vis-à-vis de lui qui est si gentil.)

Le fait est pourtant qu'il s'avère tour à tour que les jeunes athlètes sont manipulés par un homme d'affaires peu scrupuleux, entraînés par un coach mourant de s'être dopé, entourés de petites pouffes qu'ils s'échangent allègrement, bref, c'est infect, écoeurant, tout autant que les immondes tests menés au Jeffersonian par nos petits scientifiques afin de découvrir l'identité du meurtrier.

(J'en profite pour noter qu'Angela m'a fait mourir de rire avec sa vidéo cochonne... )

De tous les suspects potentiels (et Dieu sait qu'il y en avait), je n'avais pas un seul instant soupçonné l'ancienne gloire du basket, reconvertie dans la police pour cause de genoux flingués. Pauvre type, réduit à clopiner et à regarder tous ces jeunes de vingt ans sauter comme des cabris. Et qui chope sa petite fille chérie en train de faire une turlutte au petit génie de l'équipe, alors qu'elle est maquée avec un adorable remplaçant.

Il se mettrait bien une balle dans la tête, le malheureux, mais Bones parvient à l'en empêcher en glissant son doigt derrière la gâchette au moment où il s'apprête à se faire sauter la cervelle...

Pauvre Booth, aussi. Etre témoin de la déchéance d'une idole...

Bref, un épisode bien triste, bien glauque. Mais qui se finit par l'inévitable petit tête-à-tête. Non, Booth, tu n'es pas comme tous ces petits branleurs. Toi, tu te souviens du nom de la petite nana que tu as serrée caché sous les gradins quand tu avais leur âge...

(Et puis par la même occase, elle lui rend un petit peu ses couilles en disant que lui est un vrai guerrier, et puis point barre.)

Mais voui que vous êtes tout mimis, rah !

 

Humeur du jour

*respirer*

*continuer tranquillement son long monologue du jour comme si de rien n'était*

 

A mon avis...

... rien de tel que le dire directos, sans message subliminal.

 

Podcast 402 (ou 404) : Six of one

(C'est reparti pour les podcasts de tonton Ron Moore. Pour ceux qui ne connaissent pas le principe : pour chaque épisode, Ron Moore, le créateur de la série, enregistre un commentaire audio disponible pour tous et téléchargeable sur le site de SciFi US. Et moi, je les écoute et j'en concentre la substance pour mes petits lecteurs adorés.)

Vous l'avez peut-être su, mais Ronnie a eu quelques soucis de podcasts depuis le début de la saison. Moralité, on commence par Six of One... SciFi a également des soucis d'hébergement, ou autre machin chiant... Bref, je remettrai ça en ordre une fois que j'aurai tout.

En route !

Aaaaaah, ça fait du bien d'entendre la voix de notre Dieu, notre grand chamane, notre grand Illuminateur céleste !

Tiens, première chose amusante : Ron avait décidé que Roslin tenterait de tirer sur Kara mais que la sécurité serait encore enclenchée sur le flingue et que le coup ne partirait pas. Certains (notamment Mary) ont trouvé qu'elle aurait l'air d'une gogol.
C'est vrai que le coup de la sécurité, ça aurait un peu fait baisser la tension.
Le fait qu'elle la rate d'aussi près, estime Ron, ça ajoute une sorte de coup de pouce du destin qu'il cherchait justement à intégrer. Sans blague.

(Et les glaçons tournicotent dans le verre de Ronnie. Ca donne envie d'aller trinquer avec lui. Paraît qu'on risque d'entendre les mouflets cavaler dans la maison. Ah. Shoot them !)

C'est rigolo, on entend les hurlements de Katee derrière. Ron, vieux salaud, avoue que tu te régales.
Ron : You gotta kill meee !

Il se marre ! Je rêve...

(Ah, je crois que j'entends Madame descendre les escaliers. Monsieur tousse, il a ses allergies. Dans mes bras, mon mignon.)

Ce gros méchant explique que ce jour-même où il enregistre ce podcast, il a commencé à écrire *roulements de tambour* le script du dernier épisode.

