Le blog de La Sorcière
 

[Californication] 101 : Pilot

Allez, j'ai besoin de me changer les idées, ce soir, et je suis sûre que vous en avez marre 1) d'attendre ma review de House qui ne vient pas 2) d'attendre ma review de Doctor Who qui ne vient pas 3) de bouffer du BSG à toutes les sauces. Eh bien moi aussi, alors ce soir, j'oublie tout ça et je vous parle un peu de Californication dont j'ai regardé les trois premiers épisodes pendant mes vacances.

A vrai dire, jusqu'à présent, ce qui m'avait le plus retenue de regarder cette série, c'était son titre. J'aime beaucoup les Red Hot Chili Peppers et je trouve ça un peu Vahiné c'est gonflé de reprendre le titre d'une de leurs chansons. Je sais que ça a fait pas mal de remous et ma foi... voilà, quoi.
Je suis sûre qu'il y aurait eu moyen de trouver aussi bien et plus original, mais je me souviens d'avoir lu il y a environ douze ans de ça que le groupe préféré de David Duchovny était les Red Hot... ceci explique peut-être un peu cela.

En parlant du Ducho, donc... fichtre ! A voir l'homme aussi à l'aise dans la peau d'un écrivain paumé et en pleine traversée du désert, on a presque envie de se demander où s'arrête la réalité et où commence la fiction... il est tellement plus vrai que nature que c'est troublant. Je l'ai aperçu producteur-exécutif et ça m'a laissée pensive.

Quoi qu'il en soit, il excelle littéralement et la série ne ressemblerait à rien sans lui. Il a un charme complètement ravageur avec sa voix languissante de Mulder ivrogne et shooté. Vraiment, les personnages dépressifs, ça lui va très joliment au teint.

Avec ça, des seconds rôles aux petits oignons, une bande-son jouissive, des dialogues dégueulant de vulgarité, de la mamelle et du cuissot à revendre, nom d'une pipe, c'est très divertissant, tout ça.

Tout commence par un songe. Hank Moody, car c'est son nom, se rêve à l'église, monologuant avec Dieu et négociant un regain d'inspiration. Il est écrivain et c'est la panne sèche.

Eh bien ce n'est pas encore cette fois qu'il va être exaucé puisque c'est une bonne soeur un peu chaude de la cornette qui vient lui proposer une tout autre activité.

Sister : What about a blowjob ?
Hank : A blowjob from you ?
Sister : Well something tells me it's not gonna suck itself, Hank.
Hank : Sweet baby Jesus... Hank is going to hell.

Voilà, on est tout de suite à l'aise.
C'est donc sous ce jour plutôt léger qu'on découvre notre héros. Un pur connard assumé. Et le pire, c'est qu'être un connard, ça l'éclate. Parce que c'est visiblement la seule chose où il excelle, présentement. Alors tant qu'à faire, autant l'être pour de vrai et attirer un maximum d'attention de cette manière, hostile, de préférence.

Autour de ce connard gravitent donc quelques personnages tout à fait sympathiques. Son ex, d'abord, qui m'a furieusement tapé dans l'oeil. Alors elle, elle est lumineuse. Totalement pas à sa place dans la ville putassière et superficielle qu'est L.A., pièce rapportée qu'elle est.
Cette brave dame n'a d'ex que le titre puisque visiblement, elle n'en a pas tout à fait terminé avec Moody qui tronche tout ce qui passe mais ne renonce pas à récupérer madame la mère de sa fille.

D'ailleurs, elle pourrait l'envoyer péter définitivement. Elle ne le fait pas. Conclusion ?

La fille, donc. Alors là, pareil. Personnage grandiose. Douze ans, cynique, perspicace, jette sur son père des regards remplis de mansuétude lorsqu'elle ne se fait pas ramener de ses bringues par la peau du cou. Il y a entre le père et la fille une relation qui s'annonce passionnante. Difficile avec un paternel pareil de ne pas être tentée de glisser sur la même pente, de goûter aux mêmes erreurs. Difficile aussi de ne pas faire un rejet face à tant de connerie. A douze ans, quand on est encore gosse, pas facile de trancher.
D'ailleurs, l'enthousiasme de Hank qui la soupçonne d'être lesbienne (?!) est très révélateur. Il n'a pas envie qu'elle suive son exemple, mais ne peut pas s'empêcher de faire étalage de ses petites affaires.

