Le blog de La Sorcière
 

Trois saisons un quart en huit minutes trente...

Pour les "Bubulles" comme Labell'A, voici de quoi se rafraîchir un peu la mémoire en prévision du 4 avril.

Le même genre de vidéo avait été faite pour les trois premières saisons de Lost et c'était franchement drôle. Donc même si comme moi vous connaissez la série par coeur, foncez. Un peu comme la voix off, quoi.

 

Dr Who confidential 303

C'est vraiment tout à fait agréable de regarder ce genre de chose, surtout quand ça suit un épisode qu'on a beaucoup aimé. Et j'adore voir les acteurs en dehors de leur personnage, c'est très intéressant...

Donc pour cet épisode, évidemment, on parle beaucoup des effets spéciaux. Et je plains un petit peu le pauvre David qui a dû passer des heures suspendu les pieds dans le vide, et se laisser tomber un nombre incalculable de fois sur le toit d'une fausse voiture.

Je plains aussi le malheureux qui joue Brannigan et qui a dû débarquer à trois ou quatre heures du mat' pour qu'on le transforme en matou.

A ce sujet, David raconte d'ailleurs à quel point c'est bizarre de débarquer à six ou sept heures du mat', de rencontrer le gars avec sa tête de chat, de jouer avec lui toute la journée, de répéter la chose pendant plusieurs jours, de partir le soir en le laissant au démaquillage, puis, à la fin du tournage, de le voir enfin sans son makeup ! Effectivement, je n'y avais pas pensé, mais ça doit être hyper-troublant.

Ensuite, le truc qui m'a fait mourir de rire... David (encore lui) raconte qu'il n'est pas très fan d'animaux domestiques, mais que comme il devait tourner une scène avec les chatons, il a décidé de faire connaissance avec eux...

Et finalement tout le monde se marre parce qu'il n'a pas arrêté de jouer avec eux, surtout un, apparemment.

Et puis je vais vous dire, ils s'attardent un peu sur la relation du Docteur et de Martha qui commence à s'approfondir, et on nous rebalance des scènes avec Rose pour dire que voilà, le Docteur il est quand même bien amoché...

... ben ça m'a fait vraiment tout bizarre, snif...

Heureusement qu'entre temps, je me suis vraiment attachée à Ten, sinon, je n'aurais pas pu continuer la série. C'est quand même osé de faire une saison avec un acteur, puis la suivante avec un autre, et dans la troisième de changer d'actrice principale. Beaucoup d'autres séries n'y auraient jamais survécu...

 

Humeur du jour

Quinze heures plus tard, la Sorcière percute.

L'Ave Maria de Schubert, c'est LE Ave Maria !!!

Et je sais chanter ça, moi ? Où est mon parachute ?

 

Réplique du jour

"They survive... they always survive when I loose everything..."

(The Doctor, Doctor Who)

 

J-35

J'adore. Même s'il y a une grosse tache sur la photo.
Adama et le CIC Band.
Très bon le Helo qui trône au milieu, tel la valeur sûre, alors que les deux mouflets assis ont l'air de réserver quelques petites surprises de leur cru...
Quant à Saul, il donne le change, mais bon... Ca s'annonce quand même très compliqué, son affaire.

 

303 : Gridlock

C'est marrant, plus j'y pense, plus je me rends compte que j'ai énormément aimé cet épisode. Beaucoup beaucoup. Les épisodes qui vous restent en tête pendant de longs jours et dont on a l'impression qu'ils continuent à faire effet longtemps après le générique de fin, c'est vraiment génial.
J'adore le fait que Doctor Who se permette de nous faire la leçon comme ça, mais seulement si on se pose deux secondes la question. Du coup, c'est pas moralisateur pour un sou, et pourtant, plus ça va et plus ça fait culpabiliser un max.

Bref, here we go.

Première question : on peut savoir ce qu'elle fout encore là ???

"Only one trip", qu'il avait dit, l'autre empaffé !

Ah ben oui, mais finalement, par galanterie, il l'emmènerait bien faire un autre voyage dans le futur. Un dans le passé, un dans le futur, c'est quand même mieux.
Mon cul, oui !

Inutile de dire que Martha est enchantée de ne pas rentrer tout de suite chez elle.