Donc il s'agit bien de Natalie... cette Six aux cheveux pas trop blonds. Il paraît qu'il y avait une scène entière où Natalie et une Eight écoutaient religieusement l'hybride. Mais bon... snip snip, c'était trop long.

Ouarf. Ils voulaient mettre Kara dans la cellule de Caprica Six ! Catfight !
Ils ont renoncé parce que Kara se fait déjà flanquer par terre par Adama.

(Décidément, il adore entendre Katee hurler. Arf. Perv'.)

Interesting. Il laisse entendre que si les Cylons se prennent le chou de leur côté, c'est qu'à un moment où à un autre, cette intrigue va venir percuter celle du Galactica. Mmmmh... J'ai hâte de découvrir quand et comment.

(J'en profite pour remarquer que ça doit être de plus en plus difficile de parler de ces épisodes sans rien vendre de la suite. Ca doit être pour ça qu'il parle de plus en plus de ce qu'il pensait faire puis a abandonné. C'est plus simple que d'interpréter des scènes qui doivent être laissées à l'interprétation du spectateur.)

Excellent ! Ron raconte qu'il était à Disneyland (the happiest place in the world) et qu'en sortant de Star Tours (hinhinhin), il a eu une révélation, a appelé Michael Angeli et lui a dit que ce serait génial qu'avant de partir, Lee bien beurré partage un moment avec son père qui lui ferait comprendre, tout alcoolisé qu'il est, que Lee serait un jour rappelé par le cockpit en cas d'alerte. (Et j'ai toujours pensé que s'il y a une bataille finale, Lee sera à bord d'un viper. En même temps, je ne vois pas pourquoi on aurait encore droit à des scènes de dogfight. Mais c'est intéressant.)
De manière amusante, Ron s'est coupé lui-même au montage. Mais je pense que ce n'est pas un hasard s'il mentionne ça aujourd'hui.

Oui, c'est clair qu'on a remarqué qu'Adama a tendance à chercher des réponses au fond de la bouteille, ces derniers temps. Manquerait plus qu'il plonge dans la pochtronerie, tiens, on aurait les cuisses propres.

J'aime beaucoup la manière qu'a Ron de parler de la relation des deux vieux qui se connaissent si parfaitement, qui se respectent tellement, qui s'aiment tellement (même s'ils n'arrivent pas encore - c'est lui qui le dit ! - à mettre des mots dessus) et qui arrivent quand même, à moins que ce ne soit à cause de cela, à se sauter à la gorge s'il y a la moindre occasion de le faire. C'est complexe, triste et émouvant. Pauvres vioques. Sont cuits.
Comme Ron le fait très justement remarquer, vous vous rendez compte le temps qu'il aura fallu pour en arriver à cette scène ? A une telle intimité ? De la part de deux personnages qui se serrent la main du bout des doigts dans la minisérie. Wow.
Pour les acteurs, c'est le pied, car ils connaissent maintenant tellement bien leurs personnages...

Hé hé, je ne suis pas étonnée que Ron dise que Kara était supposée faire allusion à ses précédents séjours derrière les barreaux. Je le savais. Je crois que je l'ai même écrit dans ma review.
Selon Ron, c'est amusant de voir Lee "habiter" son costard avec un naturel qu'il n'a jamais eu en uniforme. C'est pas faux. Je m'étais fait la réflexion qu'il semblait beaucoup plus à l'aise là-dedans, lui qui était si raide, dans sa tenue de soldat. Logique. Il est enfin libre.

Ah ! Ron reconnaît que bon, Lee/Dualla/Sam/Kara, c'était pas toujours super bien gaulé (je crois qu'il n'a jamais vraiment trouvé le mariage de Lee à la hauteur de ce qu'il pensait faire), mais bon, il trouve que la scène d'adieux est bien parce qu'il était hors de question de faire comme s'il ne s'était rien passé. Ca fait partie de la série, qu'il dit. Et il voulait qu'il y ait des adieux entre eux.
Et puis il reconnaît que c'est très risqué de faire sortir Lee de son uniforme, mais il est fier que la série ose prendre une telle décision. Même s'il sait que ça ne plaira pas à tout le monde. Cependant, il nous promet que ça va donner une super intrigue, pour Lee. Et que c'est cette décision qui portera toute l'histoire de Lee dans la dernière saison. Hinhin.