Bonne surprise également, Evan Handler. Alors lui, il est partout. Autrefois improbable époux de Charlotte York dans Sex and the city, le voilà agent de Hank. Et une fois de plus, il est plus que parfait. Tout auréolé d'une classe inédite. Forcément, à côté de l'autre qui se vautre en permanence dans sa muflerie, Harry Goldenblatt et ses fesses à l'air sur des canapés blancs, c'est la délicatesse incarnée.
Bref, l'agent, il s'amuse de voir son client et ami faire le con. Ca le désole, mais qu'est-ce qu'il est drôle, hein.

Et c'est aussi le confident.

Hank : I'm fine. I'm disgusted with my life and myself but I'm not unhappy about that.

Et puis alors... alors là... comment dire ? Si comme moi vous avez été étudiant dans les années 90, vous avez difficilement pu louper la série "Une nounou d'enfer". Ca fait quinze ans qu'on se tape les rediffs, alors avec un peu de chance, vous aurez reconnu la petiote toute mignonne avec ses anglaises, là, la benjamine de la famille. En tout cas, moi, je l'ai tout de suite identifiée. Alors je peux vous dire que la voir balancer ses nibards sous le nez de notre héros, ça m'a fait un choc, limite "oh my God, je ne PEUX PAS voir ça, elle a neuf ans !!!".
J'ai juste eu le temps de l'apercevoir en train de mettre deux pains à Hank ce qui m'a fait exploser de rire.

(Lui aussi, visiblement, ce qui le rend hyper craquant, en passant.)

Et bien sûr, cette jeune fille à la cuisse légère n'est autre que la fille du nouveau mec de sa nana. Et elle a seize ans.

Ah ben voilà, même quand il n'essaye pas, il se fout dans la merde !

Pour finir, j'ai trouvé très belle la dernière scène. Il y a de la grâce, là-dedans. Et "Rocket Man". Ca aide.

Espérons que Hank Moody ne remplira pas trop vite le vide de sa vie et le vide de sa page blanche. Ce serait trop dommage...

 

A suivre...

La suite de mes divagations sur BSG... c'est en 2009 et c'est  !

 

Pas grand-chose à voir avec les séries...

... mais quand le Père Noël de la Sibérie décide que j'ai besoin de prendre un bain, il choisit bien les petits produits à mettre dedans.

(Comprendra qui pourra... )

Tous ces petits produits viennent de chez Lush, et je vous les recommande chaudement.
Bravo, le Père Noël du nord !

 

Réplique du jour

"Sweetie, we're crooks. If everything were right, we'd be in jail."

(Hoban Washburn, Firefly)

 

Humeur du jour

Vous excuserez ce qui s'annonce comme une journée très peu productive.

Signé : la Sorcière, vaincue par KO par une crève récidivante doublée d'une fièvre de cheval et de médocs assez forts pour assommer un troupeau de mammouths.
Eh ben elle va quand même aller bosser ! *applause*

 

Bonus saison 4.1 : le Voyage

Bon, ben je ne vous cache pas que j'ai bien failli en chialer, moi, en regardant ce petit reportage sur la fin du voyage. Déjà, forcément, dès l'intro...

Gloups !

Ensuite, à regarder ce petit documentaire, on sent vraiment qu'on arrive au bout. Que les acteurs sont prêts à rendre leur tablier, d'autant qu'à l'époque où ça a été filmé, il y a un an, c'était la grève qui arrivait, et chacun redoutait de partir pour toujours, que la série soit décapitée par la grogne des scénaristes. Alors ils ont presque déjà fait leurs adieux à la série. Ca m'a fendu le coeur.

Avec ça, quelques passages du Comic Con de cette année. Regardez-moi ça comme ils sont beaux, tous, là. Rah.