Et qu'elle s'empresse de lui demander si on peut pas aller faire un tour sur Gallifrey, juste pour voir. Ce à quoi l'animal lui répond sur le mode badin que non, chère enfant, il y a bien mieux à voir que Gallifrey, Gallifrey, ce ne serait pas drôle pour lui, vu que c'est sa planète natale, blablabla. Bref, il ment comme un arracheur de dents. Ca l'arrange bien de se faire croire dix secondes que sa planète existe encore.
Les voilà donc en route pour New Earth en l'an cinquante milliards cinquante trois (ça ne s'invente pas).
Ce goujat-là trouve quand même le moyen de caser qu'il connaît bien l'endroit vu qu'"ils" y ont fait une petite virée récemment.

Martha : When you say last time, was that... you and Rose ? (Oui, et même que c'était leur voyage de noce !)
The Doctor : Um. Yeah, yeah, it was, yeah. (Wow, quel argument percutant, Docteur.)
Martha : You're taking me to the same planets that you took her ? (Oups.)
The Doctor : What's wrong with that ? (J'hallucine.)
Martha : Nothing. Ever heard the word rebound ?

Vous voyez ? C'est pour ça que j'aime bien Martha. Elle a une putain de répartie quand elle se bouge un peu le cul (qu'elle a fort joliment rond).

Enfin, de toute façon, sitôt arrivés la Martha se fait enlever par un couple de jeunots qui ont besoin d'un troisième pour emprunter la voie rapide de l'Autoroute. Co-voiturage oblige.

Cela nous vaut le premier "MARTHAAAAA !" du Docteur. Je suppute que ce ne sera pas le dernier.
Force est de constater en effet que le Docteur y tient, à ses petits singes. Et je le soupçonne de commencer à s'attacher à celui-ci. En tout cas, c'est mignon de voir à quel point il se sent coupable d'avoir entraîné Martha là-dedans. D'autant que quand il décide qu'il va faire quelque chose, il y va. Quitte à risquer son étroite petite couenne. Donc de foncer sur l'Autoroute blindée de bagnoles ultra-polluantes où des poumons humains ne peuvent pas tenir plus de trois secondes.

Je vais vous dire, quand on vient d'acheter une voiture, ça calme. Ca calme net, même. Cette vision d'enfer ma glacée jusqu'à l'os. J'adore ces incursions terrifiantes dans le futur, pour moi, c'est l'essence même du show : nous faire trembler à l'idée de ce qu'on est en train de devenir. C'est tout simplement vertigineux. Et très triste.

Et la chose nous réserve encore de nombreuses surprises.
En effet, on se rend vite compte que quand on entre sur cette Autoroute, on y reste pendant de longues, longues années avant de pouvoir en sortir. C'est étouffant, flippant. Le Docteur a quand même la chance de se faire recueillir par un super brave type, Brannigan, et sa femme.

(Excellent, ce personnage.)

Ainsi que leurs enfants.

Han. C'est tellement mimi que des petites larmes me sont montées aux yeux.

(Oh mon Dieu, la tête qu'il fait avec les petits chats, je pourrais le manger tout cru tellement il est mignon !)

Bref, Brannigan et sa femme sont là depuis douze ans, entassés dans leur boîte de conserve en espérant un jour pouvoir revoir la lumière du soleil. Et ce qui m'a bouleversée, c'est de découvrir que dans cet isolement désespérant, une petite communauté s'est créée entre ces naufragés de la route, communiquant par radio, et surtout, surtout... s'unissant de temps en temps pour entonner leur hymne d'espoir... J'ai failli en chialer pour de bon. D'ailleurs, Martha ne se gêne pas pour le faire.

Une telle solitude au milieu d'une telle foule, c'est redoutablement contemporain et vrai. Ca fout le frisson. C'est vraiment un grand moment.
Et qui va mettre un grand coup de pied là-dedans ? Le Docteur bien sûr.

Autre chose remarquable, dans cet épisode : l'action, et les effets spéciaux. La petite course de voiture en voiture du Docteur, j'ai adoré. C'est super bien foutu, et lui, dans ce genre d'exercice, il est juste excellent, avec son physique de spaghetti et son petit costard bien serré.

Go, Ten, go !

Dans sa course folle pour retrouver Martha, le Docteur tombe sur une vieille connaissance, Novice Hame, la même rencontrée dans l'épisode New Earth. Et celle-ci lui fait un assez sale plan.

Hop, voilà mon Docteur téléporté dans le Sénat de la cité pour y découvrir que tout le monde y est mort depuis 24 ans, victime d'une drogue appelée "Bliss".