Tiens... Chief devait inspecter le viper de Kara et y trouver une mystérieuse inscription. Ils ont laissé tomber mais ils y ont pensé. Gnééé ?
Et Helo ne devait pas partir avec Kara ? Et c'est la chaîne qui a demandé à ce que Helo ait plus de boulot. Ron s'est alors rendu compte qu'effectivement, ce personnage qu'il adore n'avait pas été beaucoup sur le devant de la scène. Et donc il a décidé d'envoyer Helo à bord du Demetrius...

Et comme toujours... "Goodnight and good luck !"

(Moi, je vais aller donner le biberon à mes troupes.)

 

Beuhâââhâââ !

L'excellente ProgGrrl de Galactica Sitrep (qui est moi en bien mieux, plus gentille et plus pro) a posté des extraits d'une interview de Terry Moore (alias l'inimitable Mrs Ron) qui évoque l'après-BSG pour elle et sa petite famille.

C'est ici, et ça vaut le détour.
Pauvre Ronnie. Ca doit être terrible de voir son chef d'oeuvre arriver bientôt à son terme.

(Sinon, j'ai attaqué les podcasts. Mgni.)

 

Réplique du jour

"I love a new puppy. That last one was delicious. Very tender."

(Dr Gregory House, House MD)

 

412 : Don't ever change

Ultime. J'ai tellement hurlé de rire devant cet épisode que la mamie est même venue voir ce qui m'arrivait.
Ah, ce vieux House, qu'est-ce qu'il se prend, dans cet épisode ! Et à juste titre. Ptain, mais qu'est-ce qu'on s'en branle que les gens changent ou pas, oh ! Pète un coup, mon vieux Greg, décoince, quoi !

Ah ça, forcément, ça ne lui plaît pas des masses, l'idée que son Wilson, sa victime de prédilection, son pov' petit malheureux à lui qu'il a, aille se faire martyriser par quelqu'un d'autre que lui, grand tortionnaire devant l'éternel.

House : I give it two months.
Wilson: Hundred bucks.
House : It's not really fair. You're not objective. But I'm all about the teaching...
Wilson : We're at four months.

C'est le début de l'obsession du jour, pour House. Plus encore que trouver la réponse à la maladie mystère de sa patiente, il faut qu'il comprenne ce qui se passe dans la tête de Wilson.
Du coup, il ne lui faut pas longtemps pour claudiquer de toute la vitesse dont est capable sa pauvre patte jusqu'à chez la coupable qu'il espère sans doute trouver en train d'aiguiser son grand couteau. Pââââs du tout !
A mon grand plaisir, Amber va rentrer dans son jeu avec une aisance remarquable. Elle ne m'a jamais autant plu que depuis qu'elle a tombé la blouse blanche, celle-là. J'ai l'impression de la découvrir sous un nouveau jour. J'ai même eu l'impression de découvrir son visage.

Amber : So... am I in this for you ? Or am I in this for him ?

Ah ah ah. Terrible question. Et au fond, qu'est-ce que House préférerait ? Que Wiwi soit avec elle parce qu'elle est sincère, auquel cas, et merde, je me suis planté. Ou préfère-t-il qu'elle le fasse pour se venger, auquel cas ouéééé, je gagne, mais Wiwi va déprimer à mort...

C'est chauuuud. Et Amber entretient l'ambiguïté avec la rouerie qu'on lui connaît. C'est fou que ce face-à-face n'arrive que maintenant. Après toutes les scènes qu'ils ont déjà partagées. Si House ouvrait un peu les yeux, il comprendrait que le boulot n'est pas dans la balance. Mais voilà, c'est beaucoup plus drôle et beaucoup plus simple de se dire que c'est pour ça qu'elle se tape Wilson. Quel égocentrique, quand même. Ca dépasse l'entendement.

A part ça, nous avons une patiente du jour. Roz, 38 ans, juive hassidique, et qui s'est écroulée à son mariage au moment où on la jettait en l'air sur une chaise. (Hum.)