Ron, notre Dieu à tous, nous dit donc qu'effectivement, comme ils avaient fini de tourner la première partie de la saison juste avant la grève, il était question que la série s'arrête là, et que ça aurait été drôlement ballot. "They got to Earth and it was really bad. The end ! Thank you !"
Arf.
Non mais imaginez dix secondes que la série se soit arrêtée là !!!

Mon petit doigt me dit qu'ils ont quand même trouvé le moyen de tourner l'épisode 11 avant la grève. Je vous en reparle après le "jump". ;)

Et donc, ce petit documentaire nous donne l'occasion de voir tous nos lascars sur le tournage et en lecture. A faire les idiots. Ben c'est touchant, très émouvant.

Ah, mon mari, donc. Enfin, bientôt, hein, je vous tiens au courant. Mon mari et son ravissant petit accent de jouvencelle britannique. Qu'il est mimi.

En plus, une chemise rouge. Il a envie de me plaire aujourd'hui, dites donc !
Donc, mon mari (qui est encore plus beau avec ses vrais cheveux d'une couleur tout à fait indéfinissable) nous raconte qu'il est bien content que son personnage revienne un peu à ses origines de la saison 1, à se frotter à la présidente et à la politique. C'est clair que c'est un chouette grand écart pour un acteur. Mon mari est content.

Tout le monde y va d'ailleurs de son petit commentaire. C'est vraiment sympa de les voir hors de leurs personnages.

Notre brave Michael Hogan parle un peu de son personnage, de son évolution. Et comment il ne voulait pas que le colonel Tigh se retrouve sur New Caprica. Un peu chiant, le monsieur. Jamais d'accord. Faire de Saul un cylon ? NAN ! Aller sur New Caprica ? NAN ! Finalement, il a bien été obligé de s'exécuter et il y a vécu ses plus grands moments d'acteur. La prison, la résistance, Ellen. Ah, quel bonheur qu'il y soit allé !

Au cours du tournage, on a aussi l'occasion de mettre des têtes sur les nombreux noms qu'on voit défiler à l'écran. Et chacun a l'occasion de dire quel est son personnage préféré. Ca faisait longtemps, par exemple, que je n'avais pas vu la tronche de Michael Rymer, sans doute le meilleur réalisateur de la série. Je ne l'aurais JAMAIS reconnu, ce gaillard, avec ses cheveux et sans ses lunettes !

Et puis forcément, ça part dans la nostalgie. Comme je le disais au début, tous se préparent à la fin. Une fin avant la fin. Mon coeur s'est terriblement serré en voyant Leah Cairns faire signer une tête de centurion à toute l'équipe.

Pareil lorsque Jamie, très ému, dit que c'est peut-être la fin. Et qu'on sent qu'il est à deux doigts de se mettre à chialer.

Dépité, le Jamie. Ca fait vraiment drôle de le voir comme ça quand on a l'habitude de le voir jouer à avoir cette tête-là.

Alessandro Juliani qui en rajoute encore une couche, souligne qu'il sait qu'il vient peut-être de tourner sa dernière scène avec tel ou tel acteur, que c'est peut-être la dernière fois qu'il prononce certaines paroles.

Alessandro : Is this the last time I say "Dradis" ?

Et puis quelques séquences des acteurs, sur "Terre"...

Et la photo de groupe.

Donc si vous voulez avoir mon avis sur la suite des évènements et ce qui nous attend d'ici une quinzaine de jours, cliquez en dessous.

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Humeur du jour

Collants... check. Doudoune... check. Mitaines... check. Bonnet en peau de yak... check. Chaussettes de ski... check. Il faut bien ça (et une folle envie de jouer les greluches) pour aller faire du shopping cet aprem. Il fait -72 !

 

Réplique du jour

"I suppose we should tiptoe around like schoolchildren so our parents don't catch us doing it ? I feel like I'm 12 again !"

(Edie Brit, Desperate housewives)

 

Prada ? Et pourquoi pas Gucci, tant qu'on y est ???