Brrrrr... Moralité, les seuls survivants sont ceux de l'Autoroute, qui sans le savoir, tournent en rond là-dessous dans un espace totalement fermé... pour leur bien.

Et qui veille sur ce petit monde et les maintient en vie ? Face of Boe...

Face of Boe qui ne veut pas mourir sans rendre la liberté à tous ces gens, condamnés à rester sous terre pendant cent ans pour cause de quarantaine.

The Face Of Boe : Save them doctor, save them.

Aaaaw...

Cette scène où la lumière se fait enfin sur l'Autoroute est sublime...

Magnifique.

Bref, New New York a enfin retrouvé la vie, par contre, pauvre Face of Boe est sur le point de casser sa pipe, et comme promis, il va enfin révéler son secret.

The Face of Boe : I have seen so much, perhaps too much. I am the last of my kind. As you are the last of yours, Doctor.
The Doctor: That's why we have to survive. Both of us. Don't go.
The Face of Boe : I must, but know this, Time Lord : you are not alone.

Okéééééé !

Ah ah ah, j'adore quand ce brave Ten nage en plein déni, c'est fabuleux. Il est tellement humain, par moments, qu'on se demande ce qu'il a foutu pendant neuf cents ans. Ca lui ferait pas de mal de s'allonger sur un canapé et de parler de sa mère, de temps en temps, à celui-là, et y aurait du boulot !

(Je pense que ce "hug" était un petit peu superflu et surtout prématuré, mais bon.)

Bref. Face of Boe rend l'âme en révélant ce terrible secret (que j'avais un peu senti venir, pour tout dire). Et malgré ma grande expérience en matière de série de SF, je m'émerveille toujours de voir qu'on arrive à nous faire pleurer la mort de ce genre de personnage complètement improbable. Sérieux.

Ten a cette chance qu'il a quand même ramassé quelqu'un qui va peut-être être capable de lui mettre quelques coups de pied au cul. Et heureusement, d'ailleurs, qu'elle pique sa petite crise parce que sinon, elle serait définitivement pathétique.

The Doctor : Alright. Are you staying ?
Martha : Until you talk to me properly, yes. He said... last of your kind... What does that mean ?
The Doctor : It really doesn't matter.
Martha : You don't talk ! You never say ! Why not ?

(Et après un long, très long moment... )

The Doctor : I lied to you, cos I liked it. I could pretend, just for a bit, I could imagine they were still alive underneath the burnt orange sky. I'm not just a Time Lord. I'm the last of the Time Lords. The Face of Boe was wrong, there's no one else.
Martha : What happened ?
The Doctor : There was a war, a time war. The Last Great Time War. My people fought a race called the Daleks for the sake of all creation, and they lost. We lost. Everyone lost. They're all gone now, my family, my friends, even that sky. Oh, you should have seen it, that old planet. The second sun would rise in the south and the mountains would shine. The leaves on the trees were silver and when they caught the light every morning, it looked like a forest on fire...

Eh ben voilà... Maintenant, le partenariat de Martha et du Docteur peut vraiment commencer... Maintenant qu'elle n'est plus en sursis, maintenant qu'elle est au jus, ça va pouvoir bosser correctement.

Je suis quand même très très curieuse de savoir qui est l'autre rescapé... un autre Time Lord en vadrouille ? Eeeeeenteresting.

 

Humeur du jour

"Oui, bonjour, Mlle La Sorcière. Je vous appelle pour vous dire que votre garage sera à votre disposition dès demain après-midi !"

(Et maintenant, apprendre à ranger la voiture là-dedans. )

 

Ahimè !!!

J'vous explique : là, je monte mon humeur du jour... et en cherchant la capture dans la rubrique Heroes, je tombe sur....

CECI n'est PAS mon Docteur à moi ! C'est un FAUX !

(Malheureusement, les oreilles semblent être d'origine... )

 

FIGHT ! FIGHT ! FIGHT !

Je ne vous cache pas que quand je suis allée la faire encadrer, celle-là (ainsi que sa petite soeur que je vous montrerai sous peu), on m'a regardée un peu de travers.

La dame : Bon euh, alors sur le reçu, je marque "affiche propagande".
Moi : Oui, enfin, vous savez, c'est un truc de fiction, hein ? Je ne suis pas en train de mettre en place ma propre dictature. (Quoique...)
La dame, visiblement soulagée : Ah, bon ! Je rajoute "fiction", alors !

Arf !

 

Réplique du jour

"Shiny ! Let's be bad guys !"

(Jayne Cobb, Serenity)

 

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