On se dépêche de remercier le Ciel, Allah, Yahvé et tous les autres que Wiwi et Amber aient été outés au même moment parce qu'on imagine aisément le chapelet que House nous aurait sorti sur ces braves gens s'il avait eu la tête totalement à leur affaire.
Echantillon :

House : Hasidic women marry young so they can start pushing out little hassidlings.

Voilà, merci, au revoir.
Monsieur le jeune marié cavale jusque chez Cuddy pour changer de médecin parce que, comment dire, House soupçonne un peu sa jeune épouse d'être suicidaire, et puis si elle n'est pas suicidaire, ma foi, ça doit être qu'elle est à moitié cinglée. A moins qu'elle ne soit totalement cinglée, ou droguée, ou maso.

Ils sont d'ailleurs très mimis, les petits juifs. Franchement, la méga-leçon qu'ils mettent en pleine tête à Taub et Thirteen, c'est génial. On aurait bien aimé les trouver complètement ridicules avec leurs coutumes à la mords-moi, eh ben pas du tout.
Une fois de plus, House est là où on ne l'attend pas et ça fait drôlement plaisir.

Enfin, disons que House-le-personnage est exactement où on l'attend, lui. Traquant impitoyablement le jeune et heureux couple parti déjeuner en amoureux.

Et pendant que madame est en train de claquer le serveur pour qu'il les place enfin, à force de s'écouter parler, House fait enfin cette terrible découverte : Amber, en fait, c'est lui.

House : Wait a second. This isn't just about the sex. You like her personality. You like that she's conniving. You like that she has no regard for consequences. You like that she can humiliate someone if it serves… oh my god. You're sleeping with me.

Enorme.

Que faire, dans ces cas-là ? Ben rien. Se tirer. Honteusement.

*regarde sa montre*

Trois saisons et demie pour en arriver là. Ptain, House, mon vieux, tu es un rapide, y a pas à dire. Quelle fulgurance.
Faut quand même pas sortir de Saint Cyr pour se rendre compte que si Jimmy s'appelait Jenny, ça ferait un couple sacrément heureux. Hein ? Ce serait-y pas trop mignon...

Et mon House de continuer à guetter tout ce petit monde derrière ses rideaux comme une vieille commère pendant que les Kids s'escriment à essayer de cracher un diagnostic potable... House, House, House, tu es impossible.

(Mais incroyablement beau. )

D'ailleurs, Wilson se montre beaucoup plus intelligent et philosophe que lui, dans l'affaire. (Normal, il vient de Vénus, lui, pour sûr.)

Wilson : Why not date you ? It's brilliant ! We've known eacht other for years, we've put up with all kinds of crap from each other and we keep coming back. We're a couple !

(Manque plus que la fumée qui sort des naseaux, la langue fourchue et les petites cornes et c'est bon... )

House : She's a needy version of me.
Wilson : Hard to imagine such a mythical creature.

Mais attention ! Quand on s'appelle House, on a de l'argument ! Prochaine étape : demander à Cuddy de coucher avec Wilson pour détourner son attention ! Ahahah, c'est pas un plan d'enfer, ça ???
Dommage que Cuddy le renvoie à ses pâtés de sable en lui tapotant gentiment la tête.

Cuddy : You'll never lose your friend, House. You're the long-distance runner of neediness.

C'est clair ! Mais est-ce qu'il se rend compte à quel point il est pathétique de jalousie et de possessivité ??? (Demande celle qui est exactement pareille et que même c'est pour ça qu'elle essaye de ne pas avoir d'amis... )

Bref, j'ai été très amusée de voir quand même Cuddy aller faire sa petite leçon à Wilson qui m'a une fois de plus fait exploser par sa magnifique répartie. La meilleure réplique de l'épisode, on la lui doit, je crois.

Cuddy : Are you sure she doesn't wanna just take you back to her lair, hang you upside down, and deposit her eggs in you ?
Wilson : Excellent disguise, House !

Enfin bref, pour faire court : tout le monde désapprouve. Y compris le très gentil Kutner qui aurait bien aimé inviter Amber à boire un verre. J'en profite pour caser que j'adore ce personnage. Il est en permanence à côté de la plaque, avec son air d'ahuri qui semble toujours se réveiller de sa sieste, mais il nous sort des métaphores à tomber et il arrive à éviter un paquet de pièges dans lesquels Taub et Thirteen ont tendance à sauter à pieds joints.
A surveiller, ce petit Kutner. Il est bien plus futé qu'il n'en a l'air. Et comme je le trouve très mignon, ça ne gâche strictement rien.