 

Scènes coupées 410 (Revelations)

(La review de Revelations... elle est passée par ici et elle repassera par... ben ici.)

C'est léger léger, côté scènes coupées, pour ce final de mi-saison. Je suis presque déçue. Il y a quelques petites scènes, mais très courtes. Au final, j'imagine qu'il vaut mieux se réjouir que les créateurs aient pu faire rentrer tout ce qu'ils voulaient dans leur format habituel. En général, c'est plutôt bon signe. Trop de déchets, ça veut souvent dire des coupures un peu brutales.

On commence avec Adama qui nous fait un coup pas possible. Aussitôt D'Anna descendue du raptor et annonçant ses doléances, le voilà qui déclame sur un ton sans appel que ça va joliment chier dans le ventilo, ma bonne dame !

Adama : I’m going to tell you how this works. I’m going to take a hostage. I’m going to hammer size 9 nails into your Cylon hide, until you tell me who the Four are.

En l'entendant procéder de la sorte, je me suis vraiment dit qu'il était temps qu'on nous l'envoie à la maison de retraite. Il nous ferait zigouiller tout le monde, avec ses caprices !
Heureusement que monsieur le président est là pour s'interposer. Ce petit face-à-face est fabuleux. Genre, hé pépé, va donc manger ta compote de quatre heures, moi, je m'occupe du reste.

Lee : Admiral. A word.

Adama : We’ll never have the four Cylons.
Lee : Never. But we need room to maneuver. So I’m asking you to back my play, the way you would Roslin’s.

Et puis difficile d'ignorer à quel point ils se ressemblent, tous les deux. C'est impressionnant. Lee en costard et le vieux en pilote. Ptain... PTAIN !

Pendant ce temps, D'Anna joue à cache-toaster. A mourir de rire.

Tiens, en parlant de Tory. Non mais alors, celle-là, je vous jure, elle est pas croyable ! Comment qu'elle vend ses petits frères, juste du dé-lire !

D’Anna : So why haven’t the others come ? I’ve given them every opportunity.
Tory : Tigh’s loyalty will always be to the fleet. We have to use that. We may need to threaten to kill a hostage to get him to come around. But if he comes, so will the others.

De l'autre côté, il faut bien le dire, Baltar et la vieille s'emmerdent à cent sous de l'heure. Heureusement que D'Anna se met à poutrer de l'otage, parce qu'on voit bien que Roslin, elle en a plein le cul des délires du prophète à deux balles.

Baltar : I was thinking. If the Final Four are all in the fleet, then the Fifth might already be here. Could be you.
Roslin : Pouarf. (en gros)
Baltar : Could be me. It could really be me.
Roslin : You can’t. If you were the Fifth Cylon, you’d be with Tory at the controls right now taking us to Earth.

Arf. C'est moi ou ça lui a fichu un méchant coup, que son assistante en soit ?

Autre duo un poil bancal, celui de Dualla (qui a enfin deux lignes de dialogue, champagne !) et de ce vieux Saul, en phase avancée de décomposition.

Tigh : The Old Man’s gambling the entire fleet on this frakked up plan !
Dualla : What else can he do ? Hand over Earth in exchange for our people ? They’d rather die. So would the President.
Tigh : Yeah, better to die than to betray the uniform.

Voilà donc quand Saul percute qu'il est dans la merde et qu'il n'y a pas d'issue possible pour lui. C'est sans doute à cet instant qu'il décide d'aller tout dire au vieux.

Pour finir, une petite scène où Gaius tente le blabla divin qui marche si bien sur ses groupies auprès de D'Anna. Ca aurait pu marcher. Mais non.

Gaius : Oh D’Anna. Do you really believe that God brought you back from the darkness for this, to perpetuate the cycle of Cylon-human violence ? Maybe he brought you back for a different purpose, to end this peacefully. And you could be a peace broker, to end this.

Joli, mais inefficace.

Voilà, c'est tout pour les scènes coupées de la première partie de la saison 4. Ce fut bien sympa. Maintenant, on attend la suite. Avec impatience et... fébrilité. Pour le moins.

 

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