En parlant de Riri, Fifi et Loulou, excellent le coup de la Thirteen qui se fait vampiriser par Foreman façon House. Et cette abrutie qui ne moufte même pas pour se défendre quand celui-ci, un peu au pif, lui fait comprendre que si elle veut être bi, pas de souci, il s'en tape.

Vous voyez bien qu'elle est complètement demeurée, cette pauvre fille !

Et puis alors, se rendre compte que la patiente tombe dans les vapes chaque fois qu'elle la met debout, pareil, c'est trop pour sa cervelle de piaf. Mon Dieu, on se demande vraiment ce qu'elle fout là...

D'un coup, presque on aimerait que House la remplace par Amber...

House : Solve this case and the job is yours.

Sauf que non.

Amber : All my life, I thought that I had to choose between love and respect. And I chose respect. And with Wilson, I know what it's like to have both.

Et j'adore ce tout petit moment, lorsqu'elle s'en va... Elle se retourne, tente un diagnostic, se plante, mais House reconnaît l'effort.

House : You've changed.
Amber : I hope so.

Et là, ils échangent un sourire imperceptible...

Excellentissime. Ptain, à eux deux, ils pourraient faire de la vie de Wilson un enfer tel qu'il ne le soupçonne même pas !

Pour en revenir à Roz, notre patiente dont le corps fait tout l'envers de ce qu'il devrait faire (à savoir geler quand on monte la température et tomber dans les pommes quand on la met debout), ça devient désespéré, son affaire. Mais comme elle s'accroche à ses croyances toutes récentes, elle qui quelques mois plus tôt était encore productrice de musique et héroïnomane, elle refuse tout examen supplémentaire pour célébrer au moins un chabbat avec son mari.
J'adore la solution de Chase. C'est tout à fait lui, ce petit côté romantique et un poil imposteur.



Voilà comment exceptionnellement, ce jour-là, le soleil va se coucher avec quelques heures d'avance, avec la bénédiction de Yonatan, le mari de Roz, qui accepte de jouer le jeu, lui pourtant si attaché à ses coutumes. De toute évidence, il l'est encore plus à sa femme qu'il n'a pourtant rencontré que trois fois avant de l'épouser.

Et puis bien sûr, House le pensif percute.

Mettant Roz debout, il l'empoigne solidement par le côté...

Prouvant ainsi que la malheureuse a un petit souci de rein flottant légèrement décroché par le jeté de chaise. Hum. *ne pas rire*

Renvoyant la patiente à ses radios, il lance un mutin : "You do it both ways, right ?" à cette dinde de Thirteen dont le regard de bête traquée en dit long.

Mais qu'elle est bêêêête !

(Perso, je ne pourrais pas m'empêcher non plus de la faire tourner en bourrique... Ah tu te veux te la jouer mystérieuse ? Té, prends ça, pauvre sotte !)

Pour finir, House décide de se montrer raisonnable. Enfin si on veut.

House : I've decided you could do worse then a female proxy for me.

Gné tout  ?





Wilson : Are you being… self-sacrificing ?
House : I'll sacrifice a lab rat, I'll sacrifice a fly, I'll sacrifice $200 on a mudder at Monmouth Park. I don't sacrifice self. Shabbat shalom, Wilson.
Wilson : Shabbat shalom, House.

Attendez... tout ça pour ça ???
Mais on croit rêver !
De toute façon, on a quand même à faire à deux belles mules.
Ah, tout serait tellement plus simple si c'étaient deux meufs.
Nan ?

En tout cas, je meurs d'impatience de savoir ce que ça va donner, Amber et Wilson. Je les trouve super bien assortis, curieusement. Parole de cutthroat bitch.

Et puis je suis plus que jamais sous le charme de notre héros.

Bon, ça y est ! Fin prête pour la suite ! *se fait craquer les doigts un à un*
Vous n'avez plus qu'à prier pour que le Dark Side soit dispo demain.

 

Humeur du jour

Apparemment, il faut quand même vraiment que je me calme...

 

Ah non !

Alors que je suis en train de mettre lentement le classement des bogoss 2008 sur pied ??? Sûrement pas !

 

411 : Frozen

Question : combien House va-t-il laisser passer de femmes belles et intéressantes dans cette saison avant de s'en choper une ? Ca commence à faire beaucoup. Une copine par épisode ou presque.
Cela dit, y a un certain progrès. A 14 000 kilomètres de distance, il baisse quand même son froc devant celle-là.

On a donc une patiente du jour que c'est Mira Sorvino et qu'elle travaille comme psy dans une station de recherches au Pôle Sud. Après avoir sauvé un de ses co-détenus, fauché par une pale d'éolienne dans une grande giclée de sang ("Oh, regarde, le sang y gèle" s'amuse le Dark Side. C'est drôle, un Dark Side.), la voilà qui se tord de douleur dans la neige.

Evidemment, l'hosto le plus proche est genre sur la planète voisine et il paraît qu'il manque quelques doigts aux manchots pour qu'ils puissent opérer correctement. Hop, hop, dépêchons mon House qui n'a rien d'autre à foutre que pleurnicher parce qu'on a coupé le câble dans la chambre de "Coma Guy". Comme il raffole des psys, il est donc ravi de s'en taper une petite tranche pour le déjeuner. Ca nous vaudra cette réplique formidable de Wilson : "Never before has a profession been so decried by someone who needed it so badly."

De manière fort amusante et jouissive, cette lointaine personne se montre d'emblée très spirituelle et l'assaisonne tellement bien qu'à une vitesse qu'on peut qualifier d'ahurissante, son altesse congédie ses domestiques, ne gardant que Foreman pour chasser les mouches avec le grand éventail en plumes d'autruche.
C'est plus commode pour annoncer à la patiente via la webcam que si elle a des petites douleurs, c'est peut-être parce qu'elle a une vie sexuelle débridée.
Que nenni, mon bon House.

House : Let me guess : you're as pure as the driven snow.
Cate : Only if the snow likes to be on top.

Et hop !

Se met donc en place un étonnant duo entre cette patiente exceptionnelle de kaskouyisme et House... qui est comme d'hab, il faut bien le dire. Même si pour une fois, curieusement, il a bien du mal à dissimuler sa fascination pour son cas du jour. Certes, les conditions très roots, ça aide. Et puis le fait qu'elle ait un cran pas possible, ça aide aussi. Voilà comment la voyant s'étrangler de l'autre côté de l'écran, il se met à lui gueuler que son poumon est en train de collapser et qu'il faut qu'elle s'enfonce une bonne grosse seringue là-dedans sinon adieu, madame.

Impressionnant.

Cache ta joie, pépé.

Moralité, tout ça n'a plus grand-chose à voir avec un calcul rénal, comme House le soupçonnait au début. Changement de cap toute, cette fois, on soupçonne un cancer. Ca tombe bien, à part un vague équipement de radio, Cate n'a strictement rien sous la main pour déceler une possible tumeur. Allez hop, à poil tout le monde, et palpation de toute la surface pour être sûr.
Pour rendre la chose plus agréable, House a sorti le pop-corn, les lumières tamisées et Marvin Gaye.
Sauf qu'avant de tomber le haut, le bas et le reste, la dame de ses pensées réclame à faire le tour du propriétaire. Dommage. Fallait pas.

Cate : Do you drink two or three scotches before passing out in front of the TV ?

Uh uh.

Et comme ça n'a pas l'air de le calmer, elle lui demande de se foutre à poil aussi. (Ca valait le coup d'essayer.)

Cate : You'd rather show me your soul than your leg. (Joliiii !)
House : Great, you've got me all figured out. Are you going to try and fix me now ?
Cate : I never said you needed fixing.

Wow... C'est quand même cool quand de temps en temps, il croise quelqu'un qui peut lui rabattre son grand caquet pendant plus de dix secondes. Celle-là a le double mérite d'être à l'autre bout de la Terre. House a donc tout loisir de craquer pour elle. Si elle était dans une chambre de l'hosto, il est fort probable qu'il ne serait même pas encore venu la voir. Hein, Wilson ?

Foreman : He's annoyed by her, doesn't respect her as a doctor, constantly insults her.
Wilson : That's House's version of courtship.
Foreman : Oh, god, he's been wooing me for years !

Wilson appelé à la rescousse, en bon oncologue, et qui va être le témoin de la scandaleuse séance de drague de House à l'égard de sa patiente, obligée de s'enfoncer une grosse aiguille dans le bide pour analyser une grosseur suspecte.

House : You ok ?
Cate : Yeah.

C'est sûr que ça choque. Pas le genre de House de s'enquérir du bien-être de ses patients. En plus, celle-là est bien couillue, juste comme il aime. Et puis elle lui fait de la résistance. Rah, House, il adore. Ca devient donc de plus en plus difficile de nier qu'il est très intéressé.

Comme la meilleure défense, c'est l'attaque, House se met à enquêter vigoureusement sur les belles chemises et les escapades de Wilson. Oui. Wilson fréquente, pas de doute. Et comme il n'a pas l'air disposer à en parler, c'est forcément qu'il y a une couille là-dessous. Alors après l'avoir semé une fois en partant en courant (éventé mais redoutablement efficace), après avoir éludé au maximum, il ne reste plus que les armes de destruction massive.

Wilson : Why am I here ?
House : Because I want to ask you about your girlfriend. I must know who she is, or you'd have told me her name.
Wilson : She doesn't have a name. It's some sort of birth defect.
House : There's only about 12 people we both know (CYLONS !!!). I can't remember five of their names, so we're down to Cuddy, your ex-wives…
Wilson : Your mama.

Il est particulièrement drôle de se rendre compte qu'alors que House tente de remonter la piste de l'amoureuse inconnue, Wilson, lui, commence à fourrer son très long nez dans les petites affaires de coeur de son meilleur copain. C'est quand même un peu chelou. D'autant que Cate s'intéresse aussi à la relation entre House et son Wiwi.

Cate : You are responsible, nice, human. And yet you're House's best friend.
Wilson : Hold there. It makes you think that he's secretly nicer than he seems.
Cate : It makes me think that you're secretly less nice than you seem.

Hé hé hé. Moi, ça fait environ deux saisons que je dis ça. Que Wilson adoooore vivre par procuration les petites méchancetés de House, que c'est sa manière à lui de se dévergonder. Au fond, il tire un plaisir de ouf à la proximité de cet ours mal léché. Ptit vicelard, va !

Wilson : No wonder he likes you.

Eh oui. House l'aime vraiment bien. D'ailleurs, il se retrouve chez lui, avec elle, sans chemise, sans pantalon. Ca, c'est sûr que sa jambe, elle ne la verra pas. Mais quand même.

Et c'est l'occasion de papoter un max. Moi, ça me rappelle ces conversations avec des gens qu'on connaît peu mais qu'on aimerait connaître plus, et durant lesquelles, parfois, on se dit : "Et si ?"

House : Everyone is miserable. It won't change because people don't change.
Cate : You want to believe that because then you're freed for any responsability for your misery.
House : Oh shut up. Getting enough of this with Wilson.
Cate : And yet you keep hanging out with hilm. And from what I hear, you have spent more time with me than with any other patient.

House : Sorry bout that.

Attention, il ne faut pas l'approcher de trop près. Il est farouche, l'animal. Même si la menace est sise à 14 000 kilomètres de ses précieuses petites fesses d'estropié. *soupir*
Entre nous, dans la foulée, la menace n'est pas très en forme. D'ailleurs, la menace tombe dans le coma. Et l'effarouché n'a pas la moindre idée d'où ça peut venir.

Allez hop, on met à contribution la victime éolienne qui va lever son verre à la santé de la malade. Un verre bien rempli de son urine. Une manière comme une autre de déceler un problème de cerveau compressé ou je ne sais quoi. Et comme ce brave garçon ne montre guère de résistance, House intervient.

House : Wait a second. You're in love with her.

Oh yes he is. Cool et pas cool. Cool parce que House sait maintenant qu'il va pouvoir lui faire faire tout ce qu'il veut pour la sauver. Pas cool parce que... ben vous savez, quoi.
Le spectacle continue donc pour notre mauvais sujet qui se régale.

House : Milk, milk, lemonade.

Et lorsqu'il s'avère que le dernier recours pour tenter de la sauver est de lui percer un trou dans le crâne, il récupère toute sa remarquable force de persuasion pour convaincre Roméo que tout ira bien.

House : I am not going yo let you hurt her, ok ? Please. It's her only chance.

Sous les yeux stupéfaits de Foreman qui ne l'a sans doute jamais vu aussi inquiet.

Mais qui se garde bien de la ramener.
C'est ainsi que le prince charmant réveille Blanche Neige après lui avoir fait péter le casque.

Mais on ne sait toujours pas ce qui est à l'origine des symptômes.

Ce qui m'amène tout naturellement à nos petits branlouzes nouvellement embauchés.
Alors ceux-là, on peut dire que par moments, sont pas futés. Les voilà pendant tout l'épisode à tenter de faire revenir le câble dans la chambre du comateux. Alors qu'il aurait été si simple de dire : "Monsieur House, chef, allez vous faire mettre. Amitiés, Riri, Fifi et Loulou."

D'autant que... c'était exactement ce qu'Oncle Picsou attendait. Qu'ils l'envoient péter, nom d'un louis d'or.

(Scène monstrueuse où ce gentil niais de Kutner sort : "I love you" à House. J'en pleure encore de rire... )

Bref, résultat de tout ça, lorsque House envoie bouler Kutner parce qu'il a soi-disant sorti un diagnostic ridicule, notre petit mignon lui sort un superbe et ferme "NON". Et c'est là que House percute qu'effectivement, il n'a pas vu Cate toute nue. Tout niamoureux qu'il est, il l'a laissée garder ses chaussettes pendant... enfin, pendant, quoi.

Sa nouvelle copine n'a en effet rien senti à cause du froid, mais elle s'est cassé un orteil, et toute cette bonne moelle osseuse répandue dans son sang, ça a foutu un bordel monstre.

Reste plus qu'à réduire la fracture, ce dont Roméo s'acquitte avec une facilité déconcertante. Après avoir bu sa pisse et percé un trou dans son crâne, c'est de la rigolade. Avec un peu de chance, lui aussi va pouvoir la voir toute nue.

Mon pauvre House, tu l'as encore une fois dans l'os. Si je puis m'exprimer ainsi.

Mais attention ! Ce n'est pas fini ! House a encore moyen de se faire plaisir avant la fin de la journée. Et ce en suivant Wiwi jusqu'à son mystérieux rencard.

Wilson : Damn, I thought I lost you when I walked backwards through my own footprints in the snow !

Te voilà confondu, Wilson ! Tu es fait comme un rat. Rends-toi.

Wilson : Did you ever considered being happy for me ?
House : Briefly.

Et là, ze méga-claque que je me la serais prise en pleine tête si un de mes gentils lecteurs ne m'avaient pas adorablement spoilée. La copine de Wiwi, c'est...

Uh oh !

Crénom d'une mule. C'est quand même exceptionnel. Pas une seconde de répit, dans cet épisode (si ce n'est les passages avec Cameron, pas trop à son avantage). Passionnant de voir les deux lascars tout excités de constater que l'autre a un coeur ET une possible vie amoureuse. Et surtout, surtout, il faut absolument être aux premières loges pour en être témoin, sinon, c'est pas drôle. On sent encore venir un point d'orgue monstrueux autour de leur relation. Et ce sera dans le prochain épisode, bien sûr.
Drôle d'amitié où l'un et l'autre ne peuvent s'empêcher d'aller regarder d'un petit peu plus près ce qui se passe dans le pantalon de l'autre. Un peu de jalousie, un peu d'envie... c'est vraiment une relation passionnée qui unit ces deux-là, mais surtout, il ne faut pas qu'ils le sachent, alors chuuuut.

(Je précise que passionnée n'est pas forcément synonyme de plumard, hein. En amitié aussi, ça existe... )

A part ça, ah ah ah, je connais quelqu'un qui va avoir refait tout son retard à temps !

 

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